Suite à une
décision prise en AG mercredi 28 mai la fac d'Avignon est occupée
depuis lundi 2 juin. En fait, une cinquantaine d'étudiants campent
sur le parvis/pelouse entre les deux principaux bâtiments. Dans
la nuit de mardi à mercredi, vers une heure du matin, des individus
en voiture sont passé devant le portail de la fac (rue Pasteur)
et ont tiré à trois reprises en direction du parvis (utilisant
très certainement un pistolet à grenaille). Un étudiant
qui se trouvait alors non loin de la grille a été atteint
par un plomb à l'épaule. L'étudiant est choqué
mais pas blessé. L'occupation se poursuit.
P. confirmé
par B.
Le siège
du MEDEF était "défendu" par 3 rangs de barrières
de fer très bien soudées, 100m avant l'entrée.
Derrière les barrières, des gardes mobiles.
Lors de manifestations
précédentes, au Rectorat ou à la préfecture,
il n'y avait qu'un rang de barrières, même pas attachées
! ! ! et des CRS... et ça s'est toujours bien passé.
La tête de
manifestation, qui tenait toute l'avenue, s'est approchée lentement,
de manière impressionnante, en scandant grève générale
et nationale.
Arrivés contre
les barrières, nous les avons secouées. Quelques uns on
testé le fait qu'elles étaient bien accrochées
entre elles (elles l'étaient). C'est à ce moment que la
police a lancé deux grenades sur le premier rang (j'ai vu où
elles sont tombées) puis plusieurs derrière. Il y avait
des enfants dans la manifestation.
10 minutes de panique et de recherche d'air pour tout le monde. Au moins
une personne gravement incommodée (ambulance) et un blessé
(pas
grave) au gros orteil (hôpital), mais je n'ai pas l'information
sur d'autres éventuels blessés.
La manifestation
s'est reformée devant les barrières. C'est alors que quelques
projectiles, surtout des douilles de grenades et des canettes vides
(coca-cola) ont, de rage, été "rendues" aux
forces de l'"ordre".
De retour à
la maison, 5 h après, j'entends à 20h sur France info
: "1500 manifestants devant le MEDEF, qui se sont dispersés
sans incidents ! ! !"
Sur france 3, montage
à l'envers : d'abord quelqu'un qui jette un projectile, PUIS
les CRS qui gazent !
P.