Bonjour,
Le PAS s'est créé en 1996.
6 ans déjà, il est temps de rentrer chez les " grands
".
Nous étions syndiqués ici ou là, ou nulle part.
Pour nous, le syndicat devait être un outil et cet outil, nous
ne le trouvions plus ou pas dans les " grandes " organisations
actuelles.
Las des pratiques syndicales sclérosées (délégation,
professionnalisation, grèves " presse bouton " de 24h
),
nous souhaitions un syndicalisme " non professionnalisé
", de terrain, vigilant sur l'authenticité et le respect
des différences.
À cette alternative, nous travaillons encore aujourd'hui.
Nous sommes engagés,
au sein de nos classes et nos écoles, dans des pratiques pédagogiques
en cohérence avec la société que nous voulons, où
la coopération remplace la compétition. Notre pédagogie
de tous les jours est étroitement liée à la conception
que nous avons du citoyen en devenir qu'est l'enfant : un citoyen créatif,
doté de sens critique, capable d'argumenter et de faire des choix,
suffisamment libre et conscient de ce dont il est capable, sachant analyser
le réel et agir pour construire son avenir.
Le
syndicat est donc aussi le lieu de la réflexion collective,
d'échanges et de confrontations de nos pratiques pédagogiques
Nous sommes engagés
dans les luttes sur le terrain : directions alternatives, dénonciation
du scandale de la non prise en charge des enfants handicapés, défense
des petites structures (contre les regroupements d'écoles-casernes
dans les banlieues) et pour le maintien des classes rurales.
Le
syndicat est un outil pour recenser les initiatives,
les populariser et les défendre collectivement
Nous sommes engagés
comme citoyens dans la solidarité avec les travailleurs précaires,
les chômeurs, dans la lutte contre les racismes et toutes les formes
d'exclusion
C'est
pourquoi nous agissons avec tous ceux qui, en dehors de l'école,
exigent une politique répondant aux besoins sociaux basée
sur le partage du travail et des richesses.
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La boisson marron
avec des bulles,
le chocolat en poudre.
La pénurie
de remplaçants dès le mois de septembre, une informatisation
des écoles qui, au delà des effets d'annonce, s'avère
être à la charge d'enseignants volontaires et bénévoles
pour sa maintenance, des sorties scolaires tellement réglementées
qu'elles deviennent un véritable parcours du combattant aguerri
aux arts martiaux administratifs.
Nous dénonçons un désinvestissement à long
terme de l'État dans l'éducation de ses enfants. Peut-être
en vue de pouvoir la céder à des investisseurs privés
et ainsi permettre le clientélisme ?
D'ailleurs, lorsque la boisson marron avec des bulles sponsorise une
rencontre sportive inter-écoles, lorsqu'un gros camion avec un
petit lapin peint dessus se gare dans la cour de l'école pour
enseigner le petit-déjeuner, quand les entreprises privées
financent le " soutien scolaire " ou des stages de formation
continue (à l'étranger), stages inscrits au Plan Académique
de Formation, lorsque les évaluations nationales se multiplient
à tous les niveaux, y compris à la maternelle, avec le
risque de compétition entre les écoles, de financements
qui pourraient à terme en dépendre...
Nous nous posons des questions et agissons, là où nous
sommes, parce que c'est par là que commence la privatisation.
L'école
est un service public et doit le rester.
Prof d'école
à Koa Lanta...
Des centaines de
collègues, sortants IUFM (après un pile ou face pour savoir
qui choisit en premier), listes complémentaires (sur les postes
restants) ont été nommés sur des postes jugés
difficiles ou nécessitant une formation spécialisée.
Pourtant, nous en avons vu, des collègues PE2, au moment des
vux, visiter des écoles, s'enquérir du projet, certains
se sont connus pendant la formation, auraient souhaité démarrer
ensemble, se regrouper à 2 ou 3 dans une école dont le
projet les intéressait...
Entre
déréglementation dangereuse et rigidité,
n'y a-t-il rien à inventer ?
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Un
délégué du PAS
à la CAPD
Un grain de sable dans les rouages bien huilés,
une dose de poil à gratter ?
La CAPD est une instance
paritaire composée de dix représentants de l'IA nommés
et de dix délégués du personnel élus pour
trois ans. C'est un organe consultatif : mouvement, attribution des stages
de formation continue, candidatures aux stages spécialisés,
liste d'aptitude des directeurs, promotions, permutations, question disciplinaire).
Nous savons que les batailles importantes ne se gagnent pas dans les commissions
mais dans l'action de tous les personnels. Siéger dans ces instances,
c'est pouvoir vous informer dans la transparence et sans arrière-pensée
clientéliste, c'est porter la contestation et l'alternative à
partir des revendications et des projets que nous aurons construits ensemble.
ou
les 2 à la fois ?
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Intégration
? Désintégration !
Qui
n'a pas dans sa classe un enfant en souffrance, peut-être orienté
par la CDES depuis 2 ans en établissement spécialisé,
en attente de place libre, de prise en charge psychologique ?
Qui n'a pas reçu dans son école la demande pathétique
de parents d'un enfant handicapé en recherche de solution de
scolarisation ?
Combien d'écoles courent après un auxiliaire d'intégration
?
Où sont les SESSAD prévus depuis 8, 6, 2 ans ?
Est-ce à nous d'assumer les promesses (généreuses,
certes) des politiques (d'hier et d'aujourd'hui), en ce qui concerne
la scolarisation de ces enfants handicapés et/ou en souffrance
?
Devons-nous taire ce dont nous sommes témoins ?
Nous,
nous ne pouvons plus !
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