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Syndicalisme
Pour une alternative syndicale...
 
sommaire Dossiers

         
    1 . 28 janvier 2003, le tract Udas
    2. Remous à la CFDT...
   

a. CFDT Reconstruction, Appel à démission du BN

   

b. Message aux syndicats Sgen-CFDT

   

c. Partir ! Mais pour où ?

     
     
   

1 . De qui se moque-t-on ?

Nous connaissons tous le communiqué suivant :
" FAEN - FERC CGT - FSU - SGEN CFDT - UNSA Education
Les organisations syndicales constatent que le Premier ministre n'a apporté aucune réponse concrète aux revendications que posaient les mouvements du 17 octobre et 8 décembre 2002."
Est-ce la première fois ? Etait-ce la première expérience du genre ? N'était-ce pas prévisible ?
" C'est pourquoi, outre la semaine d'actions des MI-SE et AE du 13 au 17 janvier,
elles ont décidé d'appeler l'ensemble des personnels à une nouvelle journée de grève unitaire le 28 janvier. "
L'expérience des 17 octobre et 8 décembre n'a pas encore servi de leçon.
Il faut recommencer !
*
Pour d'autres choix budgétaires permettant d'améliorer le service public d'éducation, de conduire tous les jeunes à la réussite scolaire et de répondre aux besoins de la recherche publique.
*
Une programmation pluriannuelle permettant les recrutements nécessaires pour faire face aux départs en retraite prévisibles.
*
La résorption de la précarité.
*
Le maintien de tous les personnels de l'éducation et de la recherche publique, notamment ATOS, CO-Psy… dans la Fonction Publique d'État. "
Sur les raisons qui nous rassemblent, nous sommes d'accord, c'est l'évidence !
" Les organisations soussignées condamnent l'abandon de la priorité à l'éducation et une politique qui remet en cause l'ambition de faire réussir tous les jeunes et porte atteinte à l'objectif de démocratisation. "
Et c'est ensemble que nous condamnons la politique de ce gouvernement et de ses prédécesseurs.
Mais nous condamnons aussi :
  • L'inconséquence syndicale qui, sans travail de mobilisation en amont, nous fait verser nos journées de salaire à des gouvernements qui se moquent de nous.
  • L'incohérence syndicale qui d'un côté ordonne des grèves aux enseignants sans débat et de l'autre évoque des pratiques pédagogiques modernes et coopératives.
Les sempiternelles grèves de 24H et autres manifestations du dimanche ne sont que des alibis pour éviter une véritable riposte, puissante, avec une participation active des syndiqués !
Nous revendiquons :
  • D'autres moyens de luttes discutés et décidés en Assemblées Générales, à l'écoute des propositions de tous (par exemple, 90 départements = 90 jours de grève, théâtralisation des revendications, achat de pages de tribune d'expression dans les journaux, préparation de forums locaux avec consultation citoyenne, etc…).
  • Une réelle volonté d'associer les parents dans notre lutte pour l'avenir des enfants.
  • Un débat public :
  • sur la définition d'un véritable statut salarié pour les aides éducateurs,
  • sur la défense et le renfort du statut MI-SE pour les étudiants,
  • sur la défense et l'affirmation de la Vie Scolaire en secondaire comme en primaire avec une profonde transformation du système éducatif à la hauteur du monde que nous voulons.
Tract diffusé à la manifestation du 28 janvier par des militanst Udas

 

2.a. CFDT Reconstruction, Appel à démission du BN

Appel à la démission du B.N. de la CFDT.
Un référendum interne est incontournable.

La décision d¹une délégation confédérale CFDT de rompre l¹unité syndicale pour signer un accord avec le gouvernement sur les retraites apparaît pour des millions de salariés comme un coup de poignard dans le dos en plein milieu d¹une mobilisation exemplaire.

C¹est le fait d¹une petite équipe de professionnels du syndicalisme qui s¹est progressivement autonomisée par rapport à ses mandants, les syndiqués CFDT, tout en s'appuyant sur un corps de permanents précarisés et caporalisés. Ce processus est à l'oeuvre depuis l¹époque d¹Edmond Maire, de Nicole Notat et d¹aujourd¹hui François Chérèque.

Elu en grande partie par des cadres intermédiaires qu¹il désigne lui-même, le B.N. de la CFDT ne doit pas avoir peur des adhérents.

S'il est certain de les représenter, il doit remettre immédiatement sa démission en bloc, et s¹il le souhaite faire confirmer ou infirmer sa politique par un référendum clair dans ses termes, ouvert directement aux syndiqués, sans passer par le filtre des permanents et des bureaucraties. Ce préalable démocratique est désormais incontournable.

C¹est l¹appel que nous lançons ce jeudi soir 15 mai 2003 depuis Nantes, patrie de Fernand Pelloutier, précurseur des premières bourses du travail, Nantes, un des coeurs battants de la CFDT, pionnière dans l¹unité d¹action salariés/paysans, Nantes une terre historique des militants ouvriers de la tendance syndicale ³Reconstruction², qui dès les années d¹après-guerre et jusqu¹à la déconfessionalisation de la CFTC/CFDT en 1964 se sont battus pour un syndicalisme moderne, courageux, réaliste, non démagogique, délivré à la fois du stalinisme, du paternalisme et de la collaboration avec le patronat.

C¹est cet héritage qui est détruit par l¹actuelle équipe de direction confédérale qui ne représente qu¹elle même, et croit illusoirement développer la CFDT en recopiant la stratégie qui fut autrefois celle de Force Ouvrière : un syndicalisme de cogestion complaisante et de division, mais cette fois-ci dans le cadre d¹une attaque sans précédent du capitalisme financier contre les salariés, les précaires, les chômeurs, les jeunes en formation, la protection sociale, les services publics non marchands.

La logique à l¹oeuvre consiste à épurer silencieusement la CFDT de ses éléments combatifs et désintéressés, avec l¹appui du gouvernement Raffarin et du MEDEF. C'est cette logique qu¹il s'agit de renverser, en demandant des comptes à une direction confédérale autoproclamée et isolée.

Nous invitons les adhérents et sympathisants CFDT à diffuser largement cet appel, à le critiquer si nécessaire, à se mettre en relation entre eux pour pousser au dialogue patient, sans haine ni exclusive, à s¹auto-organiser dans les luttes unitaires avec les salariés syndiqués et non-syndiqués, afin de permettre une expression publique (mais non une tendance ni un nouvel appareil) : une expression des adhérents de base attachés aux idéaux historiques de la CFDT, la vraie.


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CFDT : Reconstruction !
Tous contacts :
E-mail provisoire : <luc.douillard@libertysurf.fr>
Adhérent/e CFDT, conscient/e de l¹impossibilité morale et politique d¹assumer les choix actuels du BN CFDT...
Nom, prénom :
e-mail ou adresse, fax :
..Je désire signer cet appel provisoire pour la démission du BN et l¹organisation d¹un référendum interne : OUI NON
.. Je suis prêt à ce que mon nom soit rendu public :
OUI NON
..Je préfère attendre la rédaction d¹un appel plus définitif : OUI NON
..Je désire être informé des prochaines initiatives pour rendre la CFDT à ses adhérents : OUI NON
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2.b. Message aux syndicats Sgen-CFDT
Message adressé par Jean-Luc Villeneuve,secrétaire général du Sgen-CFDT, aux syndicats Sgen-CFDT.

Jean Luc Villeneuve, secrétaire général

Suite à la prise de position de la CFDT sur le dossier retraite, la fédération, comme cela a été décidé ce jour en Conseil Fédéral, consultera demain matin l'ensemble des conseillers fédéraux pour décider de l'attitude du SGEN-CFDT par rapport aux mobilisations en cours et en particulier la
manifestation du 25 mai.
D'ores et déjà, nous avons été contacté par de nombreux militants qui nous disent leur incompréhension, leur désarroi. Il est important que personne
ne prenne de décisions irrévocables sous le coup de l'émotion.
Le SGEN-CFDT doit rester uni autour de ses valeurs et de ses engagements.
Il n'y dérogera pas.

Amitiés à toutes et à tous.


 

2.c. Partir ! Mais pour où ?
Echanges internet...

Bonjour à tous,
Je viens d'avoir au téléphone ma soeur qui est au SGEN dans les Alpes Maritimes. Ils sont en désaccord avec la signature que vous savez. Ils ont distribué des tracts dans ce sens à la manif d'hier à Nice. Ils envisagent de quitter la CFDT mais le PAS, dont ma soeur a évoqué l'existence, ne leur conviendraient pas parce que la plupart veulent rester dans une confédération. Ils évoquent la CGT.
Bon, à suivre.
Ph. C.

Il faut expliquer aux transfuges éventuels que c'est le moment d'avoir aussi une réflexion sur l'appareil syndical et la nature assez perverse du système conféréral quand on est un simple acteur de terrain... la remise en cause ne doit pas seulement être circonstancielle : l'union de syndicats est une alternative à la confédération.. et puis argument ultime, à manier avec précaution, le terme de "confédéré" est déjà lui-même un appel à la réflexion.
bien le bonjour à ta soeur...
M.

Tu peux l eur faire connaître nos sites, leur dire que changer de centrale, c'est retrouver le même problème avec un autre costume, que la peur de se retrouver seul peut se travailler et leur dire, pourquoi pas, que certains d'entre-nous pourraient peut-être "descendre" les rencontrer et causer avec eux...
phil d



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