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Paroles
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J'ai comme un goût de trahison dans la bouche ! J'ai vu beaucoup de monde encore à cette manifestation du 19 juin et une détermination intacte pour la plupart d'entre-nous. Mais ce que je veux dire, c'est le coup pris sur la tête par beaucoup de manifestants.
Les
Assemblées Générales ont été la plupart
du temps contrôlées par les grands syndicats. Or aujourd'hui,
que proposent-ils à part une pétition nationale un hypothétique
rendez-vous de rentrée ? Rien. J'ai le sentiment d'avoir été floué, d'avoir été guidé vers cette impasse.
Au
moins, j'ai compris qu'il ne tient qu'à nous de nous informer
et de nous mobiliser, au moins, j'ai appris qu'ils y a dans les syndicats,
des syndicats réformistes qui ne tiennent pas du tout aux mobilisations
de la rue et qui agissent par des grèves de 24 heures. Ces mobilisations
là n'ont pas d'autre fonction que de canaliser les énergies
pour des négociations de bureau qui nous trahissent toujours
un peu plus. Et puis j'ai très mal vécu ces appels à
la lutte fractionnée, morcelée, canalisée, ficelée
comme des campagnes d'adhésion sans écoute des débats
des assemblées générales. Aujourd'hui, et demain, je veux poursuivre mon éveil syndical et politique en croisant mes actions entre syndicats et associations. Pour un syndicalisme qui laisse le pouvoir aux assemblées générales et pour des associations qui mettent en perspective les attaques des libéraux et de la finance au niveau mondial. Jacques |
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