Communiqué de presse / Commission disciplinaire Erwan REDON

vendredi 28 août 2009
par  udas
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Au printemps 2006, l’inspecteur d’académie des Bouches du Rhône diligente une procédure disciplinaire à mon encontre pour faute professionnelle. Elle n’aura pas lieu.

En décembre 2006, puis au printemps 2009, l’inspecteur d’académie m’interdit successivement un départ en classe de neige puis en classe verte, arguant de la mise en danger des enfants. Mais il me laisse randonner et prendre le train avec les enfants de ma classe.

Le 7 juillet 2009 l’inspecteur d’académie décide de me convoquer devant une commission pour "insuffisance professionnelle", cherchant donc à me licencier, seule sanction possible pour ce genre de commission. Alors qu’une forte mobilisation a lieu à l’extéreur, face à une défense opiniâtre, l’inspecteur renvoie tous les vices de forme vers le juge. Puis il finit par prononcer le non lieu en annonçant la fin de cette commission. Le soir du 7 juillet il annonce à l’afp une nouvelle commission pour fin aout.
Cela signifie une troisième commission, pendant les vacances (droit pour tous depuis 1936)

Le 27 aout j’apprends de source syndicale qu’une commission pour "faute professionnelle" aura lieu à 15h. Etant en vacances, ce dont pouvait se douter l’inspecteur d’académie, président de la commission de discipline, je n’ai reçu aucune convocation et je n’ai pu consulter mon dossier. Outre une échelle de sanction je risque aussi la révocation, une sorte de licenciement sans droit...

Les représentants du personnel des syndicats snuipp-fsu, snudi-fo et se-unsa constatant mon absence ainsi que celle de mes défenseurs refusent alors de siéger.

Cet acte fort dont je les remercie nous permet de revenir dans le cadre du droit nécessaire pour aborder sereinement des questions de fond.

Si l’inspecteur d’académie, malgré tout, poursuivait sa démarche, nous rappelons qu’il n’y a aucun caractère d’urgence à relancer une commission, après m’avoir laissé "mettre en danger les enfants " durant l’année 2008 2009. En outre un délai de rigueur de 15 jours est la règle pour que l’accusé puisse recevoir sa convocation et consulter son dossier.

Il n’en reste pas moins que face à cet acharnement je demande avec mes défenseurs l’annulation de toutes poursuites disciplinaires.

Depuis 2004, je réaffirme mon refus de mettre en danger les enfants en refusant d’appliquer les modalités d’inspection, les modalités des évaluations nationales, la mise en place de la Base Elèves et de l’aide personnalisée ( à la place des RASED) et plus récemment je me suis associé aux mouvements des enseignants en résistance.

Erwan Redon, Marseille le 28 aout 2009.

site du comité de soutien / http://soutienerwanredon.org


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