Pas 69
       
Profession de foi du Pas 69 à la CAPD du Rhône :
                 

ÉLECTION DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE PARITAIRE DEPARTEMENTALE
COMMUNE AUX CORPS DES INSTITUTEURS ET DES PROFESSEURS DES ECOLES
Scrutin du 3 décembre 2002

Nous n'avons fait appel ni à un cabinet de graphisme, ni à une agence de pub pour trouver le slogan accrocheur…
Et il n'y a pas de couleur sur le papier pas glacé… Mais c'est nous, alors…

Bonjour,
Le PAS s'est créé en 1996.
6 ans déjà, il est temps de rentrer chez les " grands ".
Nous étions syndiqués ici ou là, ou nulle part. Pour nous, le syndicat devait être un outil et cet outil, nous ne le trouvions plus ou pas dans les " grandes " organisations actuelles.
Las des pratiques syndicales sclérosées (délégation, professionnalisation, grèves " presse bouton " de 24h…), nous souhaitions un syndicalisme " non professionnalisé ", de terrain, vigilant sur l'authenticité et le respect des différences.
À cette alternative, nous travaillons encore aujourd'hui.

Nous sommes engagés, au sein de nos classes et nos écoles, dans des pratiques pédagogiques en cohérence avec la société que nous voulons, où la coopération remplace la compétition. Notre pédagogie de tous les jours est étroitement liée à la conception que nous avons du citoyen en devenir qu'est l'enfant : un citoyen créatif, doté de sens critique, capable d'argumenter et de faire des choix, suffisamment libre et conscient de ce dont il est capable, sachant analyser le réel et agir pour construire son avenir.

Le syndicat est donc aussi le lieu de la réflexion collective,
d'échanges et de confrontations de nos pratiques pédagogiques

Nous sommes engagés dans les luttes sur le terrain : directions alternatives, dénonciation du scandale de la non prise en charge des enfants handicapés, défense des petites structures (contre les regroupements d'écoles-casernes dans les banlieues) et pour le maintien des classes rurales.

Le syndicat est un outil pour recenser les initiatives,
les populariser et les défendre collectivement

Nous sommes engagés comme citoyens dans la solidarité avec les travailleurs précaires, les chômeurs, dans la lutte contre les racismes et toutes les formes d'exclusion

C'est pourquoi nous agissons avec tous ceux qui, en dehors de l'école,
exigent une politique répondant aux besoins sociaux basée sur le partage du travail et des richesses.

 

La boisson marron avec des bulles,
le chocolat en poudre.

La pénurie de remplaçants dès le mois de septembre, une informatisation des écoles qui, au delà des effets d'annonce, s'avère être à la charge d'enseignants volontaires et bénévoles pour sa maintenance, des sorties scolaires tellement réglementées qu'elles deviennent un véritable parcours du combattant aguerri aux arts martiaux administratifs.
Nous dénonçons un désinvestissement à long terme de l'État dans l'éducation de ses enfants. Peut-être en vue de pouvoir la céder à des investisseurs privés et ainsi permettre le clientélisme ?
D'ailleurs, lorsque la boisson marron avec des bulles sponsorise une rencontre sportive inter-écoles, lorsqu'un gros camion avec un petit lapin peint dessus se gare dans la cour de l'école pour enseigner le petit-déjeuner, quand les entreprises privées financent le " soutien scolaire " ou des stages de formation continue (à l'étranger), stages inscrits au Plan Académique de Formation, lorsque les évaluations nationales se multiplient à tous les niveaux, y compris à la maternelle, avec le risque de compétition entre les écoles, de financements qui pourraient à terme en dépendre...
Nous nous posons des questions et agissons, là où nous sommes, parce que c'est par là que commence la privatisation.

L'école est un service public et doit le rester.

Prof d'école à Koa Lanta...

Des centaines de collègues, sortants IUFM (après un pile ou face pour savoir qui choisit en premier), listes complémentaires (sur les postes restants) ont été nommés sur des postes jugés difficiles ou nécessitant une formation spécialisée.
Pourtant, nous en avons vu, des collègues PE2, au moment des vœux, visiter des écoles, s'enquérir du projet, certains se sont connus pendant la formation, auraient souhaité démarrer ensemble, se regrouper à 2 ou 3 dans une école dont le projet les intéressait...

Entre déréglementation dangereuse et rigidité,
n'y a-t-il rien à inventer ?

 

Un délégué du PAS
à la CAPD
Un grain de sable dans les rouages bien huilés,
une dose de poil à gratter ?

La CAPD est une instance paritaire composée de dix représentants de l'IA nommés et de dix délégués du personnel élus pour trois ans. C'est un organe consultatif : mouvement, attribution des stages de formation continue, candidatures aux stages spécialisés, liste d'aptitude des directeurs, promotions, permutations, question disciplinaire).


Nous savons que les batailles importantes ne se gagnent pas dans les commissions mais dans l'action de tous les personnels. Siéger dans ces instances, c'est pouvoir vous informer dans la transparence et sans arrière-pensée clientéliste, c'est porter la contestation et l'alternative à partir des revendications et des projets que nous aurons construits ensemble.

…ou les 2 à la fois ?

Intégration ? Désintégration !

Qui n'a pas dans sa classe un enfant en souffrance, peut-être orienté par la CDES depuis 2 ans en établissement spécialisé, en attente de place libre, de prise en charge psychologique ?
Qui n'a pas reçu dans son école la demande pathétique de parents d'un enfant handicapé en recherche de solution de scolarisation ?
Combien d'écoles courent après un auxiliaire d'intégration ?
Où sont les SESSAD prévus depuis 8, 6, 2 ans ?
Est-ce à nous d'assumer les promesses (généreuses, certes) des politiques (d'hier et d'aujourd'hui), en ce qui concerne la scolarisation de ces enfants handicapés et/ou en souffrance ?
Devons-nous taire ce dont nous sommes témoins ?

Nous, nous ne pouvons plus !

 

Nous espérons avoir été clairs, pour que ceux qui ne voteraient pas pour nous le fassent en connaissance de cause.

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