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Ce dossier s'articule
en deux parties.
- La première
présente les pratiques de l'inspection dans différentes
académies, et malgré des textes ministériels
'nationaux', les déclinaisons locales sont remarquables
: des pratiques ancestrales ou novatrices, du bon vieux classique
qui a fait ses preuves ou de l'expérimentation
on
n'inspecte pas de la même façon ici ou là,
et les orientations d'un Inspecteur d'Académie peuvent
modifier considérablement la donne.
- La seconde
présente des analyses, réflexions, rapport sur l'inspection,
coup de gueule, page mémoire de nos anciens (un peu d'histoire
ne nuit pas, surtout quand elle est encore d'actualité
)
lettre refus d'inspection et un peu d'humour pour terminer
Ce dossier,
même s'il est volumineux, n'est évidemment pas exhaustif
ni clos et je vous invite à faire part de vos expériences
et avis qui alimenteront la seconde partie d'une édition
ultérieure ou complémentaire.
D'autres dossiers
sont visible sur ce site à l'onglet " dossiers ",
rubrique " outils syndicaux ", chapitre " juridique
"
Il n'est pas recommandé de le dire d'une traite, ni de A
à Z. Le sommaire automatique vous facilitera la tâche,
si le sujet vous intéresse. Chaque article de ce dossier
est accessible directement en cliquant sur le titre ou sosu titre
en bleu dans le sommaire.
Merci de signaler
tout ce qui peut améliorer ce dossier.
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Sommaire
------------------------------------------------------------
1ERE PARTIE -----------------------------------------------------------
AC-REIMS
: NOTE D'INFORMATION SUR LA GESTION DES ENSEIGNANTS DES ECOLES
GESTION
DES CARRIERES
La Titularisation
L'avancement
Mutations
Les spécialisations
LA FORMATION CONTINUE DES ENSEIGNANTS DES ECOLES
L'INSPECTION
AC-TOULOUSE
: CIRCONSCRIPTION D'ESPALION
L'INSPECTION
INDIVIDUELLE
LES FINALITES
LES MODALITES
AC-ORLEANS-TOURS
: CIRCONSCRIPTION DE LE BLANC
1.
Préparation de l'inspection
2. Phase d'observation dans la classe
3. L'entretien
4. Le rapport
5. Inspection des directeurs(trices)
6. Inspection des membres du RASED
AC-LILLE
: TOURCOING
NOTE
DE SERVICE N° 2 : L'INSPECTION
EVALUATION - SUIVI DES ELEVES
L'ENTRETIEN
AC-AIX-MARSEILLE
: DEPARTEMENT DES HAUTES ALPES
EVALUATION
DES ENSEIGNANTS ET DES EQUIPES D'ECOLES / CIRCULAIRE DEPARTEMENTALE
- 25 MAI 2004 -
1. La notation est déconnectée
des visites de classe
2. Une approche collective principalement tournée
vers l'évaluation
3. Une approche individuelle comportant une
dimension de contrôle
4. Les situations particulières
GRILLE DE NOTATION EN VIGUEUR DEPUIS LE 1ER
SEPTEMBRE 2002
Paroles d'instit : " Hautes Alpes : une
inspection "pédagogique" ?
AC-CRETEIL
: CIRCONSCRIPTION DE DAMMARIE-LES-LYS :
ÉVALUATION
DU PERSONNEL
Évaluation Psychologues
Évaluation maître E
Évaluation maître G
DEPARTEMENT
65 : L'INSPECTION
VADEMECUM
DEPARTEMENTAL RELATIF AUX MODALITES D'INSPECTION
I/ prévenir
II) La visite d'école
III) L'inspection individuelle :
IV) L'entretien individuel
LA
NOTATION
ACTUALITÉ
JURIDIQUE - FONCTION PUBLIQUE
NOTATION EN ISERE
POUR
EN SAVOIR PLUS
VADE-MECUM
ET QUI SAIT TOUT ?
AUTRES LIENS
------------------------------------------------------------ 2EME
PARTIE -----------------------------------------------------------
AC-REIMS : CRDP
LES
REFLEXIONS D'UN GROUPE D'INSPECTEURS DE L'ÉDUCATION NATIONALE
DE LA MARNE
Le
métier d'inspecteur
Des pratiques d'inspection
Les systèmes et leur évaluation
Pratiques d'enseignement
Administration
LES
PRATIQUES D'INSPECTION DANS L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE : DISCOURS CROISES
D'INSPECTEURS ET D'INSPECTES
> RESUME
> VERSION LONGUE
- Les pratiques d'inspection des IEN (l'IEN-psychologue,
l'IEN-patron, l'IEN-pragmatique, l'IEN-régulateur)
- Les enseignants et l'inspection (le candide,
le favorable, l'aigri, le sceptique, le proche de l'IEN, l'opposant)
- Discours croisés sur l'inspection
- Comparaisons liminaires
- Avantages et inconvénients de l'inspection
RAPPORT
SUR RAPPORTS
Le
dispositif choisi
1. Réflexions générales
après le travail en groupes :
2. Étude des rapports :
3. Élargissement de la réflexion,
perspectives
Références : à la situation
pédagogiques, à l'entretien.
RAPPORT
MONTEIL : PROPOSITIONS POUR UNE NOUVELLE APPROCHE DE L'EVALUATION
DES ENSEIGNANTS
I-L'évaluation
: quelques constats
II-L'evaluation : d'une approche individuelle
à un enrichissement collectif.
III-L'évaluation : trois propositions
liées
IV. Pour conclure
PUBLICATION
MENSUELLE
N° 41
NOV-DÉCEMBRE
1948
Problèmes
de l'Inspection Scolaire
COUP
DE GUEULE : INSPECTEUR LA TERREUR
INSPECTION
ET REFUS D'INSPECTION : 2ND DEGRE
OBJET
: REFUS D'INSPECTION
RAPPORT
D'INSPECTÉ
------------------------------------------------------------ 1ère
partie -------------------------------------------------------------
ac-reims
: Note d'information sur la gestion des enseignants des écoles
Rédigée tout spécialement à l'attention
des nouveaux professeurs des écoles
ACADEMIE DE
REIMS
Inspection académique des ARDENNES - 2ème division
GESTION DES
CARRIERES :
- TITULARISATION
- AVANCEMENT - MUTATION - SPECIALISATIONS
- LA FORMATION
CONTINUE DES ENSEIGNANTS DES ECOLES
- L'INSPECTION
Le service de
la 2ème division - 1er bureau de l'Inspection Académique
des Ardennes gère les instituteurs et
professeurs des écoles dès leur entrée en formation
ou nomination en qualité de stagiaire pour les professeurs
des écoles jusqu'à leur départ à la
retraite.
LES TEXTES ESSENTIELS
:
Textes généraux
concernant le statut général du fonctionnaire :
La loi n° 83.634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations
des fonctionnaires : définit la position du fonctionnaire
vis à vis de son administration : ses droits et libertés
mais également ses obligations
La loi n° 84.16 du 11 janvier 1984 : constitue le titre II du
statut général du fonctionnaire : l'accès à
la fonction - les carrières - les différentes positions
d'activité et de non activité - la notation - l'avancement
- la mutation - etc.
Décret n°94.874 du 7 octobre 1994 relatif au statut des
personnels stagiaires.
Textes particuliers
concernant le corps des professeurs des écoles
Décret modifié n° 90.680 du 1er août 1990
: concernant le statut particulier des professeurs des écoles
L'arrêté du 2 octobre 1991 modifié et la note
de service n°93.149 du 9 mars 1993 : formation initiale et conditions
de délivrance du diplôme de professeur des écoles.
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Gestion des
carrières
Les corps
d'instituteurs et professeurs des écoles sont gérés
au niveau départemental. Dans le cadre d'une
déconcentration, les Inspecteurs d'Académie, directeurs
des services départementaux de l'Education Nationale,
prennent les décisions relatives à la gestion de
ces personnels. Seuls quelques décisions relèvent
encore du Ministre de l'Education Nationale, de l'enseignement
supérieur et de la recherche(certains détachements
et mises à disposition).
Les décisions des Inspecteurs d'Académie sont prises
après consultation de la commissions paritaire commune
aux corps des instituteurs et des professeurs des écoles
qui comprend des représentants de l'administration (Inspecteurs
de l'Education Nationale pour l'essentiel) et des représentants
des personnels élus. Ceci
pour tous les actes importants de gestion : avancement, mutations,
positions statutaires, affaires disciplinaires etc.
Les personnels sont informés des actes de gestion soit
par note personnelle, soit par l'intermédiaire du bulletin
départemental de l'Education Nationale
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La Titularisation
Il s'agit
d'un acte important qui, après validation du stage de professeur
des écoles, confère aux personnels la
qualité de fonctionnaire titulaire. Elle intervient normalement
un an après la nomination en qualité de stagiaire
sauf dans les cas suivants :
- prolongation de stage prise par décision du jury chargé
de délivrer le diplôme supérieur de professeur
des
écoles
- nomination en qualité de stagiaire sur un poste du terrain
avant formation à l'IUFM.
Deux opérations
de gestion accompagnent la titularisation : le reclassement et
la validation de services
auxiliaires antérieurs à la nomination en qualité
de stagiaire.
Le reclassement : en application d'un texte de base, soit le décret
n°51.1423 du 5 décembre 1951 qui permet la prise en
compte de services antérieurs à la titularisation
(en dehors des services de stagiaire) pour l'avancement dans le
corps des professeurs des écoles. Tel est le cas des personnels
qui étaient, antérieurement à leur nomination
en qualité de professeur des écoles, fonctionnaire
dans un autre corps.
La validation des services auxiliaires : permet la prise en compte
de services auxiliaires (ou services de non titulaires) dans l'ancienneté
générale de services valable pour la retraite. Pour
des raisons financières concernant la régularisation
des cotisations de retraite qui sont calculées sur l'indice
de traitement du demandeur au moment où il souhaite valider
ces services, il est conseillé de faire la demande de validation
dès la titularisation.
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L'avancement
En début
de carrière l'avancement est plus rapide pour les professeurs
des écoles que pour les instituteurs
(3ème échelon dès la titularisation), mais
ensuite l'avancement est plus lent.
A compter du 5ème échelon, pour les professeurs
des écoles, des promotions au choix peuvent être
accordées
selon un barème qui tient compte de la note pédagogique
(coef. 3) et de l'ancienneté des services.
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Mutations
Deux types
de mutation :
1. Intra-départementale
: Les mutations sur les postes du département ont lieu
chaque année à effet de la
rentrée scolaire, à la date administrative du 1er
septembre. Il s'agit d'un mouvement général unique
ouvert à l'ensemble des personnels.
Les personnels participent à un mouvement général
informatisé qui débute vers le mois de janvier.
Les postesleur sont attribués en fonction d'un barème
de mutation qui correspond au cumul de la note coefficient 2 et
de l'ancienneté de services. Par ailleurs certains titres
de spécialisation ou inscription sur liste d'aptitude sont
nécessaires pour l'accès à certains postes
(ex directeur d'école - psychologue scolaire). Il est également
nécessaire d'avoir obtenu une habilitation par une commission
d'entretien pour pouvoir postuler sur les postes spécifiques
réservés à l'enseignement d'une langue vivante
étrangère.
Les personnels n'ayant pas obtenu satisfaction lors de la première
phase informatisée du mouvement général unique
participent à une seconde phase manuelle.
L'obtention d'un poste dans le cadre du mouvement général
unique permet d'être nommé(e) à titre définitif
sur un poste qui est en adéquation avec la spécialisation
du maître (sauf cas particuliers précisés
dans le cadre des opérations de mouvement).
Se reporter aux notes d'information transmises dans le cadre du
mouvement général unique.
2. Inter-départementale
: Pour pouvoir changer de département, les instituteurs
et professeurs des écoles
doivent obtenir l'accord des deux Inspecteurs d'Académie
concernés.
Les changements de département ont lieu chaque année
dans le cadre d'un mouvement national informatisé
ou permutations informatisées.
Les personnels n'ayant pas obtenu satisfaction dans le cadre de
cette opération nationale peuvent également
formuler une demande écrite d'exeat pour quitter le département
et d'ineat pour être intégrés dans le
département souhaité, au titre :
- du rapprochement de conjoint
- de la convenance personnelle
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Les spécialisations
Les enseignants
des écoles peuvent se spécialiser dans deux domaines
correspondant à des emplois du premier degré :
- l'adaptation et l'intégration scolaires
- la formation des enseignants des écoles
1 . S'agissant de l'adaptation et intégration scolaires,
une réunion d'information a lieu chaque année en
janvier pour le recrutement des personnels souhaitant se spécialiser
dans ce domaine. A l'issue d'une formation par alternance ou sur
une année entière, les personnels obtiennent un
titre de capacité pour l'enseignement aux enfants en difficulté
ou handicapés.
Toutes informations sur ces emplois de l'adaptation et de l'intégration
scolaires et sur la formation, sont données lors de cette
réunion.
2. S'agissant de la formation des maîtres, il s'agit de
l'obtention d'un titre de capacité ou CAFIPEMF (certificat
d'aptitude à la fonction d'instituteur, professeur des
écoles maître formateur). Ce titre de capacité
permet d'être nommé sur un emploi vacant de maître
formateur. Les maîtres formateurs ont une décharge
de 9 H sur leur service leur permettant de participer à
la formation des PE Stagiaires. Ce titre de capacité permet
également d'accéder à l'emploi de conseiller
pédagogique auprès des Inspecteurs de l'Education
Nationale.
En dehors de ces deux domaines de spécialisation, les enseignants
des écoles doivent posséder une inscription sur
liste d'aptitude pour accéder à certains emplois,
comme celui de directeur d'école, de directeur d'école
comportant au moins trois classes spécialisées,
de chef d'établissement du second degré (2ème
catégorie),
d'inspecteur de l'éducation nationale. Certains de ces
emplois sont également accessibles par la voie du concours.
Spécialisations et directions conduisent à une grille
indiciaire différenciée selon le grade et l'emploi.
retour
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La formation
continue des enseignants des écoles
La Formation
continue est placée sous la responsabilité de Mme
Annie CAPRON - IA-IPR Adjointe à
Monsieur l'Inspecteur d'Académie
Textes
note de service n° 91-122 du 5 juin 1991
note de service n° 94-108 du 25 février 1994
" note de service n° 97-030 du 5 février 1997
" circulaire n° 99-075 du 27 mai 1999
" circulaire n° 2001-150 du 27 juillet 2001 (accompagnement
de l'entrée dans le métier)
I Principes
La formation continue est fondée sur la conception d'une
formation permanente incluant une formation initiale et
des opérations de formation continuée.
Elle est un instrument privilégié d'accompagnement
de la mise en uvre des orientations nationales de la
politique éducative.
- adaptation
aux spécificités des postes où un nouveau
maître recevra sa première affectation
- outil pour
faciliter et développer le travail en équipe
réactualisation et extension permanentes des connaissances
et des savoir-faire
peut aussi être une aide pour surmonter d'éventuelles
difficultés.
II Droit
"Tous les enseignants titulaires en position d'activité
peuvent bénéficier d'un crédit de formation
à temps plein
équivalent à une année scolaire, à
répartir sur la carrière" note de service du
5 juin 1991
Soit 36 semaines de stages dans la carrière.
III Modalités
Chaque département participe à l'élaboration
du plan académique de formation continue prenant en compte
:
- les attentes des enseignants et les besoins repérés
par l'institution
- les priorités nationales comme la prévention de
l'illettrisme, l'enseignement des langues vivantes, l'intégration
des élèves en situation de handicap
L'accompagnement
de l'entrée dans le métier des néotitulaires
est également une priorité dans la mise en uvre
du plan de formation.
Un conseil départemental de formation chargé d'élaborer
ce plan, d'en assurer le suivi et l'évaluation.
Pratiquement
Ce plan est soumis, pour avis, à la C.A.P.D.
- il est porté
à la connaissance des écoles (document Internet)
- les enseignants
peuvent solliciter leur inscription aux différents dispositifs
de formation
- la désignation
des stagiaires a lieu en C.A.P.D après préparation
par un groupe de travail
- le stagiaire
est remplacé dans sa classe par un B.F.C. (brigade formation
continue) ou par un P.E. 2 (hors classes spécialisées).
Conclusion
:
Améliorer en permanence les compétences professionnelles
est une nécessité absolue pour faciliter la réussite
de tous les élèves.
retour
sommaire
L'Inspection
L'actuelle
constitution indique en son préambule que "le peuple
français proclame solennellement son attachement aux Droits
de l'Homme et du Citoyen tels qu'ils ont été définis
par la Déclaration de 1789 ... "
Cette déclaration précise dans son article 15
"La société a le droit de demander compte à
tout agent public de son administration".
L'inspection
s'inscrit dans cette application de la loi ; elle est fondée
par la loi organique du 30 octobre 1886 qui
précise qui exerce l'inspection et l'Arrêté
organique du 18 janvier 1887 indique que "l'Inspecteur primaire
adresse, à la suite de chaque inspection, un rapport à
l'Inspecteur d'Académie, dans le délai de quinze
jours au plus. "
"Les enseignants, comme les autres fonctionnaires, doivent
faire l'objet d'un contrôle de leurs activités."
L'inspection est perçue comme traditionnellement liée
à deux éléments : la visite en classe d'une
personne extérieure à l'école et l'inspecteur
qui rédige un rapport permettant d'attribuer "une
note de mérite" à l'enseignant inspecté.
Dans ces conditions, la notion d'inspection se trouve réduite
au contrôle individuel et à la sanction de la compétence
professionnelle dans une situation parfois perçue comme
infantilisante, sinon répressive.
Or l'acte
d'inspection recouvre des objectifs précis :
- le contrôle
de la conformité de l'enseignement aux objectifs et programmes
nationalement définis, ainsi qu'au projet d'école
ou d'établissement, préalablement validé.
- l'évaluation
de la qualité de l'enseignement
- le perfectionnement
professionnel des enseignants, après analyse des besoins
individuels et collectifs
Différents
textes réglementaires (loi d'orientation sur l'Education
du 10 juillet 1989, le statut des corps d'inspection
)
ont mis l'accent sur la nécessité d'une approche
plus globale et évaluative.
L'inspection ne se réduit dont pas à un constat
et des conseils mais elle contribue à l'évaluation
du système éducatif et trouve un prolongement
dans des actions de régulation, de formation et de promotion
des réussites.
Ses modalités
sont décrites dans la note de service n° 83-512
du 13 décembre 1983 modifiée par la note de service
n°' 94-262 du 2 novembre 1994:
1. Elle
recommande une observation préalable;
2. Les visites sont annoncées avec mention de leurs objectifs;
3. L'inspection individuelle comprend un entretien approfondi
avec l'enseignant d'une part et avec l'enseignant et l'équipe
pédagogique d'autre part.
4. Le rapport d'inspection porte sur l'ensemble des activités
et son contexte
5. Ce rapport est adressé au maître dans un délai
d'un mois et conjointement à l'Inspecteur d'académie
pur notation. Il peut donner lieu à des observations
de l'intéressé qui bénéficie d'un
droit de réponse ; ces observations sont intégrées
au dossier d'inspection.
6. Les notes pédagogiques sont arrêtées
après harmonisation par l'Inspecteur d'Académie
sur proposition de l'Inspecteur de la circonscription qui se
réfère à une grille départementale.
Les enseignants qui viennent d'un autre département et
qui ont déjà été inspectés
le seront à nouveau pour que leur note s'inscrive dans
la gestion départementale.
7. En cas de baisse de note, une nouvelle inspection peut être
prévue dans un délai rapproché. Les commissions
administratives paritaires compétentes sont informées
des cas de baisse de note.
8. La périodicité de l'inspection est de trois
ans. Si, pour des raisons diverses un enseignant ne pouvait
pas être inspecté dans ce délai sa dernière
note d'inspection est augmentée de 0,11 point par année
supplémentaire afin de préserver les intérêts
des maîtres.
9. Désormais les professeurs des écoles sont inspectés
pour la première fois lors de leur seconde année
d'enseignement après leur sortie d'IUFM.
Le déroulement
de l'inspection consiste généralement en une observation
directe des actes pédagogiques, une analyse des pratiques
et un entretien avec l'enseignant.
Les critères sont fonction de la situation d'enseignement
mais les compétences professionnelles sont clairement
définies dans un référentiel.
La note pédagogique est prise en compte dans la gestion
de la carrière des enseignants et figure dans des barèmes
utilisés pour :
- l'avancement
des instituteurs
- le mouvement
- le choix
des candidats pour les départs en stages spécialisés.
Conclusion
:
L'inspection est donc un acte légal de contrôle,
d'évaluation et d'aide. Des textes réglementaires
en déterminent les objectifs précis, les modalités
et les critères.
Elle n'a surtout pas pour but de placer l'enseignant dans une
situation infantilisante mais de mener en commun, dans un dialogue
d'adultes, une analyse fine de la cohérence entre les
situations et les pratiques pédagogiques individuelles
et d'équipes au sein d'un cycle selon les projets d'école
ou d'établissement et de concevoir ensemble les remédiations
pour une meilleure réussite de tous les élèves.
Textes
de références
I. Loi organique du 30 octobre 1886.
2. Loi d'orientation sur l'Education du 1 0 juillet 1989.
3. Le statut des corps d'inspection décret du 18 juillet
1990.
4. Note de service n° 83-512 du 13 décembre 1983
modifiée par la note de service n°94-262 du 2 / 11/
1994
5. Référentiel des compétences et capacités
caractéristiques du professeur des écoles - Note
n°94.280 du 25/11/1994
Source : http://www.ac-reims.fr/ia08/enseignant/personnel/gestion_ens.pdf
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ac-toulouse
: Circonscription d'Espalion
Note de service
Inspection de
l'Education Nationale / Circonscription d'Espalion
Dossier suivi par Martine Goéminne / Mél : ien12-es@ac-toulouse.fr
Tél.-FAX: 05.65.44.06.46 / Tél 2 : 05.65.44.09.59
/ 13 avenue de la Gare / 12500 ESPALION
A Espalion,
le 16 octobre 2003
Martine GOÉMINNE, / Inspectrice de l'Education Nationale
à
Mesdames et Messieurs les Enseignants des écoles publiques
/ S/C de Mesdames et Messieurs les Directeurs(trices)
ANNEE SCOLAIRE
2003-2004 / NOTE DE SERVICE N°2
Emargement des enseignants :
1 -
2 -
3 -
4 -
5 -
6 -
7 -
8 -
9 -
10 -
L'inspection
individuelle
L'objectif
de cette note est de vous rappeler et de vous préciser
les finalités et modalités de l'inspection.
Les finalités
L'inspection
poursuit trois rôles :
o le contrôle de conformité de l'enseignement dispensé
au regard des exigences de l'institution et de l'obligation de
résultats de ses agents ;
o l'aide et le conseil dans une démarche permanente de
formation de l'enseignant ;
o la réalisation d'un bilan d'é tape dans le déroulement
d'une carrière.
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Les modalités
L'inspection
porte sur l'observation d'une ou plusieurs séances et débouche
sur une évaluation plus globale. L'équité
et la transparence qui doivent caractériser toute évaluation
suppose d'énoncer clairement les critères qui seront
pris en compte. Mon attention portera sur les points suivants
:
o la construction
de toutes les compétences (y compris les compétences
transversales), ainsi que leurs liens avec le projet d'école,
o les contenus d'enseignement, leur conformité avec les
programmes et les horaires. L'enseignement doit être assuré
dans toutes les disciplines, y compris en EPS, en éducation
artistique - arts visuels et éducation musicale - et en
éducation civique.
o la gestion de la classe, l'organisation pédagogique adoptée
et sa pertinence en fonction des situations d'apprentissage mises
en place, la prestation du maître et surtout l'activité
déployée par les élèves,
o la prise en compte de l'hétérogénéité
des élèves à partir des évaluations
pratiquées, au moins dans les disciplines instrumentales.
Je rappelle que l'aide aux élèves en difficulté
est une obligation : elle ne relève donc pas de la bonne
volonté des maîtres (cf.: Loi d'orientation, chapitre
III, article 14),
o les travaux des élèves (cahiers, classeurs, documents,
...) qui doivent attester d'une production écrite appréciable
et régulière,
o la préparation de la classe (cahier journal, fiches,
programmations, évaluations),
o le cadre de la classe, le rôle de l'affichage.
Mon observation
portera sur la ou les séances habituellement prévue(s)
à l'emploi du temps.
Pour faciliter
votre travail et le mien, il est souhaitable de préparer
les documents suivants :
o le registre d'appel tenu à jour,
o les listes des élèves chronologique et alphabétique,
o les documents de préparation du travail de classe (programmes
de 2002 et documents d'accompagnement des programmes, cahier-journal,
fiches de préparation, progressions, programmations, projets
de la classe, projet d'école, documentation personnelle,
),
o les livrets d'évaluation,
o les travaux qui vous paraissent particulièrement intéressants,
o le cahier de liaison pour les maîtres qui travaillent
à mi-temps,
o le cahier de comptabilité dans le cas où l'enseignant
est trésorier d'une association scolaire (OCCE ou U SEP).
o 2 séries complètes de cahiers d'élèves
ou travaux représentatifs du travail effectué et
des caractéristiques de la classe.
Pour les directeurs,
de plus :
o le registre matricule des élèves inscrits à
l'école,
o le registre matricule des enseignants de l'école,
o le registre de sécurité de l'école,
o le registre des délibérations de conseils des
maîtres de cycle,
o le registre des délibérations de conseils des
maîtres,
o le registre des délibérations de conseils d'école,
o le recueil des notes de service (IA, IEN),
o le registre d'inventaire,
o le registre de coopérative.
L'entretien
suivra la séance en classe. Il se déroulera de préférence
dans la classe et en dehors de la présence des enfants.
Pour faciliter la parole, il est souhaitable d'avoir une grande
disponibilité et de prévoir une organisation matérielle
suffisamment confortable et confidentielle.
Le rapport
d'inspection constitue la trace écrite de l'entretien et
fournit à l'enseignant e résultat de l'évaluation
de sa pratique. Il est établi sur un formulaire qui permet,
au travers des différentes rubriques, d'éclairer
les différents points qui font l'objet de l'évaluation
et qui constituent le fondement de l'appréciation qualitative
de son travail.
Sauf demande contraire de votre part, vous serez averti par courrier
de la période où se situera ma visite.
J'espère que ces quelques rappels et précisions
conduiront à une inspection utile et efficace, qu'elle
me permettra d'être à l'écoute de vos besoins
et qu'elle vous aidera à mieux atteindre les objectifs
assignés à l'école.
L'I.E.N.:
Martine GOEMINNE
Source : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/ien12-espalion/administ/notes/Note%2003-04_2.pdf
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ac-orléans-tours
: Circonscription de Le Blanc
Note de service
Inspection
de l'Education / Circonscription pédagogique Le Blanc
Dossier suivi
par Alain Barrault / ce.ien36lb@ac-orleans-tours.fr /
Tél. 02 54 37 00 50 / Fax 02 54 28 51 29 / 8, rue Jean
Giraudoux / BP211 / 36300 Le Blanc
Le Blanc,
le 25 août 2004
L'Inspecteur de l'Education nationale
à
Mesdames et Messieurs les Directeurs / Mesdames, Messieurs les
enseignants
de la circonscription de Le Blanc
Objet :.Note
relative à l'inspection des personnels
Référence
:
L'inspection est un moment important dans la carrière de
chaque enseignant. C'est un temps d'évaluation et d'échanges,
c'est aussi un temps de formation.
1. Préparation
de l'inspection
Les enseignants sont prévenus par courrier, dans un délai
raisonnable (en général quinze jours au minimum
avant l'inspection), de la période durant laquelle est
prévue l'inspection (1ère ou 2ème quinzaine
du mois). Ils doivent prendre l'attache du secrétariat
pour signaler les éventuels déplacements ou sorties
scolaires prévus pendant la période indiquée.
Ils renseignent la fiche
préparatoire à l'inspection (jointe à l'avis)
et la communiquent dès le début de la séance
d'observation. La fiche préparatoire n'est pas uniquement
le recueil d'éléments administratifs et factuels,
c'est un outil qui vise à affiner la réflexion,
préalable à l'inspection, de chaque enseignant sur
sa pratique. C'est également un document sur lequel pourra
s'étayer l'entretien. L'évaluation sera d'autant
plus fiable que je disposerai d'une information complète.
Cette fiche pourra s'accompagner de tout document complémentaire
destiné à mieux permettre l'appréhension
et la diversité des démarches.
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2. Phase
d'observation dans la classe
Le choix des séquences est en règle générale
déterminé par l'emploi du temps. Toutefois, l'enseignant
pourra présenter, s'il le désire, certaines situations
d'apprentissage en relation avec les priorités nationales
sciences, disciplines artistiques, langues vivantes étrangères,
EPS etc.). Ces séquences
s'inscriront, tout comme pour les apprentissages dits " fondamentaux
", dans des progressions rigoureuses.
Les temps
d'observation en classe ne concerneront pas exclusivement les
matinées. Ils pourront également avoir lieu dans
un cadre autre que la classe (terrain de sports, sorties éducatives,
piscine etc.). Les inspections en maternelle pourront être
conduites l'après-midi, y compris dans les classes
accueillant les plus jeunes. Je serai, dans ce cas, très
attentif à la mise en place d'un décloisonnement
effectif.
L'analyse de la séquence prendra en compte les objectifs
annoncés par l'enseignant, sa préparation, son déroulement
effectif, sa place dans la programmation des apprentissages, les
modalités d'évaluation immédiate ou différée.
L'observation portera également sur :
- La prise en compte de l'hétérogénéité
et les aides mises en place dans la classe
- La conformité de l'enseignement aux programmes et au
respect des horaires réglementaires (affichage des emplois
du temps et des programmations dans la classe)
- Les modalités d'évaluation et leur communication
aux familles
- La construction des compétences y compris les compétences
transversales
- Le lien avec le projet de cycle et le projet d'école
- Les documents des élèves (tenue des cahiers et
classeurs, corrections régulières et précises)
- Le niveau d'exigence
- Les registres et documents réglementaires (registre d'appel
régulièrement rempli y compris le calcul des pourcentages
de présences)
- Le cadre matériel de la classe (une attention toute particulière
sera portée à l'utilisation du matériel informatique,
au coin BCD, aux coins-jeux en maternelle, aux différents
affichages didactiques et
esthétiques)
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3. L'entretien
L'entretien individuel est l'occasion d'un échange privilégié.
Après l'analyse des pratiques pédagogiques, on abordera
:
- Les évolutions depuis la dernière inspection
- Les difficultés rencontrées
- L'implication de l'enseignant dans la conception et la mise
en uvre du projet d'école
- Sa place dans le cycle et sa contribution à la dynamique
de l'équipe pédagogique
- Les conditions de réinvestissement des stages effectués
récemment
- Les activités particulières de la classe (sorties
culturelles, classe patrimoine, classe découverte etc.)
et leur exploitation
- L'évolution de sa carrière
Les directeurs veilleront à prendre toutes les mesures
nécessaires pour que ce temps d'échange puisse se
réaliser dans les meilleures conditions.
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4. Le rapport
Le rapport d'inspection sera adressé dans les plus brefs
délais à l'enseignant qui en prendra connaissance
et devra le renvoyer signé à l'inspection, sous
huit jours.
5. Inspection
des directeurs(trices)
L'exercice des fonctions de directeur(trice) mérite une
analyse précise.
Le rôle de ces dernier(e)s dans l'animation de l'école
et dans le pilotage du projet fera l'objet d'une évaluation
particulière. Le (la) directeur (trice) pourra être
questionné(e) sur :
a. Fonction
administrative
. Tenue des documents
- effectif
- registre matricule élèves
- registre matricule enseignants
- cahier de comptes
- registre de sécurité (avec copie du dernier rapport
de la commission), consignes de sécurité
- cahier d'inventaire
- registre accidents et premiers soins
- PPMS
. Archivage des divers documents
- conseil des maîtres
- conseil d'école
- conseil de cycle
- projet d'école
- enfants en difficulté
- liaison avec les commissions de l'éducation spéciale
- enfants en danger
b. Fonction
pédagogique
- actions inscrites au projet d'école
- organisation et contenu des instances de concertation
- utilisation des évaluations nationales
- dispositifs d'évaluation mis en place dans l'école
- utilisation de locaux spécifiques
- collaboration avec le RASED
- etc.
c. Fonction
relationnelle
. Équipes éducatives
. Lien avec les partenaires
- mairie
- parents
- intervenants extérieurs
. assistants d'éducation
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6. Inspection
des membres du RASED
L'inspection des membres du RASED s'attachera aux conditions de
mise en application de leurs missions dans le cadre du programme
annuel de travail du réseau.
Je me propose d'apprécier la pratique professionnelle des
membres des RASED à partir des situations suivantes :
- observation d'une séance pour les maîtres E et
G
- présentation d'un ou plusieurs cas au choix pour les
psychologues scolaires (aucune évaluation ne sera conduite
lors d'examens psychologiques ou d'entretiens avec les enfants
ou leur famille)
- réunion de concertation organisée par le Directeur
de l'école (conseil de cycle, équipe éducative,
projets d'intégration etc.)
- réunion de concertation synthèse avec les autres
membres du RASED
- un entretien individuel
Je conseille aux membres des RASED de se reporter aux référentiels
d'évaluation spécifiques (voir la fiche préparatoire
à l'inspection).
Les membres des RASED voudront bien mettre à ma disposition
le jour de l'inspection :
- le projet du RASED et leur projet individuel de fonctionnement
- leur emploi du temps
- les dossiers des élèves suivis
- tout document susceptible de témoigner de leur rôle
dans l'organisation et le fonctionnement du RASED auprès
des écoles et des partenaires extérieurs
L'Inspecteur
de l'Education nationale / Alain BARRAULT
Source : http://www.ac-orleans-tours.fr/circ36-leblanc/circ0405/inspection.pdf
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ac-lille
: Tourcoing
NOTE DE
SERVICE n° 2 : l'inspection
Tourcoing, le 16.09.2002
Cher (e) collègue,
J'ai l'honneur
de vous communiquer les points observés ou faisant l'objet
d'échanges lors de l'évaluation de votre pratique
professionnelle. La date précise de ma visite sera spécifiée
ultérieurement par mon secrétariat.
Cette visite
constitue certes, un moment réglementaire de contrôle
de l'exercice professionnel, mais également d'évaluation
formative dans la mesure où l'occasion nous est offerte
de questionner votre compétence à concevoir, mettre
en uvre et évaluer une action pédagogique
au service de la réussite de tous et de chacun des élèves
qui vous sont confiés. Cette action ne prend tout son sens
qu'intégrée au projet de cycle, partie constitutive
du projet d'école.
Afin de préparer
cette visite, je vous invite à un travail d'auto-évaluation
de votre pratique professionnelle, première étape
d'une démarche formative dans laquelle s'inscrit l'acte
d'inspection.
A cette fin,
je vous propose d'utiliser les documents d'auto-évaluation
préparatoires à l'inspection individuelle que chaque
directrice et directeur tient à votre disposition. Ceux-ci
serviront de base de discussion à notre entretien.
- Le premier
est un questionnaire préalable à l'inspection qui
doit permettre de préciser, votre projet de classe et votre
contribution aux projets de cycle et d'école, les dispositifs
mis en place pour aider les enfants à besoins spécifiques,
les dispositions prises pour rendre cohérentes les interventions
d'autres personnes auprès de vos élèves,
votre implication dans des recherches pédagogiques ou encore
votre investissement dans des actions en faveur du rayonnement
de l'école.
- Le second
intitulé " grille d'observation de la classe "
a comme objectif de vous aider à vous positionner par rapport
à quelques champs d'observation de la classe. Cette même
grille sera utilisée, par moi-même durant l'inspection,
la comparaison des deux devant contribuer à l'acquisition
de représentations partagées et à dynamiser
vos pratiques sur les aspects peut-être un peu délaissés.
Lors de ma
venue, dans votre classe, les points observés ou faisant
l'objet d'échanges professionnels seront les suivants :
CONTEXTE DANS
LEQUEL TRAVAILLE L'ENSEIGNANT(E)
· Environnement (social - économique - géographique
- culturel
).
· Locaux - Equipement.
· Le projet d'école et les actions mises en uvre
: temps scolaire - hors temps scolaire.
· L'équipe d'école : fonctionnement - concertations
- conseils de cycle
· Constitution des classes et composition de la classe
concernée : effectifs - années de naissance - prolongements
de cycle - raccourcissements de cycle.
· Effet(s) de la formation continue.
TRAVAIL DE
L'ENSEIGNANT(E)
Programmations - Emploi du temps - Préparation
Affichages : Lisibilité - fonction - durée - organisation.
Les élèves, savent-ils à quoi ils servent
?
S'y réfèrent-ils ? En quoi, sont-ils des aides aux
apprentissages ?
Cahiers : nombre - tenue - soin - présentation
Correction
Place des fiches commercialisées
et photocopiées
Diversification des traces écrites (résumés
- tableaux - schémas - graphiques - photos - exercices
).
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EVALUATION
- SUIVI DES ELEVES
· Traces : cahier du jour ? cahier de contrôles ?
cahier de liaison ?
· Livret de l'élève : quel choix ? quelle
périodicité ? quelle information aux familles ?
· La continuité : comment est-elle conçue
? organisée ?
Quelle prise
en compte :
- des évaluations nationales ?
- des évaluations de la classe précédente
?
- des évaluations/contrôle ?
SEQUENCE(S)
VUE(S)
L'attention portera sur :
- le statut donné aux élèves, le type d'activité
qui leur est demandé, l'organisation du groupe-classe.
- Le rôle de l'enseignant(e).
- La prise en compte des élèves en décalage
par rapport à l'attente.
- L'adéquation entre contenu, objectifs et mise en uvre.
- La place de la séquence par rapport aux exigences institutionnelles
(compétences et programmes du cycle).
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L'ENTRETIEN
- ne porte pas uniquement sur la séquence.
- les points essentiels de l'entretien sont consignés dans
le rapport d'inspection : ils constituent à la fois un
bilan professionnel formatif et ouvrent des perspectives.
Par ailleurs,
afin de me permettre de me prononcer de manière aussi objective
et aussi complète que possible, je vous demande de tenir
à ma disposition les documents suivants :
- le registre d'appel mis à jour.
- les cahiers, classeurs, fichiers, livrets d'évaluation
etc
de 3 élèves.
- le cahier-journal.
- le projet d'école.
- le projet de cycle.
- les progressions et répartitions envisagées dans
les différentes disciplines.
- l'emploi du temps.
- les fiches de préparation mentionnant les compétences
et les objectifs visés, la description du processus d'apprentissage
(situation initiale, évaluation diagnostique et formative,
exercices d'appropriation, remédiations), ainsi que vos
remarques éventuelles.
Tous les documents
susceptibles de compléter mon information et que vous souhaitez
porter à ma connaissance.
L'ensemble
doit être en conformité avec les programmes de l'école
primaire.
Pour un(e)
directeur(trice), prévoir aussi :
- registre matricule (élèves et enseignants).
- comptes rendus des différents conseils (école
- maîtres - cycle).
- registre coopérative de l'école.
- cahier de sécurité.
- registre d'inventaire.
Espérant
ainsi vous aider en clarifiant la démarche et les critères
d'évaluation de votre pratique professionnelle, je reste
attentif à vos remarques et vous prie d'agréer,
cher(e) collègue, l'expression de mes sentiments distingués
et les meilleurs.
L'Inspecteur de l'Education Nationale, E. GUTKOWSKI.
Source : http://netia59.ac-lille.fr/tgn/noteservice/inspection.htm
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ac-aix-marseille
: département des Hautes Alpes
Evaluation
des enseignants et des équipes d'écoles / Circulaire
départementale - 25 Mai 2004 -
BULLETIN DEPARTEMENTAL
/ Année scolaire 2003-2004 / Mai 2004
Rubrique :
I.E.N.A.
Date : 25 mai 2004
Contact : Jacky CREPIN / N° Tel : 04 92 56 57 05
Gap, le 25
mai 2004
L'Inspecteur d'Académie / Directeur des Services Départementaux
de l'Education Nationale des Hautes-Alpes
à
Mesdames et Messieurs les directrices et directeurs d'école
/ Mesdames et Messieurs les enseignantes et les enseignants du
premier degré
Objet : Evaluation
des enseignants et des équipes d'écoles.
Circulaire départementale - 25 Mai 2004 -
Depuis quatre
ans, le département des Hautes-Alpes développe,
en lieu et place de l'inspection traditionnelle, avec l'autorisation
du Recteur d'académie, un dispositif d'" évaluation-accompagnement
des équipes d'école ". Un document, en date
du 31 mars 2001, auquel chacun peut se reporter, en a défini
les principes et les règles.
Le dispositif
accordait, au départ, une forte priorité à
l'évaluation au détriment du contrôle et à
l'approche collective au détriment de l'approche individuelle.
Dès mon arrivée dans le département, j'ai
fait connaître ma volonté de poursuivre l'expérimentation
engagée, sans remettre en cause - en particulier - le nouveau
système de notation des enseignants, mais de rééquilibrer
les choses de telle sorte que l'évaluation coexiste avec
le contrôle et l'approche collective avec l'approche individuelle.
C'est le discours que j'ai tenu lors des rencontres avec les enseignants
en circonscription début 2002. Et c'est dans cet esprit
que des modifications ont été apportées au
dispositif à partir de la rentrée 2002.
L'objet de
la présente circulaire est donc, après quatre années
d'expérimentation, d'adaptations, d'échanges avec
les enseignants, les membres du collège de formateurs et
les représentants syndicaux, de préciser des principes
et modalités de fonctionnement stabilisés.
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1. La notation
est déconnectée des visites de classe
Dans le département
des Hautes Alpes, la notation des personnels s'effectue à
partir d'une grille (en annexe) prenant en compte l'ancienneté
générale de services. Chaque personne voit sa note
progresser automatiquement en fonction de son ancienneté.
Toute notation devant être basée sur un rapport individuel
et un entretien (Décret n° 2002-682 du 29 avril 2002),
un rapport de synthèse individuel visé par l'Inspecteur
d'Académie accompagne chaque progression de note.
Dans le cas général, ce rapport de synthèse
est un document administratif rédigé par les services
du premier degré. Dans le cas où une école
aura été évaluée conformément
aux procédures décrites ci-après, l'inspecteur
de la circonscription produira un rapport de synthèse individuel
s'appuyant sur un entretien avec chacun des enseignants. Cet entretien
pourra être décalé dans le temps par rapport
aux visites dans les classes, la synthèse sera rédigée
et envoyée à l'Inspecteur d'Académie pour
être jointe au dossier individuel.
Le rapport
de synthèse évoquera la posture professionnelle
de l'enseignant, son degré d'implication dans le métier
et les perspectives de formation et d'évolution de carrière.
Dans le cas d'un comportement professionnel inapproprié,
il pourra conclure à une proposition de maintien ou de
baisse de note. Un programme de formation et de réflexion
sera alors proposé lors de l'entretien et dans le rapport
de synthèse afin de permettre à l'enseignant de
combler les insuffisances repérées. Une visite d'inspection
individuelle sera également programmée au plus tard
avant la fin de l'année scolaire suivante et un rapport
de synthèse sera à nouveau rédigé.
Le dispositif de double inspection qui servait à effectuer
des ajustements lors de l'entrée en application du dispositif
n'a plus de raison d'être.
En cas d'égalité lors des promotions, les situations
seront évoquées en CAPD pour recueillir les avis
de représentants des personnels et des IEN sur chacun des
cas.
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2. Une
approche collective principalement tournée vers l'évaluation
Comme il était
précisé lors de la mise en place de l'expérimentation
en 2000/2001, la professionnalité enseignante inclut, dans
l'école républicaine du XXIème siècle,
une dimension collective incontournable. La mise en place des
cycles, la nécessité de penser le cursus d'un élève
comme un processus inscrit dans la durée, la mise en uvre
de séquences actives conduisent chaque enseignant à
collaborer avec ses collègues et plus généralement
avec les autres adultes de la communauté éducative.
C'est le projet de l'école qui fédère et
explicite cette dimension collective pour chacune des écoles.
C'est donc
en s'appuyant sur le projet de l'école et sur le travail
de l'équipe que l'évaluation et
l'accompagnement vont se réaliser. Cette approche ne relève
pas du contrôle du travail effectué par
chacun, elle prend en compte les connaissances, les pratiques,
les réussites et les difficultés de tous.
Elle nécessite la rencontre, l'observation et la réflexion
communes de l'équipe de l'école et de l'équipe
de la circonscription.
Ce dispositif
est basé sur la confiance réciproque et le respect
mutuel suivant le protocole suivant :
A. REUNION
DES EQUIPES DE CIRCONSCRIPTION ET D'ECOLE
Une importante réunion des deux équipes doit initialiser
le processus. A partir notamment du projet de
l'école et de fiches navettes les deux équipes dégageront
les priorités d'observation pertinentes, les principaux
axes de réflexion et les modalités pratiques de
la visite dans l'école (dates des visites, personnes présentes,
observables dégagés, organisation
). Les conseillers
pédagogiques départementaux peuvent être associés
à tout ou partie de la visite d'école et des observations
dans les classes.
B. OBSERVATION
DES PRATIQUES DE CLASSE
Des observations d'enseignants en situation de pratique de classe,
sur des observables et à partir de référentiels
précis, annoncés et compris de tous seront réalisées.
L'inspecteur de la circonscription participe à chacune
des observations, il est entouré d'autres observateurs
prévus lors de la première réunion de travail.
C. LE COMPTE
RENDU D'OBSERVATION
Cette observation peut faire l'objet d'un compte rendu individuel
remis à l'intéressé, sans être versé
au dossier administratif pour une formalisation des observations
et des échanges qui ont suivi. Il donne des pistes de réflexion
pédagogiques et didactiques.
D. LA REUNION
DE SYNTHESE
A l'issue des visites d'observation dans les classes, une nouvelle
réunion des deux équipes permet :
- d'une part de dégager les pistes de réflexion,
de formation (tant individuelle que collective) et de travail
qui pourraient se développer dans les années à
venir ;
- et, d'autre part, de prévoir plus précisément
le contenu des stages dits " de besoin " inscrits au
plan de formation départemental qui seront proposés
dans les meilleurs délais aux équipes d'école.
E. L'ECRIT
COLLECTIF
Un bilan de la visite de l'école est rédigé
pour être transmis à signature de l'Inspecteur d'Académie.
Véritable mémoire de cette période de visite
et d'observation, il dresse un état de fonctionnement de
l'école. Il est, de plus, un outil collectif de travail,
indépendant des personnes, qui doit également ouvrir
des perspectives pour l'équipe de l'école et son
fonctionnement.
Une part de cet écrit est nécessairement réservée
à l'équipe de l'école, soit sous la forme
d'une partie rédigée par elle seule soit sous la
forme d'une partie " co-rédigée " par
l'équipe de l'école et l'équipe de la circonscription,
aboutissement d'allers retours entre école et circonscription.
F. L'ACCOMPAGNEMENT
Des stages de besoin sont inscrits au plan départemental
de formation, sur proposition de l'IEN pour leur forme et leurs
contenus, auprès du service formation continue. Les enseignants
d'une école ayant bénéficié d'une
visite d'évaluation sont inscrits au stage qui leur est
destiné. Ces stages de besoin sont complétés
par d'autres actions de formation et d'accompagnement :
- les animations
pédagogiques organisées par les circonscriptions
permettant également des ouvertures de formation personnelle
;
- les stages
départementaux permettant le regroupement d'enseignants
de diverses
circonscriptions ;
- le suivi
des équipes par les conseillers pédagogiques qui,
sur des projets spécifiques, poursuivent
l'aide à la mise en uvre de l'accompagnement.
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3. Une
approche individuelle comportant une dimension de contrôle
Une équipe ne peut fonctionner que si chacun de ses membres
s'implique dans cette équipe et un individu ne s'investit
dans une équipe que s'il y trouve une reconnaissance personnelle.
C'est pourquoi le dispositif, même si son entrée
est fondamentalement basée sur le collectif, prévoit
également une approche individuelle.
" C'est l'objet du compte rendu de l'observation qui doit
permettre à chacun de réfléchir sur ses pratiques
personnelles ;
" C'est l'objet du rapport individuel qui est destiné
d'abord à formaliser le contrôle qui a été
effectué et également à témoigner
de la reconnaissance de l'institution envers chaque personne.
C'est également
dans le cadre de l'approche individuelle que prend place la dimension
contrôle. Il s'agit de vérifier que les actes professionnels
de base sont prévus et effectués, que les procédures
sont connues et respectées. Cette préoccupation
est légitime et doit être assumée sereinement
par tout un chacun. Elle n'a pas à mobiliser les énergies
et à occuper le devant de la scène plus que de raison
eu égard au professionnalisme de l'immense majorité
des enseignants. Mais l'institution n'a pas le droit de ne pas
s'assurer que tout est fait pour assurer la sécurité
des biens et des personnes, pour garantir le respect des droits
des membres des communautés éducatives, ou pour
leur rappeler leurs devoirs. Cela aussi participe de l'enjeu général
qu'est le bon fonctionnement du service public d'enseignement.
Il faut noter que ce protocole laisse subsister des marges de
souplesse et d'adaptation locales réelles. Pourvu que les
principes directeurs soient respectés, les équipes
de circonscription peuvent prévoir des modalités
particulières. C'est bien ce que l'on observe, d'ailleurs,
et c'est une bonne chose. Mais cela crée aux équipes
concernées une exigence : elles doivent être capables
de rendre compte de leurs pratiques. Autonomie et responsabilité
doivent, en effet, aller de pair.
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4. Les
situations particulières
Le dispositif départemental doit prendre en compte les
personnes se trouvant dans une situation particulière et
leur proposer une approche fondée sur les mêmes principes
que pour les équipes d'école.
Sont concernés les titulaires 2ème année
(a) et plusieurs catégories d'enseignants n'exerçant
pas leur métier devant leur classe (b, c, d et e).
a. Les
titulaires deuxième année
Ce dispositif respecte bien évidemment les procédures
d'évaluation et de contrôle affirmées par
les
circulaires nationales. Ainsi, les titulaires deuxième
année font l'objet d'une inspection individuelle de la
part de l'inspecteur de la circonscription dont ils dépendent
sous la forme d'une observation de classe menée par l'IEN,
un entretien, un rapport individuel ayant valeur de rapport de
synthèse individuel.
b. Les
rased
Le dispositif qui s'applique aux personnels en réseau suit
les mêmes étapes que pour une école en centrant
l'approche sur le projet du réseau et le travail de l'équipe.
Pour les observations en situation professionnelle, on prendra
en compte les spécificités de certaines situations
qui empêchent toute observation par des éléments
extérieurs (entretien du psychologue scolaire par exemple
),
c'est alors la réflexion autour des outils utilisés
qui servira de base pour la réflexion. L'IEN chargé
de l'AIS, le conseiller AIS départemental peuvent être
associés à tout ou partie de la visite et des observations.
En outre, lors des observations dans les écoles, l'IEN
peut associer les membres des réseaux à la visite
d'une école sur laquelle ils interviennent.
Le plan de formation prévoira des actions spécifiques
vers les réseaux.
c. Les
segpa, maisons d'enfants ou instituts médico-éducatifs
A chaque fois que deux postes au moins existent dans une structure
telle que SEGPA, maison d'enfants ou institut médico-éducatif,
les personnels sont évalués et accompagnés
en suivant les mêmes procédures que dans une école
publique.
Si un seul enseignant exerce dans une structure de ce type, l'IEN
chargé de l'AIS sollicitera un bilan d'activités
auprès de l'intéressé(e) et effectuera une
visite d'observation en classe avec les observateurs qui auront
été préalablement choisis. Les stages d'accompagnement
prévus au plan départemental accueilleront ces personnes.
d. Les
remplaçants
Les remplaçants Zil et BD sont associés aux visites
des écoles sur lesquelles ils sont en remplacement lors
de la visite. Pour les cas où ceux-ci ne bénéficieraient
pas de cette situation pendant trois années consécutives,
ils fourniront à la demande de l'IEN de la circonscription
un rapport d'activités relatant notamment les missions
effectuées, les réussites et les difficultés
rencontrées. L'inspecteur prolongera par une visite en
classe avec les observateurs qui auront été préalablement
choisis afin de compléter le bilan écrit par une
observation en situation professionnelle.
e. Autres
personnels du premier degré
Les enseignants qui n'exercent pas devant élèves
(conseillers pédagogiques, animateurs réseaux, animateurs
en informatique, Emala, enseignants en SESSAD, auprès de
structures éducation nationale..) rédigeront, à
la demande de l'IEN, un rapport d'activités tous les trois
ans qui servira de base pour l'entretien et le rapport de synthèse
individuel.
Ce dispositif d'évaluation et d'accompagnement des pratiques
des maîtres du premier degré entre en vigueur dès
la parution de cette circulaire. Je rappelle que celle-ci est
le résultat de la prise en compte des accompagnements effectués
dans les circonscriptions ces dernières années,
d'une part, et, d'autre part, des avis et remarques formulés
directement par tous ceux qui ont souhaité s'exprimer lors
des réunions que j'avais organisées en circonscription.
En outre, elle tient compte des exigences d'un service public
efficace. Par contre, elle ne préjuge pas des appréciations
de l'Inspection Générale ou des instructions des
autorités nationale et académique.
La circulaire
de rentrée 2004 (circ. 2004-015 du 27-01-04) rappelle que
l'autonomie pédagogique, dont disposent les écoles
et les équipes d'école, ne se confond pas avec la
nécessaire liberté pédagogique de chacun.
Celle-ci ne peut pas être exercée uniquement individuellement
par chaque enseignant. L'acte d'inspection doit aujourd'hui s'intéresser
aux aspects collectifs de l'action
pédagogique ; c'est ce que le dispositif apporte indéniablement.
Mais, il ne saurait être question que les acteurs soient
ignorés. En effet, si on sait bien définir la responsabilité
individuelle on est plus en peine de caractériser la responsabilité
collective. Et, par ailleurs, il serait paradoxal que dans une
société qui met en avant l'individu, et qui en fait
un des points saillants de la modernité qu'elle revendique
(même si nous pouvons aussi regretter, quelquefois, les
excès de cet individualisme), notre dispositif méconnaisse
la responsabilité individuelle.
Je crois que
l'expérimentation innove par la manière dont elle
prend en compte le collectif sans ignorer l'individuel ; à
condition, bien sûr, que celui-ci soit réellement
pris en compte. A cette condition, l'expérimentation est
équilibrée ; et elle peut aussi être efficace.
Il me semble, du reste, qu'elle commence, d'ores et déjà,
à faire sentir ses effets sur les pratiques pédagogiques
des maîtres. Je souhaite que cela favorise un degré
de réussite des élèves du département
encore plus élevé.
Cette réussite des élèves est notre ambition
commune. L'expérimentation n'a de sens que par rapport
à elle.
L'Inspecteur d'Académie / D. AMEDRO
ANNEXE
GRILLE DE NOTATION EN VIGUEUR DEPUIS LE 1er SEPTEMBRE 2002
ANCIENNETE GENERALE DE SERVICES
et NOTE CORRESPONDANTE
1 à 3 ans (2 an11 m 29 j) 12,0 / 3 à 6 ans 13,0
/ 6 à 9 ans 13,5 / 9 à 12 ans 14,0 / 12 à
16 ans 15,0 / 16 à 20 ans 15,5 / 20 à 24 ans 16,5
/ 24 à 28 ans 17,5 / 28 à 32 ans 18,5 / 32 à
36 ans 19,5 / Plus de 36 ans 20,0
Source :
http://www.ia05.ac-aix-marseille.fr/Bd/IENAais/evaluation_des_enseignants.pdf
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Paroles
d'instit : " Hautes Alpes : une inspection "pédagogique"
?
Depuis la
rentrée de septembre, une quinzaine d'écoles du
département des Hautes Alpes expérimentent de nouvelles
modalités "d'inspection". Mis en place dans la
concertation avec les délégués du personnel,
le dispositif vise, selon l'inspecteur d'académie à
"privilégier les échanges entre les enseignants
et l'équipe de circonscription" et à "accentuer
l'aspect formation par rapport à l'aspect contrôle".
Dans un premier
temps, ces écoles volontaires ont choisi leurs priorités
pour l'année, précisé leur projet à
l'équipe de circonscription et formulé le cas échéant
des demandes d'aides. Des rencontres entre enseignants et équipe
de circonscription ont permis de définir, pour chaque école,
les modalités de l'accompagnement des projets et des actions
en cours, ainsi que celles des "visites" à venir,
dans les écoles et les classes.
Pour Monique,
directrice à Tallard, près de Gap, s'inscrire dans
cette démarche a "paru logique, au regard du travail
en équipe instauré depuis plusieurs années
dans l'école".
De nouvelles
rencontres, en cours d'année, permettront de tirer des
bilans, de redéfinir si besoin des orientations de travail.
Des formations répondant aux demandes sont prévues,
par exemple sous forme de stages-école.
Conséquence
de cette nouvelle démarche, la note pédagogique
dépendra de la seule ancienneté générale
de service, selon une grille identique pour tous : "C'est
la seule solution, dit Ginette Planes, secrétaire départementale
du SNUipp des Hautes Alpes, pour que l'inspection devienne réellement
une aide, un accompagnement pédagogique. Un enseignant
ne communique plus de la même façon avec l'IEN s'il
n'est plus obsédé par la note". Ce que confirment
Serge et Dominique, à L'Argentière La Bessée,
à l'issue de la semaine passée à l'école
par l'équipe de circonscription: "On a vu les CPC
et l'IEN sous un autre angle, on a travaillé ensemble,
on a pu aller voir travailler les collègues dans leur classe"
... "Si on joue le jeu, ça va vraiment faire bouger
l'école".
Pour le SNUipp
05, ce processus, résultat d'un travail de longue haleine
en CAPD, reste "évolutif et expérimental sur
trois ans". Une instance de régulation, mise en place
à sa demande, fera régulièrement le point
sur les problèmes rencontrés et les modifications
à apporter. "Nous savons bien que rien ne sera simple.
Ce système n'est pas compatible, à terme, avec le
traitement actuel des promotions, par définition inégalitaires...".
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sommaire
ac-créteil
: Circonscription de Dammarie-Les-Lys :
Évaluation
du personnel
Évaluation individuelle
Évaluation de cycle
Évaluation
Psychologues
CADRE DE FONCTIONNEMENT
· Locaux mis à disposition :
· Nombre d'écoles concernées :
· Nombre d'élèves correspondant :
· Origine des demandes d'aide : (Ecole / Rased / Parents
/ Organismes extérieurs)
· Nombre et répartition des élèves
pris en charge (Cycle 1 -dont GS- / Cycle II / Cycle III)
· Pourcentage par rapport au total des élèves
des écoles concernées
· Pour les CE2, pourcentage par rapport au total des élèves
estimés en difficulté aux éval. nat.
· Modalités des aides apportées : (Individuelles
/ Groupes restreints / Collectives -groupe classe-)
· Lieux des aides apportées : (Hors la classe /
Dans la classe)
· Fréquence des aides apportées : (Plus d'une
fois / semaine - Une fois / Semaine au moins - Bilan ponctuel)
· Durée des aides apportées : (Pluriannuelle
/ Annuelle / Périodiques)
ACTIONS DANS
LES ECOLES CONCERNEES
Décrivez vos actions dans les domaines suivants :
Actions
spécifiques dans la mise en place des projets d'aide.
(Aide à l'analyse des processus d'apprentissage des enfants
auprès des enseignants, étude des difficultés
éprouvées par les élèves, prévention
des difficultés scolaires, aide aux enseignants dans le
registre relationnel, conception, mise en uvre et évaluation
de mesures d'aides individuelles ou collectives d'élèves
en difficultés, animation de groupes de travail, accompagnement
des situations de crise, etc.)
Actions
d'accompagnement et de concertation
(Travail de partenariat en réunion de conseils de cycle,
des maîtres, en équipe éducative, communication
d'éléments d'observation et d'évaluation
relatifs aux élèves et à leurs parcours scolaires,
progrès et évolutions des élèves dans
tous leurs aspects, participation à l'élaboration
de programmes personnalisés d'aide et de progrès,
etc)
ORGANISATION
ET OUTILS DE TRAVAIL COMMUNS ET SPECIFIQUES
Décrivez les outils que vous utilisez (personnels et communs)
pour évaluer les difficultés des élèves
et élaborer les projets d'aide.
ACTIONS AUPRES
DES ORGANISMES ET INSTANCES EXTERIEURES AUX ECOLES
(Participation aux travaux des commissions institutionnelles (CCPE,
CDES
), liaison avec les organismes de prises en charge extérieures
(CMPP, Hôpital de jour, personnels de santé
),
participation aux travaux des institutions interministérielles
(DDASS, Justice), activités de formation et de recherche,
etc)
QUELS SERAIENT,
D'APRES VOUS, VOS BESOINS EN FORMATION ?
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Évaluation
maître E
Je procéderai
à votre inspection en situation professionnelle, à
l'exception des entretiens pratiqués avec les enfants ou
avec leurs familles. Je vous propose d'apprécier votre
pratique professionnelle à partir :
1. d'une séance d'aide à dominante pédagogique.
2. d'un entretien individuel permettant un éclairage sur
vos pratiques.
3. d'une réunion de concertation-synthèse avec les
autres membres du RASED
Vous voudrez bien tenir à ma disposition pour le jour prévu
de ma venue :
1. votre projet individuel de fonctionnement
2. les projets individuels d'aide spécialisée
3. les dossiers des élèves suivis
4. tout document susceptible de témoigner de votre rôle
dans l'organisation et le fonctionnement du RASED auprès
des écoles et de votre collaboration avec les partenaires
extérieurs.
Je vous remercie de remplir soigneusement le questionnaire ci-joint
et de me les remettre à mon arrivée, le jour de
votre inspection.
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Évaluation
maître G
Je procéderai
à votre inspection en situation professionnelle, à
l'exception des entretiens pratiqués avec les enfants ou
avec leurs familles.
Je vous propose d'apprécier votre pratique professionnelle
à partir :
1. d'une séance rééducative avec un ou plusieurs
enfants
2. d'un entretien individuel permettant un éclairage sur
vos pratiques
3. d'une réunion de concertation-synthèse avec les
autres membres du RASED
Vous voudrez bien tenir à ma disposition pour le jour prévu
de ma venue :
1. votre projet individuel de fonctionnement
2. les projets individuels d'aide spécialisée
3. les dossiers des élèves suivis
4. tout document susceptible de témoigner de votre rôle
dans l'organisation et le fonctionnement du RASED auprès
des écoles et de votre collaboration avec les partenaires
extérieurs.
Je vous remercie de remplir soigneusement le questionnaire ci-joint
et de me les remettre à mon arrivée, le jour de
votre inspection.
Source : http://www.ac-creteil.fr/ID/77/c14/Administratif/doc/evaluations.htm
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Département
65 : L'inspection
Courant 2001,
le SNUipp 65 publiait dans son bulletin des lettres de collègues
mécontents des conditions et des rapports de leur inspection.
Cette publication a déclenché des réactions.
Très vives, au début de la part des IEN et très
intéressées de la part d'autres collègues.
Le SNUipp
a alors organisé plusieurs réunions (congrès,
1/2 journée d'information syndicale, Assemblée Générale,
) sur le thème de l'inspection, ce qui a permis d'élaborer
collectivement des propositions et d'obtenir une première
CAPD " spéciale inspection " en juillet 2001.
Pendant l'année
2001/2002, un groupe de travail de la CAPD s'est réuni
2 fois : le SNUipp 65 et le SE-UNSA y ont participé; le
Sgen-CFDT n'y a pas participé.
Après
de nombreuses demandes auprès de l'Administration, le SNUipp
a enfin obtenu la tenue d'une deuxième CAPD spéciale
en juillet 2002, CAPD qui a débouché sur un nouveau
document : le "vade-mecum de l'inspection ". Ce document
définit les modalité pratiques de l'inspection dans
le 65.
Le SNUipp
a, bien sûr, des positions de fond sur l'inspection (quant
à la finalité, la pertinence, la présence
de la note dans les barèmes) L'IA a refusé de rentrer
dans ce débat.
Notre volonté a donc été de définir
des règles identiques pour tout le département afin
d'harmoniser les conditions d'inspection et d'empêcher les
abus dans certaines circonscriptions.
A partir de
nos propositions (voir nos bulletins précédents)
et d'un texte élaboré par les IEN, l'IA a proposé
le texte que nous publions ci-dessous. Nous sommes intervenus
pour l'amender sur la base de mandats définis lors des
réunions précédentes (AG, 1/2 journée
d'info syndicale,
)
Ce texte n'est
pas " le texte du SNUipp " que nous aurions accepté
sans réserve, puisqu'il comporte, pour nous, des points
de désaccord, mais il a l'avantage d'exister et est préférable
à l'absence de tout cadre, compte tenu des dérives
constatées dans certaines circonscriptions. Il devra s'imposer
à tous les IEN du département.
Il
ne sera respecté que si vous l'utilisez. N'hésitez
pas à nous signaler les abus .
Claude Martin
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Vademecum
départemental relatif aux modalités d'inspection
I/ prévenir
Toutes les visites des Inspecteurs/trices dans les écoles
sont annoncées dans des délais raisonnables :
- soit par
une annonce sur une période d'un demi-trimestre avec précision
du jour, la semaine qui précède la visite d'inspection.
- soit par une annonce la semaine précédente pour
la semaine suivante sans autre précision.
II) La
visite d'école
- La visite d'école dans une approche globale et systémique
est recommandée et se situe dans une perspective d'observation
sans notation.
- Elle permet
d'appréhender la réalité des conditions d'exercice
des enseignants à partir :
- des indicateurs de performance des enfants
- du traitement de la difficulté scolaire
- de l'environnement socioculturel et matériel
- des axes de progrès inscrits dans le projet d'école.
-Elle fait
l'objet d'une rencontre entre l'inspecteur/trice et l'équipe
enseignante sous forme d'entretien collectif et d'échange
informel autour des réussites ou des difficultés
relevées
- les modalités
de cette rencontre (lieu, durée, ordre du jour) sont préalablement
définies par les deux parties. Elle peut, par exemple,
se dérouler dans le cadre du conseil des maîtres.
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III) L'inspection
individuelle :
L'initiative de l'inspection revient à l'autorité
hiérarchique, mais peut également répondre
à une demande de l'intéressé(e)
* Elle a pour objectifs :
- de vérifier la conformité de l'enseignement dispensé
aux instructions officielles,
- de remédier aux retards d'inspection,
- de vérifier la mise en place effective des orientations
ministérielles dans la classe,
- de s'assurer que las axes prioritaires du projet d'école
sont déclinés dans les apprentissages individuels,
- d'être l'occasion d'un entretien individuel défini
ci-dessous.
* Donne lieu à différentes modalités d'échanges
:
- Une documentation pré-inspection peut être adressée
à l'enseignant pour éclairer son activité
à l'intérieur de l'école et ouvrir ainsi
des pistes pour l'entretien.
- Le renseignement des rubriques est laissé à l'appréciation
de l'inspecté(e) en fonction de son expérience,
de sa réflexion et des ses besoins.
- la ou les séquences observée(s) se déroule(nt)
en un seul moment, - sauf accord préalable des deux parties-
dans le respect de l'emploi du temps habituel.
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IV)
L'entretien individuel
- l'entretien a lieu normalement à l'issue de la visite
d'inspection dans les locaux de l'école,
- Il est d'une durée raisonnable et se déroule dans
des conditions fixées d'un commun accord,
- Il porte sur la ou les séquences d'apprentissage observée(s)
et peut être l'occasion d'une discussion entre pédagogues
avertis à propos des outils et des supports utilisés
ainsi qu'à propos de l'organisation globale dans laquelle
s'insèrent les enseignements dispensés,
- l'entretien individuel est un moment essentiel de l'inspection.
Il permet de confronter ce que l'enseignant a voulu faire et pense
avoir fait et ce que l'inspecteur(trice) a vu et perçu
du fonctionnement de la classe, dans ses différentes composantes
(contenus et démarches),
- Des conseils, des aides pouvant revêtir la forme de lectures
ou de sessions de formation sont prodigués à ce
moment qui seront inscrits dans le rapport d'inspection à
venir
- Trois documents administratifs réglementaires peuvent
être exigés au moment de l'inspection
- Le registre
d'appel de la classe
- Le registre
des élèves inscrits
- Le livret
scolaire des élèves
- Il est fortement
recommandé à chacun de produire les documents d'apprentissage
individuels ou collectifs en usage dans l'école pour éclairer
son activité pédagogique.
- Le rapport d'inspection est adressé à l'enseignant
dans le délai d'un mois. Il reflète le contenu de
l'entretien tel qu'il a été réellement conduit.
Il peut à ce moment faire l'objet d'un échange d'informations
complémentaires entre inspecteur(trice) et inspecté,
il est ensuite transmis à l'Inspecteur d'Académie
pour octroi de la note. Il peut alors donner lieu à des
observations écrites de l'intéressé, qui
bénéficie d'un droit de réponse; ces observations
sont intégrées au dossier d'inspection.
- Les notes pédagogiques sont arrêtées après
avoir été harmonisées au niveau national,
académique et départemental. Elles sont, dans la
mesure du possible, communiquées aux enseignants dans le
trimestre qui suit l'inspection.
-En cas de baisse de note, une nouvelle inspection peut être
prévue dans un délai rapproché. Les commissions
administratives paritaires compétentes sont informées
des cas de baisse de note.
Ce texte
est le résultat d'un travail de fond qui n'a pas toujours
été facile en CAPD, les IEN ont eu pour certains
des difficultés à admettre qu'il ne s'agissait pas
d'attaques personnelles.
S'il ne constitue
pas une véritable révolution, il a ouvert une brèche
dans un sujet tabou qui touche à l'autorité et constitue
un premier échange sur les pratiques professionnelles des
uns et des autres. Compte tenu de l'importance de la concertation
et l'évaluation dans tous les textes officiels, tout le
monde ne peut que s'en féliciter.
C'est nouveau
: l'IEN vous transmet le rapport avant l'IA. Vous pouvez y apporter
des modifications qui peuvent être prises en compte avant
la rédaction finale et la notation par l'IA
L'IEN peut
donner son avis sur ce qu'il a vu ( manuels, emploi du temps,
affichage, organisation de la classe..) mais ne peut l'imposer.
L'enseignant peut justifier ses choix, qui doivent être
respectés.
Faites définir
ces modalités à l'avance. Moment, durée,
lieu.
Source : http://65.snuipp.fr/
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LA NOTATION
Signer une
notation ne signifie pas acquiescement... Mais vaut notification.
le principe
retient que la note chiffrée doit être le reflet
de l'appréciation littérale. La mention de l'appartenance
religieuse, politique ou syndicale entache d'irrégularité
la notation ; de même que la mention de sanction effacée
ou amnistiée ou encore de les mentions entrant dans le
domaine de la vie privée...
Si l'agent
estime que sa notation ne reflète pas sa manière
de servir il peut, dans les délais du contentieux, sur
le fondement de l'article 6 du décret n°59-308 du 14
février 1959 relatif aux conditions générales
de notation et d'avancement des fonctionnaire, saisir la commission
administrative compétente :
"les
commissions administratives paritaires peuvent également
à la requête de l'intéressé, demander
au chef de service la révision de la notation. Dans ce
cas, communications doit être faite aux commissions de tous
éléments utiles d'information."
Dans le cas
ou une contestation s'imposerait, l'agent peut utilement consulter
son dossier administratif sur simple demande (Loi N° 78-753
du 17 juillet 1978 - Titre 1er . De la liberté d'accès
au document administratif - art 1er et suivants ). A cette occasion
il pourra contrôler l'éventuel présence de
documents qui n'entrent pas dans la constitution d'un dossier
individuel (mentions d'appartenance religieuse, politique ou syndicale
; lettres de mise en garde ou d'admonestation qui n'ont aucune
existence légale etc...)
En cas de
difficulté il peut, par écrit, saisir la C.A.D.A
(commission d'accès aux documents administratifs) : 66,
rue de Bellechasse 75007 PARIS - tél : 01 42 75 79 99
Cette commission
est habilitée à émettre des avis pour l'application
de la loi.
Pour le cas
ou l'administration resterait silencieuse l'agent peut agir par
voies de recours gracieux, hiérarchique ou contentieux
(voir ci-après).
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ACTUALITÉ
JURIDIQUE - FONCTION PUBLIQUE
LA NOTATION
Un refus par
une commission paritaire de saisir l'autorité ayant pouvoir
de notation vaut décision : Dans cette affaire, la requérante
a demandé à la commission administrative paritaire
de transmettre à l'autorité ayant pouvoir de notation
une demande visant à la révision de sa notation.
Elle soutient que le "notateur" n'a pas tenu compte
de sa manière de servir mais fixé la note en considération
de faits subjectifs. Nonobstant le fait qu'une commission administrative
paritaire n'a qu'un rôle consultatif et que ses délibérations
constituent un simple avis, son refus de saisir l'administration
d'une demande de révision de notation revêt le caractère
d'une décision faisant grief. En effet , ce refus prive
le fonctionnaire d'une voie de recours. En annulant la délibération
de la CAP, le tribunal administratif de DIJON (Req.N° 020305
- 10 avril 2003) n'a fait que rappeler la jurisprudence constante
du conseil d'État (C.E 24 février 1967 - 16 octobre
1989). 05/2003-15
Pas de notation
sans présence effective du fonctionnaire :
Le tribunal administratif d'Orléans a, dans son jugement
du 25 juin 2002 , annulé la notation d'un fonctionnaire
(Mme GRISLAIN - Req.N°98-1471). Mme GRISLAIN avait été
notée en 1997 alors qu'elle avait bénéficié
, à suivre, de novembre 1996 à juillet 1997, de
congés annuels, de maladie et de maternité puis,
sans discontinuité, d'un congé parental. De ce fait,
Mme GRISLAIN avait été absente du service pendant
la totalité de l'année 1997. Le tribunal a estimé
que l'application de l'article 65 de la loi du 9 janvier 1986
portant dispositions statutaires (notation) était subordonnée
à une présence effective du fonctionnaire dans le
service au cours de l'année de référence
(voir aussi le décret N° 2002-682 du 29 avril 2002
relatif aux conditions générales d'évaluation,
de notation et d'avancement des fonctionnaires de l'État
-J.O. 2 mai 2002, p. 7995). 06/02.24
Une baisse
de notation ne peut se fonder exclusivement sur une sanction disciplinaire
:
Le jugement du TA de LILLE du 26 avril 2001 ( M. RUTHER c/Commune
de MAUBEUGE - Req. n°00-2776) pose la relation NOTATION-SANCTION.
Ce dernier permet de distinguer clairement deux cas de figure,
au regard de la relation NOTATION-SANCTION : L'autorité
administrative peut prendre en considération un manquement
à la discipline (une faute disciplinaire) pour fixer la
note (CE - 23 février 2000 - Ministre de l'éducation
nationale c/Mlle COLLOMBAT) ; en revanche, l'autorité ne
peut se fonder, pour abaisser la note, sur la seule circonstance
qu'une sanction ait été infligée, car la
sanction peut avoir été prononcée pour des
faits sans rapport avec la valeur professionnelle de l'agent.
02/02.32
Une baisse
de note ne peut se fonder sur les seules difficultés relationnelles
:
L'abaissement de notation ne peut se fonder sur l'existence de
rapports dégradés dans un service dès lors
qu'il n'est pas établi que l'agent noté porte l'entière
responsabilité de cette dégradation (TA CHALON EN
CHAMPAGNE - 25 septembre 2001 - M.HOUIN c/OPAC de Châlons-en-Champagne
- Req. n°98-1046 et 99-1025) . 02/02.30
Ne pas confondre
notation et discipline :
Annulation d'une notation administrative fondée sur une
sanction disciplinaire. La notation d'un fonctionnaire, qui n'est
pas une sanction, doit être fixée uniquement au regard
de sa valeur professionnelle. (TA de LILLE 26 avril 2001- RUTHER
c/ la commune de MAUBEUGE - Req.N° 00-2776) . 6/01-23
La notation
doit être fondée sur la manière de servir
:
Recours en annulation de la notation d'un fonctionnaire. Caractère
indissociable de la note chiffrée et de l'appréciation
littérale. Illégalité d'une notation attribuée
sans considération de la manière de servir (Cour
Administrative de DOUAI - 27 avril 2000).
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sommaire
Notation
en Isère
Grille de
référence :
Echelon instituteur 4 5 6 7 8 9 10 11
Note de référence 11 12 13 14 15 16 17 18 19 19.1
19.2 19.3 19.4 19.5 19.6 19.7 19.8 19.9
Echelon PE 3 4 5 6 7 8 9 10 11
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Pour
en savoir plus
Vade-mecum
et qui sait tout ?
Le rapport
d'inspection
B-5-13-1 Inspection
* NS. 83 - 512 du 13/12/1983
* lettre du 4/05/1984
* Lettre du 25/09/2001
Un PE sortant d'IUFM ne peut être inspecté durant
sa première année d'enseignement.
B-5-13-2 Note
* L. 83-634 du 13-07-83 mod. par L.92-1268 du 30/12/1998, art.
17
* L. 84-16 du 11-01-84 Article 55
* NS. 83-512 du 13/12/1983 modifiée par NS. 2/11/94
* Lettre du 4/05/1984
B-5-13-2-1 Utilisation de la note
http://www.snuipp.fr/Kisaitou/CHAPITRE_B43.html
2.2.1. NOTATION
RLR 610-0 - L. 83-634 du 13/07/1983
RLR 720-3 - art. 23 du D. 90-680 du 1/08/1990 (BO 32)
RLR 803-0 - NS 83-512 du 13/12/1983 (BO 46) - Lettre du 4/05/1984
(BO 20)
L'art. 23 du statut particulier des professeurs des écoles
(D. 90-680 du 1/08/1990)
2.2.2. INSPECTION
RLR 631-1 - D. 90-675 du 18/07/1990 (BO 33) - NS 90-143 du 4/07/1990
(BO 29)
RLR 144-0 et 500-1 - L. organique du 30/10/1886 - D. organique
du 18/01/1887
RLR 803-0 - NS 83-512 du 13/12/1983 (BO 46) - Lettre du 4/05/1984
(BO 20)
Conséquences du refus d'inspection
http://vademecum-sgen-cfdt.org/rubrique310.html
retour
sommaire
Autres liens
" Modalités de l'inspection des personnels enseignants
Note de service n°83-512 du 13 décembre 1983
BO n°46 du 22 décembre 1938
" Inspection
: modalités, conséquences, refus d'inspection
Voir : http://www.ac-grenoble.fr/admin/carriere-formation/guide_rh/chap/2/203.php
Voir aussi
: http://www.ac-bordeaux.fr/WEB/persadmin/carriere/drh20.pdf
" Inspection second degré
http://www.ac-nice.fr/histgeo/ipr/lettre8.htm
http://www.etab.ac-caen.fr/ljv/ns_041006_inspection_pedagogique.htm#haut%20de%20page
" Titularisation des stagiaires
http://www.ac-bordeaux.fr/WEB/persadmin/carriere/drh19.pdf
" "
Inspection des personnels, des cycles et des écoles, une
interaction entre contrôle et évaluation "
Circonscription de XXX (Ille et Vilaine)
http://www.sauv.net/af.php?p=inspecm
Petit commentaire
personnel au regard d'une note de service de l'éducation
nationale concernant
" l'inspection des personnels, des cycles et des écoles,
une interaction entre contrôle et évaluation "
de la circonscription de [ .. ] en Ille-et-Vilaine
http://www.sauv.net/medreac.php
" Les conseils de l'Oncle Ben's *
[ Oncle Ben's
est non-identifié sur le site consulté ]
Documents
relatifs à l'inspection dans le cadre de l'École
primaire
¢ Code
de l'éducation - Articles L 241-1 et L 241-4
¢ Décret organique du 18 janvier 1887
¢ Arrêté organique du 18 janvier 1887
¢ Circulaire du 14 janvier 1930
¢ Note de service n° 83-512 du 13 décembre 1983
¢ Lettre ministérielle du 4 mai 1984
http://appy.ecole.free.fr/outilsped/inspection.htm
retour
sommaire
------------------------------------------------------------
2ème partie -----------------------------------------------------------
ac-reims
: CRDP
Les réflexions
d'un groupe d'Inspecteurs de l'Éducation Nationale de la
Marne
Trois inspecteurs
du premier degré se sont interrogés sur les enjeux
de l'inspection.
Ils proposent un cadre de réflexion et d'action, une éthique,
des méthodes, des protocoles dans les grands domaines qui
déterminent un ensemble de problématiques propres
aux métiers d'inspecteur.
Dans la perspective de transformation du système éducatif,
ils considèrent que les pratiques d'inspection sont appelées
à se renouveler.
A partir du
site http://crdp.ac-reims.fr/ien
, toutes les lignes répertoriées ci-dessous sont
des liens vers les articles correspondants. Certains sont en lien
direct avec le sujet du " dossier Inspection ", et d'autres
méritent aussi un détour
Un aperçu
des rubriques
Le métier
d'inspecteur
* Du mépris
à l'estime (Nouveau 11/01/05)
* L'ien, l'inspecteur d'académie et le 1er degré
: Les impasses de l'administration hiérarchique (Nouveau
11/04)
* Une année d'inspection, chiffres et mots (Nouveau 10/04)
* L'entretien entre l'I.E.N. et un enseignant, en présence
d'un représentant syndical (Nouveau 06/04)
* Le syndrôme du tâchisme de l'I.E.N. (Nouveau 05/04)
* Le positionnement de l'I.E.N. (Nouveau 03/04)
* L'inspecteur, un médiateur dans des situations de conflit
(1).
* L'inspecteur, un médiateur dans des situations de conflit
(2).
* Des racines ou des ailes ? Propositions pour refonder l'inspection.
* Inspection : reconnaissance, conformité et singularité.
(Nouveau 11/03)
* Récits et réflexions sur le métier : "Des
récits glosés"
- La crise dans la formation des IEN
- La crise du pilotage
- La crise de l'évaluation (A)
- La crise de l'évaluation (B)
- La crise de l'évaluation (C)
* L'inspecteur, son métier, le changement
* L'IEN, son métier, le métier d'enseignant
* Directeurs et inspecteurs
* Tensions entre valeurs anciennes et valeurs nouvelles
* Le conseiller pédagogique, l'IEN et l'équipe de
circonscription
* Collégialité et territoire : Quelles perspectives
pour l'inspection du XXIème siècle ?
retour
sommaire
Des pratiques
d'inspection
* L'inspecteur,
de l'entretien au rapport d'inspection
* A propos de l'évaluation à l'école primaire
* L'observation des actes pédagogiques - 09/99
* Le rapport d'inspection(I, II) - 01-06/99
* Une charte pour l'inspection
* Une réflexion sur l'inspection à partir d'un document
publié par un syndicat d'enseignants.
* Les entretiens d'inspection :
Entretien de contrôle
Entretien d'évaluation
Ecoute active en inspection
Place et enjeux de l'entretien en inspection
* L'évaluation des équipes :
Evaluer les équipes dans l'école
Evaluer des équipes d'école et d'établissement
* L'audit
* L'animation - 03/95 - 03/00
retour
sommaire
Les systèmes
et leur évaluation
* Regard
sur l'évaluation de l'enseignement en académie :
à propos d'un rapport de l'inspection générale
sur l'académie de Reims (A) (Nouveau 31/01/05)
* Regard sur l'évaluation de l'enseignement en académie
: à propos d'un rapport de l'inspection générale
sur l'académie de Reims (B) (Nouveau 31/01/05)
* Évaluation et professionnalisation. (nouveau 17/05/04)
* Accompagner et Former.
* Évaluer des équipes d'école : de l'individuel
au collectif?
* L'école maternelle aujourd'hui
* Animer et évaluer les RASED
* Mener une politique de RASED
* L'élève en difficulté et le réseau
* Evaluer des écoles : pourquoi, comment ?
* L'évaluation professionnelle: IEN évaluateur et
évalué
* Guide de l'équipe éducative
* REP : Communication et évaluation
* La circonscription, une organisation revisitée par le
management
* Analyse des pratiques professionnelles et accompagnement de
l'entrée dans le métier.
Pratiques
d'enseignement
* L'écrit
et son apprentissage (Nouveau 05/04)
* Lecture et implicite
* L'évaluation évaluée (CE2)
* L'enseignement de l'histoire - 10/97
* La citoyenneté dans l'école - 03/97
* Evaluer à l'école maternelle
Administration
* Secret
professionnel, obligation de discrétion, secret partagé
(nouveau 10/02/05)
* Pour en finir avec les commissions d'harmonisation "CM2-ème"
(npuveau 10/02/05)
* Délégation, représentation : l'I.E.N. est-il
concerné ?
* Les avis de l'IEN
* Le pénal, l'IEN et les fonctionnaires
* L'IEN et ses missions administratives.
Une page
échanges, avec un forum de discussion
Source : http://crdp.ac-reims.fr/ien/
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sommaire
Les
pratiques d'inspection dans l'enseignement primaire : discours croisés
d'inspecteurs et d'inspectés
Auteur : MARCEL
Jean-François
> résumé
http://www.inrp.fr/Acces/Biennale/5biennale/Contrib/254.htm
Thème
: L'action et l'environnement
Groupe
thématique : L'évaluation des savoirs, des pratiques
et des effets de la formation
Mots clés
: pratiques enseignantes, évaluation des enseignants du
primaire, pratiques d'inspection
Nos travaux
de recherche portent sur les pratiques enseignantes avec, comme
objectif, de les décrire et de contribuer à leur
explication. Pour ce faire, en nous appuyant sur le concept de
contextualisation, nous travaillons à l'élaboration
d'une théorie de l'action enseignante.
À partir de quelques points d'appuis théoriques
dégagés au cours de notre thèse, nous avons
élargi notre questionnement à deux sphères
concernant l'enseignant : sa formation et son évaluation.
C'est dans ce domaine que se situera notre contribution à
la Biennale 2000 qui fait suite à un travail amorcé
lors d'un symposium.
Notre article mettra en regard deux enquêtes par questionnaires
portant sur les pratiques d'inspection. Nous avons recueilli 40
réponses d'IEN et 123 réponses d'enseignants. Après
avoir présenté les principaux résultats et
les différentes typologies, nous convoquerons nos travaux
sur l'action enseignante pour procéder à une analyse
critique de la procédure d'évaluation de l'enseignant
du primaire.
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> version
longue
http://www.inrp.fr/Acces/Biennale/5biennale/Contrib/Long/L254.htm
Après
avoir présenté sous forme de CAH les résultats
de deux enquêtes par questionnaire portant sur les pratiques
d'inspection (échantillon de 40 IEN et de 127 enseignants)
nous les mettrons en regard. C'est la première partie de
ce que nous avions envisagé comme contribution avant de constater
notre erreur sur les consignes de ce forum. Nous livrons donc une
version très partielle sans trop savoir ce que sera le texte
complet pour des raisons de dimensions
L'inspection
dans l'enseignement primaire
- Les pratiques
d'inspection des IEN (l'IEN-psychologue, l'IEN-patron, l'IEN-pragmatique,
l'IEN-régulateur)
Une large
partie du questionnaire a été soumis à une
CAH : les variables décrivant l'IEN, les raisons de son
choix professionnel, la représentation de sa fonction,
ses pratiques d'inspection et la manière dont il percevait
l'enseignant durant ces moments-là. Nous présentons
brièvement les classes obtenues en recourant à des
portraits d'IEN pour rendre plus lisibles les tendances de l'ensemble
de l'échantillon.
l'IEN-psychologue
Même si sa visite est tributaire de la date de la précédente
inspection (au détriment d'un problème particulier
ou d'une curiosité pédagogique), il accorde à
la personne de l'enseignant une attention particulière.
Il choisit de se garder de tout a priori en se refusant de rencontrer
le directeur et de consulter le dossier de l'enseignant. Sa première
impression est construite à partir d'indicateurs humains
(comportements, langage et attitudes des élèves
et de l'enseignant pendant l'entrée en classe). Durant
l'inspection, il n'hésite pas à s'intéresser
(modalité parfois) aux activités extra-professionnelles
ou aux traits de la personnalité de l'enseignant.
Il accorde
à l'entretien une grande importance, en temps d'abord (supérieur
à la moyenne de l'échantillon) et en contenu puisqu'il
ne porte pas uniquement sur la séance mais aussi sur le
fonctionnement plus général de la classe. L'entretien
constitue le moment d'échange privilégié,
où pour les deux individus en présence la sphère
personnelle peut prendre le pas sur la sphère strictement
professionnelle.
Durant l'inspection
l'état d'esprit de l'enseignant est envisagé comme
constructif (concentration, vigilance, naturel) sans tension négative
(modalité non retenue pour : décontraction, agressivité,
anxiété et crispation).
Pendant la
rédaction du rapport, il n'évacue pas la double
destination du document mais il refuse de le cantonner à
un document purement administratif et n'hésite pas à
aborder des points non envisagées durant l'entretien.
En cas de
difficultés, il privilégie le recours à ses
des conseillers pédagogiques ; généralement,
il ne réitère pas sa visite pas plus qu'il ne propose
une baisse de note. En cas de travail remarquable, il multiplie
au contraire les modalités de valorisation : il n'hésite
pas à proposer une augmentation de note inhabituelle, à
demander à l'enseignant de présenter le CAFIPEMF
et il accorde au rapport un soin particulier.
L'IEN-psychologue
est plutôt en fin de carrière. L'exercice de l'autorité
est récusé dans les propositions des raisons du
choix professionnel (sont mis en avant l'accès à
un statut supérieur, la diversité des missions de
l'IEN et le besoin de changement). Il se définit comme
un formateur, un conseiller, un évaluateur et un administratif.
Ces variables citées dans leur ordre décroissant
d'importance du poids de leurs contributions confirment bien que
cet IEN privilégie la dimension psychologique de l'inspection.
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l'IEN-patron
Cet IEN débutant a choisi de devenir IEN en privilégiant
l'exercice de l'autorité (les autres propositions recueillent
toutes la modalité peu important). Avant l'inspection,
il n'hésite pas à tenir compte des informations
informelles (lettres ou coups de téléphones de parents,
rumeurs ...) et des échanges précédents qu'il
a eu avec l'enseignant : il tient à être le supérieur
hiérarchique à tout moment quitte à faire
quelques mises au point si nécessaire durant l'entretien.
D'ailleurs, il consacre beaucoup de temps à l'entretien
(durée supérieure à la moyenne de l'échantillon)
alors qu'il n'en va pas de même avec la phase d'observation
(durée inférieure à la moyenne de l'échantillon).
Il n'hésite pas à aborder le fonctionnement de l'école
ni tout ce qui touche la personne de l'enseignant (ses projets,
ses problèmes ...). L'entretien s'avère certainement
le moment le plus propice pour l'exercice de son autorité
qui n'exclut certainement pas quelque tendance paternaliste.
Avant l'inspection,
il envoie des documents sinon pour la préparer tout au
moins pour préciser ses attendes ; dans le cadre de ce
profil, cela pourrait s'apparenter à une sorte de prise
en main, de revendication de son pouvoir. Sa première impression
se fonde plutôt sur des indicateurs matériels (affichages,
agencement, rangement) que sur des indicateurs humain alors que
pendant l'observation, il précise s'intéresser (modalité
parfois) aux traits de la personnalité de l'enseignant.
Par contre, l'état d'esprit de l'enseignant n'a qu'une
importance toute relative puisque pour les variables n'apparaissent
dans ce profil que des modalités non retenue.
Le rapport d'inspection est rédigé très rapidement
mais l'existence du double destinataire reste présent,
ce qui est semble-t-il logique pour un IEN sensible au statut
hiérarchique (l'Inspecteur d'Académie est son supérieur
direct).
L'IEN-patron
sait prendre ses responsabilité. En cas de travail remarquable,
il incite l'enseignant à présenter le CAFIPEMF,
soigne son rapport et n'hésite pas à proposer une
augmentation de note inhabituelle. En cas de problème il
envoie ses conseillers pédagogiques mais n'hésite
pas non plus à sévir et à bloquer la note
(les deux variables apparaissent avec la modalité souvent).
l'IEN-pragmatique
Cet IEN débutant
s'avère plutôt atypique. Il n'hésite pas à
se définir d'abord comme un administratif et ensuite comme
un formateur. Cette définition est en adéquation
avec les raisons du choix professionnel puisque la première
à apparaître est une influence plus marquée
sur l'évolution du système éducatif (qui
devance le besoin de changement et l'attrait de la diversité
des missions de l'IEN).
Il apparaît
proche du terrain. S'il visite un enseignant, ce sera plutôt
à cause d'un problème particulier (modalité
souvent) qu'en fonction de la note de la précédente
inspection. Avant l'inspection, il tient compte de multiples informations,
provenant de ses conseillers pédagogiques, du directeur
de l'école mais aussi des informations ayant pour source
les parents d'élèves. Il construit sa première
impression à partir d'indicateurs matériels. Pourtant,
le moment où il se fait son opinion sur l'enseignant semble
être la phase d'observation (d'une durée supérieure
à la moyenne de l'échantillon). Il a d'abord fourni
à l'enseignant un document préparatoire de manière
à mieux cerner le professionnel au travail (et ce même
si, durant cette observation, il s'intéresse systématiquement
à des traits de personnalité). La phase d'observation
est le moment le plus propice au contact avec la réalité
pédagogique du terrain et c'est celui que privilégie
l'IEN-pragmatique. L'enseignant observé est d'abord naturel
même s'il note un certaine appréhension (concentration,
anxiété et angoisse apparaissent avec la modalité
non retenue).
L'entretien
a moins d'importance (durée inférieure à
la moyenne de l'échantillon) ; avec l'IEN-pragmatique,
le faire est plus important que le dire. Il ne se préoccupe
pas du double destinataire du rapport lors de sa rédaction,
même s'il récuse le fait de le cantonner à
un document purement administratif.
En cas de
réussite, il n'hésite pas à proposer une
augmentation de note inhabituelle. Pourtant, c'est en cas de problème
qu'il justifie pleinement son appellation (rappelons qu'un problème
particulier est la raison première d'une décision
de visite). Il rejette les sanctions, aussi bien le blocage que
la baisse de note. Il privilégie au contraire la deuxième
chance. Il reviendra pour procéder à l'inspection
et cette première inspection n'aura qu'un statut de visite.
Elle sera considérée comme un coup de main pour
permettre à l'enseignant de se remettre dans les rails,
une séance uniquement formative pour résoudre les
difficultés en les traitant au plus près. L'inspection,
relevant davantage de l'administratif (c'est sa représentation
des fonctions de l'IEN) ne viendra qu'ensuite.
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l'IEN-régulateur
Cet IEN a surtout choisi son métier par ambition : un statut
supérieur, un salaire plus important et l'exercice de l'autorité
précèdent l'attrait de la diversité des missions
de l'IEN. Ses pratiques d'inspection ne se définissent
qu'en négatif. Une curiosité pédagogique
ne motive pas une visite ; avant une inspection, il ne tient compte
ni des échanges précédents avec l'enseignant,
ni de son dossier, ni des rapports de ses conseillers pédagogiques.
Durant l'inspection, il ne s'intéresse jamais aux activités
extra-professionnelles de l'enseignant, par contre il décrit
son état d'esprit à l'aide de trois variables :
naturel, vigilance et appréhension. La tension semble circonscrite
puisque nervosité, angoisse ou crispation apparaissent
avec la modalité non-retenue.
L'entretien
ne semble pas avoir beaucoup d'importance. D'une durée
inférieure à la moyenne, il n'aborde ni les sphères
de la formation, ni celle plus personnelle de l'enseignant. L'IEN-régulateur
accorde par contre une grande importance au rapport et il s'accorde
très souvent un délai entre l'inspection et la rédaction.
C'est d'ailleurs la seule modalité de valorisation d'un
travail remarquable (les autres variables recueillent la modalité
rarement ou jamais : proposition du CAFIPEMF, augmentation de
note inhabituelle ou citation en exemple).
Pourtant cet
IEN se définit comme un formateur et un conseiller et refuse
le qualificatif d'administratif. En fait, l'IEN-régulateur,
qui semble sinon se désintéresser du moins prendre
une certaine distance avec l'inspection, ne s'implique réellement
qu'en cas de difficultés. Là, il se mobilise, délaissant
les possibilités de sanction (aussi bien le blocage de
note que le déplacement de l'enseignant) pour s'attacher
à résoudre le problème en envoyant tout d'abord
ses conseillers pédagogiques mais aussi en assumant son
rôle de formateur et de conseiller (tel qu'il se définit).
Sa visite ne sera plus considérée comme une inspection
(une visite ultérieure assumera cette fonction), mais servira
uniquement de régulation.
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l'IEN-gestionnaire
Nettement plus diplômé que les reste de l'échantillon,
l'IEN-gestionnaire n'est pas devenu IEN par ambition mais plutôt
par besoin de changement, ce que semble lui apporter la diversité
des missions de l'IEN. Il se définit prioritairement comme
un conseiller, un contrôleur et un évaluateur ; par
contre il récuse d'être un administratif et un formateur.
Les enseignants
sont prévenus de l'inspection et sont informés précisément
de ses attentes. Il prend en compte le rapport de la précédente
inspection ce qui est nettement différenciateur mais qui,
comme la préparation de l'inspection, peut répondre
à un souci d'étayage de son appréciation.
Cela peut révéler également un homme de dossier
et ce, d'autant plus que l'IEN-gestionnaire donne l'impression
de se méfier du moment même de l'inspection. Avant
l'inspection, il ne rencontre pas le directeur de l'école
et il conteste le fait de fonder sa première impression
sur les indicateurs matériels. D'après lui les enseignants
vivent sereinement l'inspection puisque huit noms caractérisant
divers degrés de tension apparaissent avec la modalité
non . Préserve-t-il ainsi une sorte d'extériorité
jugée synonyme d'objectivité ? En tous les cas,
la phase d'observation est d'une durée inférieure
à celle de la moyenne de l'échantillon.
Après
l'observation, il se départit quelque peu de sa position
en retrait et l'entretien ne concerne pas uniquement la séance
observée. Son attitude vis-à-vis du rapport d'inspection
est légèrement ambivalente : il s'interdit d'y mentionner
des points non abordés durant l'entretien, récuse
le qualificatif de document administratif mais garde en mémoire,
durant sa rédaction, la contrainte du double destinataire.
Il se montre
très sûr de son jugement, propose le CAFIPEMF en
cas de travail remarquable mais surtout en cas de difficulté
ne recourt pas à une deuxième visite et propose
directement le blocage de la note.
En conclusion,
l'IEN-gestionnaire semble se caractériser par une sorte
de technicité à trois niveaux : un travail préparatoire
important, une extériorité manifeste durant l'inspection
et une intransigeance dans le jugement.
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- Les enseignants
et l'inspection (le candide, le favorable, l'aigri, le sceptique,
le proche de l'IEN, l'opposant)
- Le candide
Pour le candide, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Durant l'inspection, il est simplement concentré et il
réfute la décontraction, l'agressivité, la
crispation, la pression mais aussi le naturel et l'indifférence.
Il rapporte que l'IEN s'est particulièrement intéressé
à ses relations avec les élèves. La note
pédagogique obtenue prenait à la fois en compte
sa prestation devant l'IEN mais aussi l'ensemble de son travail.
Lors de l'entretien,
les conseils de l'IEN n'étaient ni formels, ni trop théoriques,
ni dépourvus de réalisme. Au contraire ils s'avéraient
pertinents et permettaient une évolution des pratiques.
Le candide n'a pas eu de différent avec l'IEN qu'il définit
à la fois comme un formateur, un conseiller et un évaluateur.
Rajoutons
qu'il revendique une image positive généralisée,
auprès de ses collègues, de ses élèves,
de l'IEN et il l'étend d'ailleurs à l'image générale
des enseignants tant au niveau local qu'au niveau national.
Enfin, le
candide est un enseignant jeune et débutant, issu d'un
milieu aisé et ayant choisi le métier pour trois
raisons : son intérêt intellectuel, son rôle
social et le contact qu'il autorise avec les enfants.
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- Le favorable
Le favorable est dans l'ensemble assez proche du candide. Ses
conditions psychologiques au moment de l'inspection récusent
également l'angoisse, l'indifférence, la crispation,
l'agressivité, la décontraction, la pression ou
la nervosité pour ne retenir que le naturel et la vigilance.
L'IEN porte ici aussi son attention sur les relations aux élèves.
Ses conseils sont également pertinents et permettent une
évolution des pratiques (ils ne soufrent ni de formalisme,
ni d'excès de théorie, ni de déficit de réalisme).
La note pédagogique obtenue ne dépend pas de l'ancienneté
mais de la prestation devant l'IEN et de l'ensemble du travail
fourni.
L'image de l'IEN est, elle aussi, très favorable puisque
si les rapprochements avec censeur et administratif sont récusés,
l'IEN est qualifié de conseiller, de formateur et d'évaluateur.
Nous ne reprendrons pas l'image que l'enseignant pense avoir auprès
des partenaires de l'école, elle est en tout point semblable
à celle du candide.
Les principales différences apparaissent dans une certaine
ancienneté dans la carrière (attestée par
une participation assez importante à la formation continue)
et surtout dans les raisons qui l'ont incité à choisir
ce métier. Si nous retrouvons au départ les mêmes
raisons que le candide, elles se prolongent ici d'un pragmatisme
certain puisque nous trouvons qualifiées d'importantes,
la stabilité de l'emploi et le temps libre.
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- L'aigri
L'aigri est en rupture nette avec les profils précédents.
Il considère son image auprès de l'ensemble des
partenaires uniformément négative et pour le choix
du métier n'apparaissent que des raisons qualifiées
de sans importance : la stabilité de l'emploi et le temps
libre.
Ses conditions psychologiques lors de l'inspection attestent de
ce malaise puisque cohabitent naturel avec indifférent,
nerveux et agressif.
Il ne semble n'avoir aucun grief particulier par rapport à
l'IEN (qualifié de formateur et pas d'administratif) et
ses conseils ne sont ni trop théoriques ni dénués
de réalisme.
Rajoutons que l'aigri est titulaire du CAFIPEMF mais qu'il n'exerce
pas ses fonctions de formateur. Ce point est parfaitement en cohérence
avec l'ensemble du profil sans que nous puissions savoir s'il
s'agit d'une cause ou d'une conséquence.
- Le sceptique
La vision de l'inspection et de l'inspecteur est ici nettement
négative. L'état psychologique est dominé
par l'appréhension même si le sceptique n'a jamais
eu de différent avec l'IEN. Durant l'inspection, les relations
avec les élèves ne sont pas prises en compte, elles
passent au second plan au gré des marottes des IEN. La
note pédagogique ne dépend que de l'ancienneté.
Le sceptique est très critique à propos des conseils
de l'IEN : ils manquent de réalisme, ils sont trop formels
et trop théoriques, ils ne sont jamais pertinents et ne
sauraient permettre une quelconque évolution des pratiques.
L'image de l'IEN est aussi négative : censeur, administratif,
évaluateur mais surtout pas formateur ni conseiller.
En revanche,
si le sceptique fait montre de réserves certaines vis-à-vis
de l'inspection, il revendique une image très positive
auprès de l'ensemble des partenaires (IEN compris), les
raisons du choix de ce métier sont très nombreuses.
C'est un enseignant de milieu de carrière qui semble avoir
renoncé à espérer quoi que ce soit d'intéressant
des IEN.
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- Le proche
de l'IEN
Pour bien saisir ce profil, il convient de préciser que
la variable " maître-formateur " le caractérise.
Elle s'accompagne d'engagements de tout ordre dans le scolaire,
le périscolaire et même au dehors. La raison du choix
du métier est son intérêt intellectuel, certainement
pas la stabilité de l'emploi. L'image générale
qu'il revendique est unanimement positive.
Les conditions
psychologiques de l'inspection sont caractérisés
par la concentration et la vigilance. L'IEN est sensible aux relations
établies avec les élèves et les conseils
qu'il prodigue durant l'entretien ne sont jamais trop théoriques
mais sont souvent fort pertinents. La note pédagogique
dépend certes de l'ancienneté mais également
de l'ensemble du travail fourni et de la prestation devant l'IEN.
L'IEN, avec
lequel il n'a jamais eu le moindre différent est un évaluateur
mais certainement pas un censeur. Il ne lui connaît aucune
marotte.
- L'opposant
L'opposant se caractérise par un radicalisme certain. Cet
enseignant de milieu de carrière, largement diplômé
(diplôme universitaire de troisième cycle), assume
la direction. Pour lui l'intérêt intellectuel n'est
pas la raison de son choix professionnel.
Il vit mal l'inspection (crispation et anxiété)
même s'il sait que la note pédagogique dépend
exclusivement de son ancienneté et certainement pas de
sa prestation face à l'IEN.
L'image de l'IEN est très négative. Ses conseils
sont très formels, jamais pertinents et ne participent
en rien à une évolution des pratiques. Il n'est
ni une conseiller, ni un formateur mais affiche bien souvent des
marottes.
- Remarque
Si nous regroupons les effectifs à partir desquels ont
été élaborés les profils, nous constatons
que l'inspection et les IEN jouissent d'une image plutôt
favorable auprès des enseignants (70 contre 30). Nous remarquons
également que les profils sont relativement radicaux et
qu'aucun ne renvoie un discours nuancé, c'est tout pour
ou tout contre. Il serait intéressant de vérifier
si ce positionnement vis-à-vis de l'inspection, fort discriminant
dans notre échantillon, l'est également sur un échantillon
plus important et plus représentatif des enseignants du
premier degré.
retour
sommaire
- Discours
croisés sur l'inspection
Ce paragraphe
se propose de mettre en regard les résultats des deux enquêtes.
Bien sûr, les deux échantillons ne coïncident
pas géographiquement même si les questionnaires ont
été diffusés dans la France entière
et leur caractère contingent leur interdit toute prétention
de représentativité. En revanche, et malgré
ces réserves, nous pouvons penser qu'ils restituent, du
moins en partie, les grandes lignes des discours dominants de
ces deux corporations. A ce titre, la comparaison des réponses,
ne nous semble pas dépourvue d'intérêt.
- Comparaisons
liminaires
Si le fait
d'avertir l'enseignant avant l'inspection est reconnu par les
deux population (91,4 % et 92,5 % pour les IEN), il n'en va pas
de même pour la préparation de l'inspection (revendiquée
par 60 % d'IEN et reconnue par 26,5 % d'enseignants).
L'évaluation des durées des phases d'entretien et
d'observation différent largement :
Moyenne pour les enseignants Moyenne pour les IEN
Observation (en minutes) 69 (de 20 à 180) 96,1 (de 45 à
180)
Entretien (en minutes) 30,7 (de 5 à 120) 49,7 (de 20 à
90)
Les IEN revendiquent
une durée d'inspection nettement supérieure que
ne semble pas pouvoir expliquer à elle seule la différence
entre temps perçu et temps chronométré.
L'état psychologique de l'enseignant pendant l'inspection
Le tableau suivant récapitule les résultats en ne
présentant pour chaque population que les pourcentages
dominants (voir le site http://www.inrp.fr/Acces/Biennale/5biennale/Contrib/Long/L254.htm
les avis des uns et des autres sur agressivité, angoisse,
anxiété, appréhension, concentration, crispation,
décontraction, indifférence, naturel, nervosité,
pression, vigilance)
Seules l'appréhension
(beaucoup plus nette chez les IEN) et la vigilance font consensus
pour définir les conditions psychologiques de l'enseignant
durant l'inspection. En revanche, les enseignants mettent en avant
la concentration (ignorée par les IEN) et les IEN insistent
sur le naturel (réfuté par les enseignants).
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- Le rôle
de l'IEN (voir autre tableau : Censeur, Evaluateur, Formateur,
Administratif, Conseiller)
En fait, seul
le rôle d'évaluateur obtient une parfaite adhésion.
Les dissonances portent en revanche sur trois rôles : le
censeur (réfuté par les enseignants) mais aussi
le formateur et le conseiller (également rejetés
par les enseignants). Le malentendu semble sur ce point relativement
important.
- L'évaluation
du mérite (voir autre tableau : les avis des uns et des
autres sur ces formules : "
La notation
au mérite "
C'est la porte ouverte à
tous les abus
Si des précautions sont prises cela
peut être positif
Le mérite est un critère
plus intelligent que l'ancienneté
Cela va générer
des attitudes carriéristes
Cela ne pourra se faire,
les syndicats s'y opposeront
)
Remarquons que les enseignants soulignent fortement les risques
éventuels (beaucoup moins les IEN) alors que les IEN font
montre d'un radicalisme certain sur le caractère positif
de l'évaluation au mérite (l'accord des enseignants
est un peu plus tiède).
retour
sommaire
- Avantages
et inconvénients de l'inspection
Il s'agissait
ici d'une question ouverte et dans le tableau ne figure que les
pourcentages des occurrences d'apparition. (tableau sur les avantages
et inconvénients, pour l'enseignant, pour l'IEN : au niveau
psychologique
liés à la carrière
au niveau pédagogique
pour le système éducatif
les orientations de l'inspection (hiérarchique, infantilisante,
administrative)
la note pédagogique
la technique
de l'évaluation
les possibilités de sanctions
ou de valorisations
les modifications des pratiques
la proximité
la garantie
la régularité
Nous retrouvons
ici des avantages liés à la préservation
du système et de l'intérêt des enseignants
(pour leur carrière) voire des élèves (avec
les avantages pédagogiques). Les inconvénients semblent
surtout d'ordre technique (améliorer l'évaluation.
En revanche, et pour les IEN seulement, ils sont aussi liés
à l'impossibilité de toute discrimination (sanction
/ valorisation mais aussi note pédagogique).
Source : http://www.inrp.fr/Acces/Biennale/5biennale/Contrib/254.htm
retour
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Rapport sur
rapports
Le rapport d'inspection
- Georges GAUZENTE - 5 janvier 1999
LE RAPPORT D'INSPECTION - I
Le dispositif
choisi
Il s'agissait
d'analyser, en groupes de 2 IEN, un panel de 6 rapports issus
de plusieurs départements hors de la Marne, et préalablement
anonymés.
Cette analyse était guidée par une grille de lecture
(ci jointe) fondée sur des conceptions évaluatives,
ceci afin, d'une part, de référer ce travail aux
missions de l'inspecteur et, d'autre part, d'établir une
distance propice à la réflexion professionnelle.
Les observations des groupes ont été ensuite mises
en commun, des conclusions exprimées.
1. Réflexions
générales après le travail en groupes :
- Dans la
plupart des rapports, la valeur dominante, c'est le travail, sorte
d'analyseur utilisé pour parler de la classe. Comme si
l'idéologie de l'école était indissociable
de l'idée de travail, sans que le concept soit approfondi,
sans que l'on puisse dire le pourquoi des engagements manifestes.
- L'entretien
est quasiment absent des rapports (sauf quelques lignes dans le
E) on n'en voit jamais les effets. Aucune allusion n'est faite
à la parole de l'enseignant dont les valeurs, par voie
de conséquence, sont absentes, occultées.
- Les rapports
ne s'inscrivent pas dans une temporalité. Si les dates
en avaient été gommées, il aurait été
difficile de les situer. Le contexte de l'inspection n'apparaît
pas. Acte intemporel...
- Les jugements
exprimés ne sont pas étayés, en général,
par des référents.
- La question
de la finalité du rapport d'inspection est posée
: outil de travail ou outil de communication ? l'un et l'autre
sont ils compatibles ?
- L'observation
des premières pages "ne laisse pas de surprendre"
(?) : à qui s'adresse t on quand on accumule des renseignements
aussi disparates que les effectifs de l'école, la situation
maritale de l'enseignante (sic !), le numéro de sécurité
sociale, parfois (rarement) une appréciation de l'I.A.D.S.D.E.N.
etc.
- "L'appréciation
générale" du rapport E suscite des interrogations
: non compréhensible pour un tiers, peu cohérente
par rapport au reste du rapport, elle suscite cependant une autre
appréciation de l'I.A. qui paraît non moins compréhensible.
Si ces appréciations devaient prendre sens, ce ne pourrait
être que dans le cadre d'un dialogue avec l'enseignant.
- Si des aspects
organisationnels (cahier journal, organisation du travail...)
sont souvent cités, rien ou presque n'apparaît quant
aux processus d'évaluation. Les rapports s'inscrivent dans
une pratique institutionnelle, dans un "ça va de soi",
un ensemble d'évidences qui font que la trace ne rend pas
compte du questionnement, de la réflexion de l'enseignant.
retour
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2. Étude
des rapports :
- Rapport
A : Intemporel, sans allusion au contexte, il n'est pas réellement
un acte de contrôle, car aucun référent n'est
exprimé. Cela fragilise certains jugements ("sens
de l'équipe", alors que l'école n'a que 2 classes).
Les valeurs de l'inspecteur ne sont pas exprimées explicitement,
on déduit, par inférence, une conception marquée
par la logique, l'ordre, une certaine image des math. Une des
rares allusions à l'évaluation (par rapport à
l'ensemble des rapports) : les scores de compréhension.
Cet "instantané" aux contours flous pose la question
de la conception de l'acte d'inspection et de l'utilité
du rapport.
- Rapport
B : Si les valeurs de l'inspecteur sont lisibles (il se dégage
une conception de l'enseignement), les valeurs de l'enseignant
n'apparaissent pas. Le système de valeurs que l'on perçoit
n'est pas étayé. D'où le sentiment d'un ensemble
de jugements de valeur. Seule la "personne" de l'enseignant
est visée. Les faits proprement dits sont rares. Il semble
que l'on soit dans un modèle marqué par la gestion,
la continuité du service (maître "présent"
qui tient une classe difficile), sa professionnalité n'étant
pas essentielle. Il n'y a donc pas à proprement parler
de travail d'évaluation.
- Rapport
C : Il y a bien des actes d'évaluation, mais ceux ci sont
strictement dépendants du système de valeurs de
l'inspecteur, qui s'exprime dans des expressions fortes, "hérésie
pédagogique, "procédé directorial"...
Deux questions importantes se posent :
- la question
du destinataire : les observations concernant le directeur et
l'école sont adressées à l'adjointe ; l'I.A.
lui même rappelle... à l'adjointe que les problèmes
évoqués sont à traiter en conseil des maîtres...
- la question
de la déontologie. Il semble qu'une pratique "individuelle"
soit appliquée à un système (l'école),
que l'individu et le collectif soient confondus.
- Rapport
D : presque totalement descriptif, y compris la partie projet
d'école. La formule "je relève la note"
n'a pas de fondement légal. Le système "adverbial"
rigidifie le dispositif de notation.
- Rapport
E : sur l'appréciation, voir plus haut. Le rapport est
une longue liste de points contrôlés. Les annotations
de l'I.A. correspondent à des préoccupations de
gestion du moment (l'allemand...) ou à des points de vue
particuliers (sur l'ATSEM). L'entretien est cité (seul
rapport 2 lignes), au titre de rubrique particulière. Ce
qui attire l'attention, c'est le style tout en nominalisation
: catalogue de noms (classe, langage,...), groupes nominaux (documents
présentés...) etc., ce qui est interprété
comme le contraire d'un processus dynamique et ouvre sur l'interrogation
: "est-ce que le rapport d'inspection est un texte, doit
il l'être ? "
- Rapport
F : Dans ce rapport, un absent : le maître. Il n'est pas
porteur des valeurs de l'inspecteur, la présentation éclatée
en des dizaines de points vérifiés, le style impersonnel
et désincarné de la dernière page le réduisent
à un rôle purement instrumental, tendent à
figer les choses.
L'affichage de fortes intentions de contrôle est compromis
par l'absence de référents et n'échappe pas
aux formulations approximatives qui évitent au contrôleur
d'exposer ses valeurs, donc de s'exposer (ex : "les supports
sont pertinents..."). Ce type de dispositif est considéré,
dans sa volonté clarificatrice, comme incompatible avec
la complexité de l'acte d'enseignement.
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3. Élargissement
de la réflexion, perspectives
- L'utilité
du rapport d'inspection : à quoi sert il ? et est ce lu
? Certains pensent que la présence de la note obère
la lecture du texte. Cependant, beaucoup pensent que les enseignants
lisent effectivement le rapport. Si l'utilité paraît
certaine, à l'instar des actions de formation, il est assez
illusoire d'attendre une mise en uvre point par point. La
question peut être posée directement aux enseignants.
Lors des entretiens "préalables", ceux ci évoquent
fréquemment le rapport précédent.
Mais il ne
faut pas oublier que la fonction originelle et traditionnelle
du rapport a été de "conserver".
Or, aujourd'hui,
le rapport se conçoit plutôt dans un contexte de
changement : pour ce faire, il est un outil inscrit dans des méthodes
dialogiques. Dans le cadre de la. loi, il s'agit de permettre
à l'enseignant d'entendre d'autres points de vue.
- Dans ce
contexte de changement, le rapport peut il être encore réduit
à un constat de conformité ? Ne doit il pas devenir
un acte de formation, à l'opposé d'une logique de
conservation ?
- L'autonomie
des établissements met en cause le maintien des pratiques
traditionnelles d'inspection et du rapport dans sa destinée
originelle (l'I.A., la notation). Ne faudrait il pas que les rencontres
individuelles s'inscrivent dans le système école
? D'autres modalités sont à inventer.
- L'inspection
individuelle peut constituer une bonne approche préparatoire
à l'inspection d'école, les pistes de réflexion
peuvent être reprises. Les enseignants discutent rarement
de leurs rapports. D'autres modalités sont à trouver
pour amener les enseignants à se concerter. Sans doute,
l'inspection gagnerait à être demandée par
ceux ci. L'inspection individuelle traditionnelle suscite angoisse,
affrontements de valeurs, non-communication car inscrite dans
des registres hiérarchiques.
- Dès
lors que le rapport s'inscrit dans un ensemble de dispositifs
de communication, il est important de fixer le cadre de celle
ci, pour assurer sécurité et confiance. On peut
dire à l'enseignant que l'on vient prendre des informations,
l'engager dans un processus favorable aux apprentissages : les
maîtres retiennent du rapport ce qui leur a permis d'apprendre
quelque chose, ce que l'on ne souhaite pas apprendre soi même.
- Dans ces
conditions, il n'y a de rapport utile que si l'entretien a été
long.
- La réflexion
sur le rapport d'inspection renvoie aux concepts de l'évaluation
(il y a un rapport d'homologie avec l'évaluation scolaire,
qui sera abordée lors de la prochaine réunion).
La théorie du "renversement" (M. LECOINTE) est
une invitation à y réfléchir.
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LE RAPPORT
D'INSPECTION - II
Les collègues
présents s'accordent sur une grille de lecture des rapports
qu'ils ont apportés :
1) pistes
méthodiques de la rédaction du rapport
- structure, principes d'écriture
- texte ou non texte, en référence à la typologie
des textes : narratif, descriptif, explicatif, injonctif, argumentatif
- énonciation : 3ème personne, l ère et 2"m`
personnes
- connexité : logique ? chronologique ?
- éléments modélisateurs : " il faut,
il convient, certainement, à juste titre... Je vous propose...
2) pistes
relatives au(x) métier(s)
- conceptions relatives à l'institution
- conceptions relatives à l'inspecteur, à sa parole
- conceptions relatives à l'enseignant, à sa parole
Références
: à la situation pédagogiques, à l'entretien.
A. Le premier
rapport
Il distingue le " rapport " proprement dit du "
compte rendu d'évaluation ", qui figurent sur la même
page. Le "rapport" se limite à 3 éléments
de constats sur la maîtrise de l'organisation, la capacité
à faire des choix pédagogiques et éducatifs,
un indice d'investissement professionnel.
- Le " compte rendu d'évaluation " : il se réfère
à l'entretien, à l'observé. Chacune des 3
parties s'organise autour de 3 types textuels successivement articulés
: explicatif, argumentatif, injonctif (avec des expressions de
modélisation variées). Les référents
institutionnels, lors d'une 2ème lecture, sont assez présents,
mais non comme une norme, plutôt comme un repère.
Chacun des
points abordés s'appuie sur le ressenti et les conceptions
de l'enseignant (à partir desquels s'exprime un problème),
puis développe une analyse validante avant d'apporter des
conseils.
Le lecteur perçoit que les problèmes retenus résultent
de la confrontation de points de vue différents, mais qui
ne se rejettent pas. C'est seulement après que les valeurs
de l'inspecteur apparaissent.
Ces valeurs sont bien exprimées, elles ne le sont pas d'emblée,
elles sont liées au problème qui s'est construit
dans l'entretien.
B. Le deuxième
rapport
Il s'agit bien d'un texte, dont les articulations sont renforcées
par la typographie. Texte à dominante descriptive, avec
surgissement du locuteur par modélisateur (" bien...
") et des éléments argumentatifs (" donc
", " trop "...).
Les référents sont ceux de l'inspecteur, certains
sont dans l'observable (enfants, cahiers...), cependant que l'acte
d'entretien est évoqué.
Ce rapport permet de poser le problème de " l'acte
de parole qui qualifie un professionnel " : le conseil, la
suggestion, l'influence...
C . Le
troisième rapport
Il s'agit bien d'un texte qui repose peu sur l'observé.
Les référents en sont le maître, l'entretien,
des points de vue externes (ouvrages, références
pédagogiques). On y retrouve une analyse validante.
Le " rapport " est distinct du " compte rendu d'évaluation
". Celui ci est fondé sur l'entretien. L'énonciation
privilégie le " vous ". Les suggestions sont
exprimées à l'impératif et participent d'une
stratégie d'influence. Celle ci est légitimée
par la stratégie consistant à ce que le maître
soit amené à poser le problème.
Une réflexion
générale clôture ce travail. Une rupture est
perçue avec des types de rapports plus anciens : le cadre
et les contraintes institutionnelles ne sont plus postulés
d'emblée, mais sont intégrés comme référents
dans l'étude des problèmes évoqués
lors de l'entretien. La question se pose du moment et du statut
de l'entretien, l'entretien post-observation étant souvent
contraint par des logiques de justification.
L'évolution la plus significative est bien celle qui consiste
à construire, avec l'enseignant, une professionnalité
en évolution.
Les stratégies dominantes sont celles de l'écoute,
de l'analyse, de la validation, de la suggestion, de l'influence
et du conseil. Dans ce cadre, c'est l'entretien qui est au cur
de l'inspection, cependant que le rapport, pour reprendre une
des questions du précédent collège, est un
outil de changement plus que de conservation.
Source : http://crdp.ac-reims.fr/ien/metiers_fichiers/rapport.PDF
(version html)
Ministère de l'éducation nationale, de la recherche
et de la technologie
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Rapport Monteil
: Propositions pour une nouvelle approche de l'évaluation
des enseignants
Sommaire du
rapport
Avant-propos
L'évaluation
1. Quelques constats
2. d'une approche individuelle à un enrichissement collectif
3. Trois propositions liées
4. Pour conclure
Juin 1999 -
9 pages
Avant propos
" Inscrire
la carrière des enseignants au cur d'une véritable
politique de valorisation des ressources humaines et d'amélioration
de leur situation professionnelle " comme le Ministre de
l'Education Nationale de la Recherche et de la Technologie en
exprime la volonté " en accordant une attention particulière
aux problèmes de notation notamment pédagogique
", conduit à s'interroger à la fois sur le
processus d'évaluation lui-même, en tant que support
de la notation, et plus largement sur son inscription dans une
démarche de valorisation institutionnelle de ses contenus
et de ses produits. Ce rapport traite successivement de ces deux
points avant de formuler trois propositions principales.
I-L'évaluation
: quelques constats
Sans engager
de longs développements sur le processus d'évaluation
dont résulte la notation, il convient cependant d'en proposer
une brève analyse. En effet, en souligner certaines des
caractéristiques dominantes devrait permettre de saisir
l'intérêt de modifier des pratiques parfois plus
proches d'un rituel pédagogique en voie de sécularisation
que d'une démarche pour repérer et apprécier
des performances et des compétences.
D'abord une
prise de position. Toute action, comme celle d'enseigner, qui
vise à faire acquérir des connaissances et construire
des compétences, suppose, pour la conduite efficace de
son déroulement, d'en contrôler les effets. L'évaluation
dont la vertu première est de permettre la confrontation
d'un résultat à un objectif s'impose donc comme
une nécessité. Cela ne va cependant pas sans entraîner
quelques confusions. La distinction, par exemple, entre évaluation
sommative et évaluation formative dans la pratique la plupart
du temps mal assurée, est une source de réelles
difficultés. En effet, la première a pour but de
fournir un bilan (la situation du professeur) et de concourir
à une décision (promotion au choix ou pas, passage
ou non à la hors classe), la seconde a pour finalité
d'informer l'enseignant sur l'état de ses méthodes
didactiques ou pédagogiques et donc de lui permettre d'en
corriger ou d'en modifier le cours. Dans la réalité
on assiste à une confusion des deux voire à une
contamination de l'évaluation formative par l'évaluation
sommative.
Ensuite quelques
constats. Quel jeune enseignant n'a pas souhaité pour ses
premières inspections " tomber sur le bon inspecteur
" ; celui qui saura l'apprécier à sa juste
valeur, celle, bien entendu, qui lui vaudra " un bon départ
dans la carrière ". Un tel souhait est probablement
moins irrationnel qu'on pourrait ne le penser. Certaines analyses
montrent assez clairement des divergences inter-évaluateurs
comme intra-évaluateur. Les explications de ces phénomènes
de divergences méritent que l'on s'y attarde. L'évaluation
est un comportement et comme telle elle relève d'un certain
nombre de déterminants susceptibles d'avoir des effets
sur le jugement et la prise de décision. Ces effets dits
effets de source sont nombreux, (les professeurs y sont d'ailleurs
quotidiennement soumis dans leur propre pratique d'évaluation
des performances de leurs élèves) aussi suffit-il
ici d'en fournir quelques exemples.
Ainsi la
connaissance de la note antérieure (ou des éléments
du rapport) influe-t-elle sur la note actuelle par un effet d'assimilation
qui conduit à une réduction de distance entre la
note antérieure et la note virtuelle. Le fait d'être
inspecté en présence d'une bonne classe ou d'une
mauvaise classe n'induit pas nécessairement le même
jugement. De même certains résultats de travaux indiquent,
toutes choses égales par ailleurs, des différences
de notation entre hommes et femmes. Bien réelles, ces distorsions
évaluatives ne doivent cependant pas laisser croire à
une quelconque incompétence intrinsèque des évaluateurs.
Simplement, confrontés à une situation de jugement
l'évaluateur traite cette situation en fonction des informations
dont ils dispose et qui peuvent tenir tout autant aux caractéristiques
de la situation scolaire elle-même qu'aux caractéristiques
sociologiques ou psychologiques des personnes évaluées.
Ces informations dont il dispose a priori provoquent chez lui
des attentes spécifiques. Dès lors son attitude
dans le recueil d'indices vise à relever les occurrences
en accord avec ses attentes ; attentes qu'il a élaborées
à partir de l'univers de référence. Aussi
peut-on penser que l'acte d'évaluer est gouverné
autant sinon plus par ce que l'évaluateur " a déjà
dans la tête " et les situations dans lesquelles il
est placé, les deux choses étant souvent liées,
que par les compétences exprimées par la personne
à évaluer. Dès lors les informations préalables
(souvent mauvaises conseillères) favorisent l'élaboration
d'une représentation qui, à son tour, déterminera
des attentes qui elles-mêmes joueront le rôle de sélecteur
d'indices dans l'appréciation des comportements. Alors,
la connaissance du rapport antérieur, l'information par
un collègue qui " connaît bien " le professeur
à évaluer doivent-elles être bannies ? Certainement
pas, mais qu'elles adviennent après l'évaluation
et la notation et les appréciations y gagneront en objectivité.
Enfin, et
sans entrer dans une analyse approfondie qui déborderait
le cadre de ce rapport, il convient de souligner clairement certaines
extrapolations abusives attachées à l'évaluation.
Ainsi existe-il, à partir des performances observées,
une tendance à inférer des caractéristiques
morales (capable d'effort) ou intellectuelles (inventif) cela
à travers l'emploi de traits de personnalité (dont
le réservoir lexical est pratiquement inépuisable).
Ce phénomène de psychologisation (cela fonctionne
remarquablement également sur les bulletins trimestriels
des élèves où à partir d'une performance
on fait souvent une inférence personnologique) ne recouvre
aucune réalité scientifique. Ces traits de personnalité
ne rendent pratiquement jamais compte d'une consistance effective
des conduites. Aussi faut-il s'attacher à en contrôler
l'utilisation, d'autant qu'inscrits dans un rapport il fonctionneront
comme information préalable générant des
attentes qui conduiront l'évaluateur à s'engager
dans la confirmation d'hypothèse.
Savoir que
l'on peut être à ce point influencé dans ses
évaluations devrait-il conduire au refus d'évaluer
? Certainement pas, quelles que soient les conceptions que l'on
peut avoir par ailleurs, il ne saurait y avoir d'assignation d'objectifs
sans contrôle de leur évolution et atteinte. Nos
sociétés n'étant pas particulièrement
vouées aux déclins des hiérarchies, au moins
fonctionnelles, le jugement en demeure la clef de voûte.
Dès lors, autant qu'il porte son nom et que l'équité
en soit la règle. C'est pourquoi s'impose à l'égard
des pratiques évaluatives corrections et améliorations
et cela aussi bien dans leur forme que dans leur contenu.
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II-L'evaluation
: d'une approche individuelle à un enrichissement collectif.
S'il s'agit
bien de traiter de l'évaluation du professeur dans le but
d'apprécier ses performances et de repérer comment
il exprime au profit des élèves et de la classe
les compétences acquises, il faut également envisager
les apports éventuels de ce même professeur à
l'évolution des méthodes et pratiques pédagogiques
dans le cadre plus général d'une réflexion
permanente sur l'acte d'enseigner et d'apprendre comme sur celui
d'éduquer et de former, voire celui de gérer et
d'entreprendre. En effet, hormis le temps de l'entretien (ce fameux
colloque singulier entre le professeur et l'inspecteur), rien
ne permet de retenir et encore moins de faire partager à
une communauté disciplinaire ou pluridisciplinaire les
interrogations, les réflexions, les réussites voire
les échecs attachés à la vie de la classe,
à la transmission des savoirs, à la nature des programmes,
aux dispositifs logistiques etc
c'est à dire à
tout ce qui constitue les supports de l'expertise du professeur
dans et au delà de la classe.
Ce n'est
pas disqualifier une pratique que de juger la relation d'inspection
parfois infantilisante en soi et assez faiblement productive.
Inscrite dans un temps et un espace limités elle détermine
en fait un moment d'évaluation sommative plus que formative.
Les conseils de l'inspecteur ou de l'inspectrice, aussi avisés
et pertinents soient-ils, demeurent assez largement contingents
à la séquence pédagogique considérée.
Or, la richesse et la complexité de l'acte d'enseigner
ne saurait être rendues à travers les seules expressions
d'une leçon en temps limité et d'une brève
interaction subséquente entre l'acteur et l'observateur.
De plus, la séquence pédagogique observée,
même si elle est convenablement resituée dans un
ensemble de programmations et de progressions pédagogiques,
ne peut véritablement rendre compte des moyens mis en uvre
pour traduire dans le temps les objectifs généraux
du programme en objectifs pédagogiques.
Si l'on ajoute
à ces contraintes objectives celles liées à
la charge considérable des corps d'inspection qui doivent
" gérer " un nombre de professeurs tel qu'il
interdit pratiquement toute relation suivie, on est " naturellement
" conduit à souligner le caractère quasi anachronique
de l'inspection telle que les cadres pédagogiques de l'éducation
nationale sont amenés à la pratiquer. Ces difficultés
objectives ne sont cependant pas dirimantes pour la pratique évaluative.
Elles peuvent en effet être levées, au moins en partie.
Nous y reviendrons lors de la présentation des propositions.
C'est pourquoi
il convient de rappeler deux points essentiels. Le premier tient
à la réaffirmation de la nécessité
d'observer le professeur dans le cours de son enseignement et
donc de maintenir dans l'évaluation la dimension fondamentale
de l'appréciation de l'action d'enseigner. En effet, dans
un souci de correction ou d'évolution de ses pratiques
celui-ci a besoin de bénéficier d'un retour d'informations
qui viendront compléter celles qu'il produit lui-même
à travers l'évaluation des apprentissages et des
performances de ses propres élèves. Bien qu'attachée
à une séquence pédagogique donnée,
c'est dans ce retour d'informations que la fonction d'inspection
(dont on verra les aménagements éventuels plus loin),
puise une part importante de son sens.
Le second
point engage, lui, une perspective un peu nouvelle de l'évaluation
des pratiques pédagogiques et de l'expérience acquise.
Chaque professeur, quelle que soit sa discipline, se trouve, dans
l'exercice de son enseignement, confronté à différents
programmes, à des groupes d'élèves de niveaux
de compétences cognitives variées et à des
attitudes et comportements sociaux parfois très contrastés.
La gestion de cette diversité fait en quelque sorte le
quotidien de l'exercice professionnel des enseignants. Elle se
nourrit de réponses ou de sytèmes de réponses
adossés à des réflexion, des analyses, des
méthodes voire des " tours de mains " probablement
également variées et qui sont tous orientés
en direction de la réussite des apprentissages des élèves.
Or aucune forme organisée d'évaluation ne permet
d'en rendre compte. Dès lors nul espace institutionnel
n'est susceptible d'en saisir et d'en utiliser la richesse éventuelle
au profit de l'ensemble de la communauté des enseignants
toute entière.
C'est pourquoi
il est probablement urgent de concevoir une approche plus positive
de l'évaluation des professeurs en l'abordant sous un double
aspect. Ainsi devrait-elle permettre à la fois d'observer
et d'apprécier (comme aujourd'hui mais avec une évolution
du dispositif, cf infra) les pratiques d'enseignement telles qu'elles
s'expriment en situation et de retenir et de mettre à profit
les réflexions, les analyses, les propositions des professeurs
liées à la vie de leurs classes, à la réalité
des programmes et à celle de leur mise en uvre. L'évaluation
prendrait dès lors, à partir d'un fondement individuel,
une véritable dimension collective. Les expériences
de chacun seraient de cette façon susceptibles de fournir
le matériau d'un patrimoine d'expertises, didactiques et
pédagogiques, effectivement partagé.
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III-L'évaluation
: trois propositions liées
1. Pour
traduire les éléments avancés sous II un
premier principe de base de l'évaluation des professeurs
devrait reposer sur la production d'un rapport d'activité
tous les trois ans. L'instruction en fournirait le thème
principal, l'éducation et l'administration les thèmes
éventuellement associés.
1.1. L'instruction
(enseigner et apprendre)
Sous cette
rubrique le professeur décrirait, analyserait et mettrait
en perspective les savoirs dispensés. Il serait ainsi invité
à formuler un point de vue sur les contenus et les niveaux
de complexité des programmes. Il analyserait de même,
à travers les caractéristiques de ses élèves
et de ses classes, les difficultés éventuelles d'apprentissage
des premiers et les conditions d'organisation, facilitantes ou
non des secondes. Cette production du professeur serait à
considérer comme une contribution à une réflexion
collective sur la discipline et les situations pédagogiques
pour la définition et le suivi des projets d'enseignement.
Un conseil des études propre à chaque établissement
pourrait pour une part utilement se nourrir de ce type de contribution.
Une telle démarche permettrait tout à la fois de
favoriser un engagement plus collectif du professeur dans le processus
d'enseignement, en prenant institutionnellement en considération
son expertise, et de fournir des éléments d'évaluation
sur sa compétence à rendre compte et à analyser
une pratique.
1.2.L'éducation
Il s'agirait
ici de rapporter sur d'éventuelles actions accomplies dans
le but de faciliter ou d'accompagner les apprentissages ou le
développement social, individuel et collectif, des élèves.
Ce type de contribution pourrait, là encore, nourrir la
réflexion et les projets liés plus largement à
la vie scolaire dans les établissements. En effet, dans
le cadre même de leur enseignement les professeurs sont
en mesure de repérer, au delà des démarches
et performances cognitives des élèves, des dimensions
de comportements et de conduites sociales, individuelles et collectives,
utiles pour faire évoluer les dispositifs éducatifs
des établissements.
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1.3. L'administration
Dans ce domaine
il conviendrait d'indiquer et d'analyser les éventuelles
responsabilités collectives assumées en relation
avec l'instruction et l'éducation. Ce type de contribution
éventuelle serait susceptible d'apporter de précieux
éclairages pour l'organisation pédagogique et sociale
qui structure une part significative des projets d'établissements
Le rapport
constituerait la base d'un entretien ouvert et approfondi avec
le professeur qui associerait les inspecteurs concernés
et le chef de l'établissement. En effet, conçu comme
un espace de partage entre différents acteurs de l'enseignement,
il permettrait, à partir de l'expression même du
professeur et par la confrontation des points de vue, de mieux
appréhender et donc de corriger éventuellement certains
aspects de l'acte d'enseignement et plus largement de son organisation.
Outre son
apport éventuel aux différents projets disciplinaires
et interdisciplinaires ou/et aux projets d'établissements
(cf supra) il permettrait d'éclairer, notamment par l'entretien
dont il serait le support, " la note administrative "
qu'il appartient au chef d'établissement de porter.
Le second
principe de base de l'évaluation correspondrait à
l'observation de séquences d'enseignement et représenterait
l'inspection pédagogique proprement dite, support de la
note pédagogique dont l'attribution reviendrait évidemment
à l'inspecteur de la discipline .
Cette observation
conduite par deux inspecteurs pourrait impliquer que l'un des
deux soit extérieur à la discipline. Il s'agirait
ainsi de croiser un regard lié à la discipline avec
un autre plus orienté sur les aspects transversaux de l'acte
d'enseigner. Par cette double présence, on faciliterait
l'engagement dans l'élaboration d'une culture plus collégiale
de la fonction d'inspection, on atténuerait également
les risques de psychologisation, et certains effets de source
(cf supra I) tout en favorisant éventuellement une interaction
post observation plus riche parce que nourrie de points de vue
différents. En effet, l'entretien avec l'enseignant pourrait
avoir lieu aussi bien avec le seul inspecteur de la discipline
qu'avec les deux selon la décision même du professeur.
L'intérêt
principal d'une approche de l'inspection pédagogique par
des inspecteurs de disciplines différentes tient à
son aspect formateur pour les corps d'inspection et donc à
la possibilité de rendre plus homogènes les pratiques
d'évaluation pédagogique entre disciplines. Ainsi
une telle approche permettrait-elle, par l'acquisition de représentations
partagées, de minorer les différences éventuelles
de traitement entre les professeurs de disciplines différentes
sans pour autant affaiblir le jugement disciplinaire qui continuerait
à appartenir au seul inspecteur spécialiste.
Par ailleurs,
les évaluations qui feraient apparaître des difficultés
devraient conduire les évaluateurs à formuler des
propositions concrètes de formation à visée
correctives ou auto-correctives. Cette exigence suppose qu'au
delà de l'aide et des conseils prodigués au cours
de " l'entretien pédagogique ", le rapport soit
communiqué très rapidement au professeur concerné
de telle sorte que les actions envisagées fassent l'objet
d'une co-élaboration par l'inspecteur et le professeur.
Ces propositions, associées aux contributions des professeurs
dans le cadre de leur rapport d'activité, seraient, dans
de nombreux cas, susceptibles de nourrir plus largement pour la
discipline elle-même le cahier des charges du plan académique
de formation
Dans la mesure
où le rapport d'activité recouvre également
l'objectif de contribuer de manière majeure à la
réflexion et à l'action collective sur l'instruction
et l'éducation, sa production triennale devrait être
considérée comme obligatoire jusqu'au terme de la
carrière. En effet, constamment enrichie, l'expérience
du professeur doit pouvoir faire l'objet d'une relation continue
qui permette de saisir la perception des évolutions de
l'enseignement.
On peut,
par contre, considérer qu'après un certain nombre
d'années d'exercice (par exemple l'équivalent de
six inspections à raison d'une tous les trois ans, sans
compter les quatre premières années d'enseignement,
cf infra) l'observation du professeur au cours de son enseignement
ne soit plus réalisée qu'à sa demande ou
à celle de l'établissement.
retour
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2. Les
professeurs débutants ne feraient pas l'objet d'une notation
avant la fin de leur deuxième année d'enseignement
comme titulaires. Au cours de ces deux premières années
ils bénéficiraient de l'aide d'un tuteur choisi
parmi les collègues de leur discipline. Un même tuteur
prendrait en charge deux jeunes collègues. L'ensemble des
tuteurs d'une discipline devrait être placé sous
la responsabilité pédagogique de deux inspecteurs
(dont l'un n'appartiendrait pas à la discipline) et d'un
formateur IUFM ou accrédité comme tel.
Au terme
des deux années les professeurs débutants seraient
soumis à leur première évaluation selon un
processus identique à celui appliqué à leurs
collègues plus anciens (rapport, entretien, observation
au cours de l'enseignement). Leur deuxième évaluation
pédagogique (qui devrait avoir lieu dans les deux années
suivantes) engagerait (dans le but d'éviter les effets
de source, cf supra I) obligatoirement deux inspecteurs différents
de ceux qui auraient assuré la première. En effet,
le caractère référent du début de
carrière réclame toutes les attentions. Il faut
impérativement aussi bien favoriser pleinement et très
vite l'expression des qualités par des renforcements pertinents
et variés que corriger, selon les mêmes modalités
et tout aussi rapidement, des insuffisances éventuelles
sans pour autant courir le risque de les stigmatiser.
Cette approche
nouvelle du suivi des professeurs débutants par des tuteurs,
eux-mêmes animés par les corps d'inspection, constituerait
une excellente façon de promouvoir une réflexion
collective organisée au sein d'une discipline ou entre
plusieurs disciplines d'enseignement. Elle favoriserait également
une prise en considération plus réaliste des besoins
de formation des enseignants et devrait donc être utilisée
pour alimenter, là encore, le cahier des charges de la
formation continue.
retour
sommaire
3. Pour
être cohérente et efficace, la réalisation
des propositions précédentes impliquerait un certain
nombre d'évolutions d'ampleur non négligeable
D'abord un
accroissement très significatif du nombre des inspecteurs.
En effet, outre le suivi plus régulier qu'imposerait une
évaluation triennale, les inspecteurs sont les seuls cadres
physiquement mobiles de l'éducation nationale et donc des
acteurs majeurs de la diffusion et du suivi des politiques académiques.
Par ailleurs, la nouvelle approche de l'évaluation envisagée
leur confère une responsabilité accrue dans la mesure
où elle les conduit à s'engager plus avant dans
leurs relations avec les établissements et dans des actions
de nature plus interdisciplinaires voire pluridisciplinaires,
donc plus collégiales. Enfin, cette approche à la
fois plus collective et plus orientée vers une conception
formative de l'acte d'évaluation/inspection impose une
connaissance approfondie des caractéristiques des établissements
d'enseignement par les inspecteurs. Dès lors, chacun d'entre
eux devrait disposer des données synthétiques (résultats
scolaires, configurations sociologiques des populations d'élèves
etc.) régulièrement mises à jour des établissements
de leur domaine territorial. De même, il conviendrait de
concevoir et de diffuser un référentiel de l'inspection
qui permettrait à chacun (inspecteurs et enseignants) de
partager un petit nombre d'indicateurs pédagogiques objectifs
permettant de situer minimalement l'acte d'enseigner et les comportements
qui lui sont en principe attachés sans en aucune manière
établir un système de normes.
Il faut aussi,
dans la formation des personnels de direction et dans celle des
personnels d'inspection introduire un programme résolument
axée sur les méthodes d'évaluation (cette
exigence vaut aussi pour les enseignants dans le domaine de l'évaluation
scolaire) mais aussi et surtout sur l'évaluation comme
mode de gestion positive des ressources humaines (à condition
d'éviter les " faux experts ", on sait aujourd'hui
sur ces sujets suffisamment de choses pour " outiller "
convenablement les principaux acteurs concernés par de
tels dispositifs). En effet, accorder à l'évaluation
formative une place majeure dans le processus de suivi de l'enseignement
et des enseignants suppose une nouvelle culture qui intègre
pleinement le souci constant de créer les conditions d'évolution
et/ou de correction des pratiques notamment à travers le
repérage des besoins en formation et la capacité
à co-élaborer avec les enseignants eux-mêmes
les programmes d'action susceptibles de les prendre en compte.
De même faut-il pouvoir, à l'occasion de situations
plus difficiles, être en mesure de concevoir des actions
d'intervention plus lourdes voire de reconversion.
Ensuite,
s'agissant des jeunes enseignants débutants, il conviendrait
de concevoir le tutorat comme une activité qui ne saurait
devenir une fonction mais qui au contraire devrait faire l'objet
d'une forte mobilité. Il constituerait ainsi à la
fois l'aide pour laquelle il est conçue et un excellent
moyen de formation continue dans une perspective " intergénérationnelle
". Ce rôle de tuteur, associé étroitement
à l'animation des inspecteurs, fonctionnerait en quelque
sorte comme un système de veille pédagogique. Compte
tenu de son importance il réclamerait pour les enseignants
qui l'assumeraient la mise en place d'un allégement de
service.
Enfin, pour
exploiter pleinement une nouvelle démarche positive de
l'évaluation la création au sein des établissements
d'un conseil des études, présidé par le chef
d'établissement se révélerait singulièrement
opportune. En effet, reconnaître, comme il est légitime
de le faire, l'expertise des professeurs et leur capacité
à en rendre compte suppose que l'on soit en mesure d'en
retenir et d'en exploiter les résultats. C'est pourquoi
la procédure du rapport d'activité devrait être
mise au service de projets collectifs disciplinaires et multidisciplinaires
dans le cadre du volet pédagogique du projet d'établissement,
lui-même situé dans un projet académique dont
l'objectif s'inscrit naturellement dans la mise en uvre
des grandes orientations nationales.
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IV. Pour
conclure
C'est une
triple préoccupation qui structure les réflexions
et propositions de ce rapport.
D'abord celle
de permettre l'expression de la diversité des pratiques
enseignantes en fonction des publics qui leur sont confiés
mais aussi en fonction de leur propre démarche d'innovation,
de recherche, d'adaptation à partir des contenus de programme
qu'ils dispensent. Cela dans le but de favoriser au sein des disciplines,
entre les disciplines et dans les établissements la constitution
d'un patrimoine commun de savoir-faire. Le rapport d'activités
et le conseil des études en sont les instruments privilégiés.
Le premier favorise l'expression personnelle et ouvre, à
travers l'entretien, un espace institutionnel d'échanges
pédagogiques pas si fréquents dans notre système
d'enseignement. Le second crée les conditions d'une mise
en uvre collective d'actions et de projets pédagogiques
disciplinaires et multidisplinaires d'établissement.
Ensuite celle
de fournir aux jeunes enseignants débutants les conditions
d'aide indispensables pour favoriser l'expression rapide de leur
qualité ou pour réduire en temps quasi réel
les difficultés qu'ils peuvent éprouver dans la
solitude de leur classe. Le dispositif de tutorat répond
à cette préoccupation tout en permettant de construire
une culture de veille pédagogique susceptible d'alimenter
concrétement les cahiers des charges de la formation continue.
Enfin, la
dernière grande préoccupation est liée à
la nécessité d'associer fonctionnellement beaucoup
plus étroitement les corps d'inspection et les personnels
de direction. En effet, la caractère mobile et spécialisé
des premiers et le niveau de responsabilités des seconds
dans la mise en uvre locale de la politique éducative
nationalement définie et académiquement traduite
suppose des références plus largement partagées.
Ce dernier objectif ne confond en rien le rôle des uns et
des autres. Le caractère disciplinaire de l'inspection
et la dimension organisatrice locale des établissements
se complètent naturellement.
Les différentes
propositions avancées ne conduisent pas à dissocier
formellement évaluation et notation. C'est pourquoi il
est proposé de conserver la notation administrative et
la notation pédagogique dans un rapport qui pourrait être
d'équivalence. Cependant, sans engager de bouleversement
en cette matière, le processus d'évaluation tel
qu'il est redéfini ici offre l'intérêt d'introduire
une culture plus formative que sommative dans les pratiques d'évaluation,
notamment en faisant de l'évaluation un des facteurs contributif
des plans de formation. Par ce biais, l'aide et le conseil, particulièrement
pour les jeunes enseignants, se trouvent dès l'origine
du processus d'évaluation posés comme un objectif
permanent et non plus seulement comme la conséquence d'une
insuffisance observée à un moment donné.
Les problèmes
liés à l'évolution même du dispositif
de déroulement de carrière n'ont pas été
abordés ici. Probablement relèveraient-ils d'une
approche plus spécifique. La réflexion proposée
s'inscrit donc essentiellement dans le souci de fournir les bases
d'une évaluation des enseignants qui permettent de mieux
prendre en compte la diversité et la richesse de leurs
expériences en même temps que de leur fournir la
possibilité de trouver des réponses institutionnelles
à leurs difficultés éventuelles. La poursuite
de ce double objectif devrait, en soi, déjà infléchir
les pratiques actuelles et donc susciter, voire indiquer, des
pistes de réflexion pour prendre en compte cette nouvelle
donne dans l'évolution du dispositif.
Enfin, s'agissant
des inspecteurs leur nécessaire installation dans une double
compétence d'évaluateurs pédagogiques et
de cadres vecteurs des politiques académiques, déclinées
à partir des orientations nationales, implique, outre un
accroissement de leur nombre, probablement un mode de recrutement
et de formation sinon plus exigeant du moins beaucoup plus orienté
en direction d'une connaissance et d'une maîtrise de haut
niveau d'ensembles plus vastes que les ensembles disciplinaires,
lesquels demeurent évidemment fondamentaux.
Source :
http://www.education.gouv.fr/rapport/monteil/rapport.htm
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PUBLICATION
MENSUELLE
N° 41
NOV-DÉCEMBRE
1948
BROCHURES
D'EDUCATION NOUVELLE POPULAIRE
BELAUBRE
INSPECTEUR PRIMAIRE
Problèmes
de l'Inspection Scolaire
(Contrôle
des Maîtres, Observations des Elèves, Examens)
Editions de
l'Ecole Moderne Française
CANNES (Alpes-Maritimes)
SOMMAIRE
* Introduction
* Pour dissiper le malaise de l'inspection traditionnelle
* Conditions et démarches actuelles de l'inspection primaire
en France
* La modernisation du contrôle et les résultats qu'on
peut en attendre
* Propositions de travaux pratiques
* Les examens primaires et leur réforme
publication
d'une soixante de pages téléchargeable (word 293
ko, zipé 103 ko) à l'adresse ci-dessous
Source : http://www.freinet.org/icem/archives/benp/benp41/benp-41.htm
D'autres trésors
pas si démodés que ça sur http://www.freinet.org/icem/archives/benp/index.htm
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Coup de gueule
: Inspecteur la terreur
Oyez, oyez ! Monsieur X a encore frappé ! ! !
L'histoire se passe dans une école primaire, par un beau
matin de juin. Il est huit heures, Monsieur X inspecte une jeune
collègue. A peine la première séance commencée,
les critiques pleuvent. Il faut suspendre et passer à la
suite
qui ne lui plaît pas davantage. Colère
de Monsieur X
Regarde-t-il les progressions, le cahier-journal, les fiches de
l'enseignante ? Non ! A quoi bon ? ! Lui laisse - t-il la possibilité
de s'exprimer ? Non ! Pas la peine !
Monsieur X enchaîne sur l'entretien, si l'on peut donner
ce nom à ce qui ressemble plus à une mise à
mort.
Morceaux choisis : la collègue est "minable",
" dangereuse pour les enfants", "une honte pour
le métier"
S'échauffant, Monsieur X va
jusqu'à aller chercher le directeur dans son bureau pour
le faire assister à la scène. Enfin, décidément
mal luné, il promet de parler de tout cela au
recteur(
!).
Quant à la note, bien entendu, elle sera " la plus
basse possible ". Cerise sur le gâteau, il déclare
à la collègue - déjà assommée
- qu'il ne lui laissera pas de répit, qu'il la traquera
( oui, oui, traquera, tel un fauve sa proie
) même
si elle sort de sa circonscription.
Mais au fait, quel dangereux personnage fait l'objet d'une telle
fureur ?
Est-ce une enseignante violente ?
Une pédophile ?
Une paresseuse notoire ?
Une déséquilibrée ?
Qui d'autre, pour mériter les foudres du vaillant inspecteur,
pourfendeur d'enseignants défaillants ? ! Eh bien non!
La victime de Monsieur X est juste une
débutante.
Son crime est de manquer d'expérience, de ne pas être
" p.p. " : pédagogiquement parfaite.
C'est apparemment impardonnable. Un an sur le terrain devrait
suffire à faire de chacun de nous un pédagogue d'élite!
Il est sûr qu'avec pour guide et modèle un Monsieur
X, la collègue n'a aucune excuse. Observons comment, par
l'exemple, son inspecteur lui montre le chemin
Ah, l'importance
de la relation humaine dans notre beau métier ! L'écoute.
La communication ! La générosité ! Le droit
reconnu à l'erreur et à la seconde chance. Le soutien
sans faille à ceux qui en ont le besoin ou le désir.
Toutes ces qualités magistralement démontrées,
ce lundi de juin, par un Monsieur X débordant d'énergie
( on vous a passé les grands gestes et les éclats
de voix
) et d'efficacité ( en trente minutes, l'affaire
était réglée et Monsieur X reprenait la route,
direction une autre inspection).
Trêve de plaisanteries, nous avons tous rencontré
un " Monsieur X ", voire plusieurs pour les moins chanceux
ou les plus anciens d'entre nous, au cours de notre carrière.
Quand ils ne sont pas inspecteurs, ils sont conseillers pédagogiques.
Et certains sont bien pires que Monsieur X, qui est parfois -
rendons-lui justice ! - d'un commerce agréable.
Mais tous ont en commun le goût du pouvoir, et - c'est là
que le bât blesse - de l'abus de pouvoir.
Alors, chers collègues, dites-moi :
A quand une véritable inspection des inspecteurs ?
Une inspection n'est-elle pas destinée - partiellement
au moins - à nous faire progresser ? A nous donner l'envie
et les moyens d'améliorer notre travail, tout particulièrement
en début de carrière ?
Jusqu'à quand certains inspecteurs pourront-ils impunément
insulter ou humilier les enseignants qui ont la malchance de tomber
dans leurs griffes de prédateurs ?
Jusqu'à quand auront-ils le pouvoir de "démolir"
des professeurs pour la grande majorité consciencieux et
travailleurs ?
Car, s'il existe dans notre métier comme dans tout autre
des gens indéfendables, ceux-là, allez savoir pourquoi,
ne sont que rarement épinglés par les inspections
et gardent leur poste contre vents et marées.
Crions à l'injustice, camarades ! ! !
Réclamons des inspections enfin positives, constructives
et objectives.
Réclamons un recrutement des inspecteurs basé -
entre autres - sur leur intelligence émotionnelle, concept
certes à la mode, mais pas stupide pour autant.
Si nous n'exprimons pas notre ras-le-bol, les choses resteront
en l'état, et nous serons toujours à la merci des
sautes d'humeur d'inspecteurs parfois très
particuliers.
4 novembre 2004 - A-L, Saiper Sud
Source : http://www.saiper.net./
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Inspection
et refus d'inspection : 2nd degré
Il semble, d'après
d'assez nombreux témoignages, que les conditions dans lesquelles
se déroulent les inspections se dégradent, avec les
conséquences que cela peut avoir sur la notation et l'évolution
ultérieure de la carrière, promotion d'échelon
en particulier.
1) Modalités
de l'inspection
Une note de
service, NS n°94 262 du 2.011.94 (se substituant à une
NS du 13.12.83) en définit les modalités pour tous
les professeurs enseignant dans le 2nd degré. Les points
à retenir :
* la visite
d'établissements et de classes sans notation est recommandée,
* toutes les
visites doivent être annoncées avec mention de leurs
objectifs,
* le rapport
d'inspection porte sur " l'ensemble des activités de
l'enseignant " et le " contexte dans lequel il effectue
son travail " doit faire " l'objet d'une analyse ",
ce rapport "
adressé dans le délai d'un mois (
) peut donner
lieu à des observations de l'intéressé, qui
bénéficie d'un droit de réponse. "
Des précisions
ont été apportées sur la NS de 83 par une lettre
du 4 mai 1984, qui reste valable. On en retiendra que l'entretien
avec l'équipe pédagogique " ne saurait porter
sur la discussion du rapport établi par l'inspecteur sur
un enseignant "
2) Refus
d'inspection
C'est à
la NS n° 94 262 du 2.11.94, modifiant un texte antérieur
à la suite de décisions du Conseil d'Etat du 19.11.93
(arrêts " Chéramy " et " Ledoux ")
qu'il faut se référer.
" tout
refus d'inspection aura pour conséquence une baisse de la
note administrative, voire une sanction disciplinaire ",
" il est
exclu (
) d'attribuer à l'enseignant concerné,
pour l'année considérée la dernière
note pédagogique connue, a fortiori cette note actualisée
".
L'inspecteur
doit " rechercher si d'autres éléments que l'inspection
peuvent s'y substituer et servir de base à l'attribution
de la note pédagogique ", mais " ces autres éléments
" qu'on est censé trouver notamment dans une NS de juin
94 restent des plus flous !
Conclusions
pratiques
Vous devez
o être
prévenu de la visite d'un inspecteur (avec un délai
convenable, évidemment !),
o recevoir
un rapport de l'inspecteur dans un délai d'un mois,
Vous avez le
droit
o de faire,
à réception du rapport d'inspection, les observations
que vous jugerez nécessaires sur le déroulement de
votre cours, mais aussi sur les conditions pratiques de l'inspection
; ces observations devront être " intégrées
au dossier d'inspection ".
Le fait de signer
un rapport veut dire qu'on en a pris connaissance mais ne signifie
pas qu'on le cautionne. Refuser une inspection ne vous prive pas
de note pédagogique mais vous expose à des sanctions
qui peuvent ne pas être anodines. La note pédagogique
une fois attribuée ne peut pas faire l'objet d'une demande
de révision comme la note administrative, mais il est toujours
possible de demander une nouvelle inspection.
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Objet : refus
d'inspection
Madame l'inspectrice,
Militant syndicaliste partisan d'une transformation profonde du
système éducatif, je m'interroge depuis de nombreuses
années sur le problème de la notation et de l'inspection.
Suite aux entretiens que j'ai eus avec plusieurs militants d'organisations
syndicales et pédagogiques, j'ai décidé de
franchir le pas et de joindre le discours à la pratique.
Parce que je suis favorable à la suppression de la note
et à l'avancement pour tous au rythme le plus favorable,
Parce qu'à mon avis les modalités de mutations doivent
être modifiées pour ne pas dépendre, même
partiellement, d'une note,
Parce que, pour les instituteurs(trices), le passage dans le corps
de Professeurs des Ecoles ne doit pas non plus dépendre
d'une note aléatoire,
Parce que les interventions d'un inspecteur ne sauraient remplacer
la Formation Continue,
Parce que l'inspection est inutile face aux difficultés
du métier (effectifs, échec scolaire, etc...),
Parce qu'un jugement noté n'a jamais apporté d'aide
constructive et qu'un I.E.N. ne peut être à la fois
inspecteur et conseiller formateur,
Parce que je ne conçois pas d'évaluation de l'action
éducative par quelqu'un qui lui est extérieur, ni
de contrôle des personnels dans un rapport hiérarchique
et individuel (pour moi, il ne saurait y avoir de collaboration
pédagogique en dehors du cadre collectif et égalitaire
d'une équipe),
Parce que l'inspection-notation est une institution rétrograde
qui entraîne la soumission, l'infantilisation, la division
des personnels, renforce leur isolement et cautionne l'immobilisme,
Parce que, vous ne l'ignorez sans doute pas, pendant neuf ans
dans le Morbihan, et depuis novembre 2000 dans les Hautes Alpes,
la note est indexée sur l'ancienneté, ce qui revient,
de fait, à sa quasi disparition,
Parce que les I.E.N. ont un mode d'avancement unique,
Pour toutes
ces raisons - et avec le soutien de mon organisation syndicale
- je vous informe de ma volonté de ne plus être "visité"
dans le cadre de l'inspection-notation.
Je tiens à préciser que je reste ouvert (à
condition que ce soit dans un cadre égalitaire) au dialogue,
aux conseils et à la critique pédagogique constructive.
Veuillez agréer,
Madame l'Inspectrice, etc, etc...
Cette démarche
a été effectuée dans une circonscription
de la Drôme.
Le soutien évoqué est celui du PAS 26 / PASDROME@aol.com
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ACADEMIE
DE LYON
Département
du Rhône Circonscription LYON XXII
Commune de
Vaulx-en-Velin / Ecole : LORCA Elémentaire
Nature de la classe: CLIS / Effectif : inscrit : 1 présent
: 1
RAPPORT
D'INSPECTÉ
Nom : MARTIN
Prénom : Alain
Qualité: L'E.N.
Date de l'acte : 25 septembre 1997
C'est la première fois que je reçois Monsieur MARTIN,
entré depuis peu dans le métier. Il a hérité
pour son premier poste en responsabilité dans la circonscription
LYON XXII d'une succession très difficile. Après
une courte interruption pour terminer sa formation, il est maintenant
impliqué complètement dans sa nouvelle fonction.
Il a su faire sa place rapidement et faire connaître son
style, tout en acceptant certains des conseils bienveillants de
sa collègue de LYON XXI, ce qui montre une réelle
capacité à s'impliquer dans un travail d'équipe.
Le travail
d'ensemble dans la circonscription observé ces 3 dernières
années révèle une personne dotée d'une
très grande capacité de travail, capable en quelques
mois de rattraper de gros retards dans les plannings d1inspection,
très stricte sur les délais, les échéances,
l'horaire. La performance réalisée le 26 septembre
: rendre 3 rapports d'inspection en 24 h est remarquable (toutefois
quelques secondes pourraient encore être gagnées
si le rapport était remis directement à l'intéressé).
J'invite Monsieur MARTIN à ne pas mésestimer le
stress possible, induit par cette pratique, chez ses secrétaires.
L'inspection:
Elle ne se présentait pas à priori comme quelque
chose de facile.
- Un maître expérimenté et compétent,
militant pédagogique, dont les idées sur le sens
à donner à l'acte sont très éloignées
des siennes et dont la réputation d'original capable de
tout, aurait pu l'inquiéter.
- Une classe spécialisée, dans laquelle, et je peux
le comprendre, il se sentait moins à 'aise (cela viendra
avec le temps).
Visiblement,
l'acte était bien préparé (relecture du dossier
de l'intéressé, des rapports précédents,
etc.), la prise de contact facile : il a su éviter dès
l'abord, avec beaucoup de tact, les questions qui auraient pu
mettre une mauvaise ambiance (je pense à : " puis-je
consulter votre cahier journal ? " ou " Montrez moi
votre progression en conjugaison ").
Observation des séquences observées
" attitude générale :
Monsieur MARTIN s'est présenté aux enfants clairement
et sobrement dans un langage à leur portée. Il n'a
occasionné aucune perturbation dans le déroulement
de la vie de la classe. Il a été très rapidement
sensible à l'ambiance et a su rendre cette impression d'excellente
manière dans son rapport écrit. Je cite " la
confiance existe " ; " un climat de travail sans contrainte
existe " ; " les enfants sont heureux d'apprendre."
Il a su rapidement aller à l'essentiel. L'enfant est-il
au centre ? Est-il acteur de ses apprentissages ? Son travail
a-t-il un sens pour lui ?
Il n'a pas hésité à discuter avec les enfants,
de leur travail, de la manière dont ils s'organisent ;
ce qui lui a fait gagner un temps précieux dans la compréhension
de la pédagogie employée.
Tout, bien sûr, n'a pu être compris complètement,
mais Monsieur MARTIN a saisi l'essentiel dès la première
fois. Je l'invite, lors d'une prochaine visite, à dialoguer
avec les enfants sur les institutions qui permettent ce climat
serein : les règles de vie et les sanctions, les droits
et devoirs de chacun, toute une organisation de la vie coopérative
sans laquelle de vrais apprentissages seraient impossibles.
BILAN et PERSPECTIVES
Monsieur MARTIN
dispose de sérieux atouts:
- il annonce la couleur : " Je dis ce que je fais, je fais
ce que je dis ".
- il est capable de s'adapter à tout type d'inspecté.
- il est à l'aise avec les enfants, ce qui me laisse penser
qu'il a déjà été en charge d'enfants
comme enseignant (ce qui n'est pas le cas de tous ses collègues).
Je l'encourage
vivement dans l'avenir à oser, dans certain cas, la note
de 20 sur 20. L'attribution de ¼ de point voire de dixièmes
de point, dans le seul but d'éviter d'atteindre la barre
fatidique, risquant d'apparaître comme une mesquinerie puérile.
Le dialogue avec l'inspecté, alors dégagé
de tout enjeu financier, gagnerait en vérité et
en simplicité.
Tous mes encouragements
L'Inspecté
de l'éducation nationale : Patrick C.
Note proposée:
Pris connaissance le :
l'intéressé
:
Article paru dans le bulletin de liaison n° 25 du PAS 69 (novembre
1999)
NDLR : Pour
des raisons de respect de la vie publique, de secret professionnel
et de protection d'une espèce en voie de disparition, le
nom de l'intéressé a été échangé
avec le plus répandu de France. Nous espérons cependant
que cette première expérience lui a été
profitable et qu'il a enfin osé le 20 / 20. Dans la négative,
il peut postuler pour le département des Hautes-Alpes où
c'est une pratique courante et encouragée par l'IA.
_____________________________________________________________________
Et maintenant,
à vos plumes ! contributions et témoignages
à envoyer aux syndicats de l'UDAS / contact@udas.org
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