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Un petit exemple illustrant l'absurdité teintée d'un insondable
mépris de la personne humaine qui caractérise le recrutement
des collègues contractuels..
Nous venons d'accueillir une jeune collègue contractuelle en arts
plastiques dont la situation vaut le détour. Cette personne est
affectée sur pas moins de quatre établissements : 1 à
Tarascon, 2 à Martigues et 1 à Vitrolles.
Petit exercice de math : sachant qu'elle est domiciliée dans le
Gard, à 15 kilomètres à l'ouest de Nîmes, calcule
la distance parcourue par cette
personne en une semaine dans sa voiture. Tu calculeras ensuite la quantité
de carburant consommée par ladite voiture et le coût hebdomadaire
de ce carburant, auquel tu ajouteras le prix des trajets autoroutiers.
Puis tu calculeras le temps passé au volant du véhicule
auquel tu ajouteras le temps
de présence dans les établissements. En retranchant cette
durée de la durée totale d'une semaine, tu en conclueras
la durée qu'il reste à cette personne pour préparer
ses cours, corriger ses évaluations et se reposer un peu. Quant
au stress et à la fatigue, ils seront considérés
comme négligeables puisque nous n'avons pas d'unité de mesure
pour les estimer.
De surcroît cette personne contractuelle, de par son statut, ne
bénéficiera même pas de l'ordinateur portable prêté
par le Conseil Général qui lui
aurait pourtant permis de préparer ses cours dans sa voiture lors
d'une escale sur une aire d'autoroute entre 18 h et 20 h... Normal après
tout,
elle risquerait de mettre des miettes de sandwich dans le clavier !
Bien sûr on nous dira que cette personne pouvait refuser le poste.
Le problème est qu'elle voudrait bien faire de l'enseignement son
vrai métier
et qu'il lui faut des points pour passer le CAPES interne... vite vite
avant qu'il soit fermé ! Et puis les Assedics, quand on y a goûté,
on préfère tout
faire pour éviter d'y retomber...
Sinon tout va bien dans l'Education Nationale.
source : coordeducmars (Marseille)
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