Mouvement : maîtrise-t-on encore quelque chose ?

dimanche 4 juin 2017
par  udas
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Cette année encore, la CAPD « Première phase du mouvement » , prévue le 2/06 a été reportée. Pourquoi ? Comment ? Récit des coulisses du mouvement :
La CAPD avait initialement été prévue le 30/05, afin d’avancer les opérations et d’assurer les affectations de la deuxième phase et de la phase dite « manuelle » à chacun avant le départ en congés. Finalement, à l’ouverture du serveur, elle fut reportée au 2/06.
Exceptionnellement, cette année, les délégués du personnel ont reçu les documents du mouvement tôt, pratiquement dans le délai officiel de 2 semaines, soit le 22 mai. Ces documents, qui comportent les vœux des 2200 participants, les candidats pour chaque poste classés par barème et les affectations prévues, sont totalement invérifiables dès lors qu’un candidat est affecté par vœu de zone. Or, les vœux de zone se sont multipliés, tantôt bonifiés, tantôt exclus des bonifications…. Un vrai casse-tête ! Bref, nos vérifications manuelles sont en bonne partie aléatoires.

Mercredi 31/05, le SNUIPP a trouvé des oublis de postes ainsi que des « erreurs » dans les bonifications appliquées à quelques collègues : elles s’appliquaient sur certains vœux et pas sur d’autres, ne respectant pas les pratiques de l’année précédente. Il a donc demandé à refaire tourner la machine après avoir effectué les modifications car il est impossible de faire les « chaînes » manuellement, toujours à cause des vœux de zone. Pour le PAS, il ne s’agit pas d’erreurs mais de bizarreries qui doivent certainement pouvoir être expliquées en CAPD puisque de toutes manières, l’application des bonifications sur les vœux dépend de l’avis du médecin et de l’assistante sociale. Jeudi 1er juin à 17h, nous recevons le 2ème projet de mouvement, un peu tard pour le vérifier pour le lendemain (accessoirement, ça change l’affectation d’environ 130 collègues affectés, par vœu de zone pour la plupart). Le SNUIPP estime que toutes les « erreurs » signalées n’ont pas été corrigées et refuse de siéger, entraînant avec lui FO, le Sgen et le SE-Unsa.

Finalement, le projet n°2 semble conforme à toutes les règles… si bien qu’il n’y en aura vraisemblablement pas de 3ème… et nous siégerons mardi 6/06, avec 4 jours de retard mais les mêmes affectations !

Comment en est-on arrivé là ?
La méfiance est de mise… et pour cause :

1) D’une part, le logiciel utilisé est totalement obsolète et l’algorithme utilisé pour les affectations par vœu de zone est aberrant, inconnu et incompréhensible par tous y compris par l’administration, mais inchangeable : il affecte le plus fort barème sur le poste le moins désiré mais personne ne sait comment sont déterminés les postes du plus « désiré » au moins « désiré ».
Or, les vœux de zone se sont multipliés :
En effet, la bonification de « rapprochement de conjoint » n’est valable que sur le vœu de zone concerné et s’il est placé en premier vœu.
Par ailleurs, nous déplorons comme toujours l’obligation de faire 5 vœux de zone sur 30 pour les collègues à titre provisoire (mieux vaudrait sans doute être affecté à titre provisoire plutôt qu’à titre définitif quand il s’agit d’un poste non choisi).
De plus en plus de collègues sont prêts à obtenir n’importe quel poste pour être près de chez eux et donc font de nombreux vœux de zone.

2) D’autre part, le logiciel est tellement inadapté aux règles actuelles que beaucoup d’opérations doivent être faites manuellement pour contrer des automatismes du logiciel. En conséquence, les risques d’erreurs sont multipliés.

3) Enfin, le volume d’informations traitées rend toute correction manuelle postérieure impossible. Avec 90 vœux précis c’était possible, avec les vœux de zone ça ne l’est plus.

On a créé un outil censé alléger la tâche des administratifs et garantir une plus grande équité et transparence mais c’est devenu un carcan qui crée des absurdités : affectation d’un enseignant sur son 30ème vœu (son 5ème vœu de zone) alors qu’il bénéficie d’une bonification de 50 points mais qu’elle n’a pas été appliquée sur ses vœux de zone ; affectation d’un enseignant sur le poste qu’il avait justement demandé à perdre car cause de son arrêt de travail ; affectation par vœu de zone sur un poste non voulu alors que ce poste était demandé en vœu précis par d’autres collègues…

Que reste-t-il de l’humanité qui devrait présider à des affectations ayant de véritables conséquences sur la vie quotidienne des enseignants ? Elle est reléguée…
Administratifs et délégués du personnels sont réduits à être les mécaniciens au service d’une machine. On nous promet – depuis plusieurs années - un nouveau logiciel dans 2 ou 3 ans. Mais comment peut-on encore rêver qu’un logiciel fasse mieux que nous ?

Cécile Duchasténier le 4/06/17


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