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Réduction
des dépenses publiques, suppression d'emplois publics, la politique
gouvernementale frappe l'Éducation nationale et la Recherche. Les
choix inacceptables traduits dans le budget 2004 compromettent gravement
l'avenir du système éducatif et de la recherche et sacrifient
la formation des jeunes.
Dans
le cadre de la journée nationale d'action du 12 mars 2004,
les sections de l'Isère de
FERC-CGT,
FSU, PAS, SGEN-CFDT, UNSA-Éducation
appellent les personnels à la grève
I .Contre l'insuffisance des moyens pour la rentrée 2004 :
1. Suppressions
d'emplois :
4 500 emplois
d'enseignants dans le second degré
1 100 emplois d'administratifs (dont 39 pour l'Académie de
Grenoble)
550 postes de chercheurs et d'ingénieurs
2. Disparition de
40 000 surveillants et aides éducateurs pour assurer l'encadrement
éducatif
3. Aucune création de postes d'enseignants chercheurs dans le
supérieur, d'infirmières et d'assistantes sociales.
4. Créations d'emplois insuffisantes dans le premier degré
: 1 460 emplois pour 53 400 élèves supplémentaires
soit 74 postes pour 2 000 élèves de plus en Isère.
Cette dotation ne permettra aucune amélioration de la scolarisation
des élèves (accueil des enfants de 2 à 3 ans, enseignement
spécialisé, remplacement des maîtres)
II
.Contre la baisse des recrutements et le développement de la précarité
1. Diminution catastrophique
des postes aux concours dans le second degré : 12 500 postes
aux concours externes en 2004 contre 18 000 en 2003 alors qu'à
la rentrée 2005 il y aura plus de 16 000 départs à
la retraite.
2. Remise en cause du remplacement assuré par des personnels
titulaires qualifiés et augmentation du nombre de précaires
enseignants et IATOS, de plus en plus précaires (contractuels,
vacataires, intérimaires, assistants d'éducation), sans
perspective de titularisation
3. Embauche, sur des projets limités dans le temps, de CDD, véritables
intermittents de la Recherche
III
.Contre le transfert des missions et des personnels TOS dans le cadre
de la décentralisation :
1. Maintien des
90 000 TOS (dont plus de 4 600 pour notre académie) dans la Fonction
publique d'État et refus de privatisation de leurs missions.
2. Maintien des médecins scolaires au sein de l'Éducation
nationale
Pour
d'autres choix budgétaires permettant
- de répondre
aux besoins de la Recherche publique
- d'améliorer le service public d'éducation et les conditions
de travail de ses personnels
Pour
d'autres orientations et d'autres ambitions au service de la jeunesse
et de la Nation
Tous
en grève le 12 mars 2004
Tous à la manifestation qui partira à 14h30 du rectorat
de Grenoble.
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