Qui sommes nous ?

mercredi 19 janvier 2011
par  udas
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Convaincus qu’il est indispensable de s’organiser pour lutter face à toutes les attaques idéologiques que nous subissions, nous ne nous retrouvons pas dans les grands syndicats de l’éducation.

Les attaques sont graves et multiples, et nous en partageons parfois l’analyse avec les autres syndicats : remise en cause du droit de grève, suppression de la carte scolaires, nouveaux programmes iniques, heures de soutien ahurissantes pour les élèves les plus en difficulté, interdiction des demi-journées d’information syndicales sur le temps de classe, nouvelles conditions de représentativité, mise en place des EPEP, chasse aux sans-papier. Le tout dans un contexte politique ultra-libéral, (même si depuis la crise économique, les pertes sont nationalisées) qui bafoue de plus en plus la répartition des richesses, et par là l’égalité des chances à l’école.

Sauf que :

- nous ne pensons pas que des grèves de 24 h à répétition soient d’une quelque efficacité. Au contraire, elles diluent sur l’année le pouvoir de contestation.

- nous ne pensons pas qu’un syndicat doit être géré par des déchargés qui deviennent des professionnels du syndicalisme. Le syndicat est pour nous le lieu de la réflexion collective, d’échanges et de confrontations de nos pratiques pédagogiques, de nos pratiques de luttes de terrain.

- nous pensons qu’il est essentiel de mettre en cohérence luttes syndicales et pratiques pédagogiques. Comme disait un certain Célestin Freinet, on ne peut pas être militant pédagogique sans être militant politique, et inversement.

- notre pédagogie de tous les jours est étroitement liée à la conception que nous avons du citoyen en devenir qu’est l’enfant : un citoyen créatif, doté de sens critique, capable d’argumenter et de faire des choix, suffisamment libre et conscient de ce dont il est capable, sachant analyser le réel et agir pour construire son avenir.

- nous portons de manière prioritaire certaines revendications, ou certaines pratiques : défense des petites structures (que ce soit en ville, ou à la campagne), des directions collégiales, prise en compte des enfants en souffrance à l’école.

- si nous pouvons paraître corporatistes, au vu de notre simple existence dans le premier degré, nous travaillons et luttons en réseau, dans les collectifs, dans des associations, avec tous ceux qui, en dehors de l’école, exigent une politique répondant aux besoins sociaux basée sur le partage du travail et des richesses.