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Actualité syndicale
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| Mouvements Sociaux | Des luttes importantes... | |
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Environ 5000 personnes à la manifestation à Lyon Gros
cortège de la recherche, pas mal de Lycéen, et d'étudiants
en STAPS (-41 % de postes au concours !) mais sur une base assez corpo. Des
personnes plutôt motivé-e-s. Une
AG convoquée l'après midi à la bourse du travail
par les syndicats SUD, CNT et PAS (rejointe, sans appel par des militant-e-s
CGT) a réuni En projet : 4 heures contre la précarité. Le collectif Croix Rousse, qui s'est également réuni a fait part de ses difficulté de fonctionnement, tout en soulignant que le réseau créé à l'occasion des grèves de mai-juin dernier n'avait pas disparu : même sans être porteur d'une dynamique propre, c'est un outil significatif de relais des luttes. Une camarade sudiste de la Cité scolaire internationale est intervenue pour souligner le travail qui était fait sur son établissement quant à la lutte contre la précarité : création d'un groupe informel de travail, recensement de la situation des précaires...en insistant sur la nécessité d'agir au niveau local. Un camarade de Villefranche de la CGT, tout en se fendant d'une longue loghorée autojustificative sur la CGT (bien ininteressante car elle visait plus à justifier et promouvoir l'appareil qu'autre chose, alors que la CGT n'avait même pas été attaquée), a néanmoins porté à la connaissance de l'AG le travail interprofessionnel qui était fait sur Villefrance, travail porté principalement par des militant-e-s CGT et plutôt intéressant. Il a souligné la nécessité d'apporter une réponse sur le plan européen, avec l'initiative de la CES le 2 avril. Un camarade de la CNT de Vaulx en Velin est intervenu quant à la nécessité d'uvrer à la convergence des luttes en se donnant des outils permettant de construire un rapport de force, notamment autour de 3 axes : défense de la sécu, refus de la précarité, défense des services public, et la nécessité de solliciter l'ensembles des organisations syndicales et sections afin d'évoluer rapidement vers une journée de grève interpro, au minimum dans le public. Je suis
intervenu pour souligner que la lutte contre la précarité
et la convergence des luttes, intercatégorielle et interprofessionnelle
commençait au niveau de l'établissement : rappelant, en
tant que MI, les difficultés que nous avions eu à trouver
un écho solidaire de notre lutte auprès des collègues
titulaires, soulignant le manque de communication entre personnel TOS,
et personnel enseignant ou vie scolaire, avec très souvent un mépris
des premiers par nombre de collègues enseignants. J'ai également
donné pour exemple quant au rouleau compresseur de la précarité
mon établissement où un collègue qui était
contractuel, de nationalité camerounaise a subi les pratiques dégueulasse
de sa hiérarchie : alors qu'il postulait en début d'année
dans plusieurs Lycées et collège, la principale du collège
de la cité scolaire où je travaille a répondu aux
autres chefs d'établissement qui téléphonaient pour
référence que celui-ci avait déjà signé
un contrat sur l'établissement : en effet, elle comptait le garder
à disposition pour un remplacement d'une collègue enceinte
en cours d'année. Celui-ci, sans réponse des établissements
en question de ce fait, a été forcé de signer un
contrat d'assistant d'éducation, à mi-temps, dans l'établissement
en question : perte de revenu sèche mais également grande
difficulté pédagogique puisque du statut de prof il passe
à celui de "pion" aux yeux des élèves qu'il
avait. Depuis, alors que la collègue s'est enfin mis en arrêt
maladie : le rectorat refuse de l'employer pour pouvoir le poste et préfère
employer deux personnes extérieures. Il se retrouve dès
lors du fait de sa hiérarchie, dans une situation d'extrême
précarité : Ayant signé un contrat d'assistant d'éducation
pour un an, à mis temps, il doit recourir à des cours de
soutiens hors établissement pour s'en sortir : Pour ajouter au
tout : la "double peine" : le renouvellement de son titre de
séjour, d'année en année, est conditionné
au fait d'avoir un travail : très difficile pour lui d'entrer en
conflit avec sa hiérarchie, avec pour risque afférent de
se retrouver rayé des listes et donc de risquer des problèmes
de papiers, à moins de trouver un emploi. Bref, de grande difficulté
de construire une réponse collective et syndicale sur la question,
puisque le premier intéressé est dans une situation éminemment
délicate. A suivre... Enfin,
des interventions de collègues de la recherche sur leur mouvement,
et notamment des orientations catégorielles de certains membres
du collectif "sauvons la recherche" dont il font partie, orientation
qu'ils combattent soulignant la nécessité de travailler
ensemble. Un étudiant est également intervenu sur les mouvements
en cours dans les universités et leur difficulté à
remobiliser. Bref
une AG prometteuse et constructive, qui a eut le mérite de réactiver
des réseaux, même s'il est difficile de voir ce sur quoi
elle va déboucher : elle aura néanmoins permis de mutualiser
les idées d'initiatives locales, de faire l'état des lieux,
de constater qu'un nombre significatif de collègues à encore
la rage au cur, même si la répression financière
de mai-juin pèse encore lourds sur tout le monde. L'AG
a enfin voté deux motions : une de soutient au camarade inculpé
(libéré après 6 heures de garde à vue)et de
dénonciation des violences policières... L'autre un appel
à la construction d'une riposte interpro... Samuel Delor (CNT éducation 69-01) |